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Mer 22 Juil 2009, 00:25
Cela faisait plusieurs semaines maintenant que le commadant Kandzior naviguait au beau milieu de l'Atlantique à bord du KMS Michel. Peu nombreux avaient été les cargos alliés qu'il avait pu arraisoner. Quelques uns avaient bien été coulés au large des côtes Portugaises mais rien de plus. Lorsque enfin la vigie signala que la terre était en vue, tout l'équipage compris que les dernières semaines bien que pauvres en rencontres allaient enfin porter leurs fruits.

Et effectivement, les victoires s'enchainèrent


De : Kapitan Helmut Kandzior, Commandant du KMS Michel

Avons arraisonné 1 Tanker T2-SE-A1, 1 Cargo armé, 1 Marchand côtier, 1 Cargo C3 et 1 Cargo classe Crater. Matériel et carburant récupérés.

Avons coulé 1 Croiseur léger classe Brooklyn, 1 Destroyer d escorte classe GMT/Evarts

Avons fait la jonction avec I.Reichsflotte Vanaheim - II.Kampfgruppe Siegfrieds Zorn sans laquelle rien n’aurait été possible.

Avons en visu un convoi très imposant, commençons l’approche de nuit.

Gloire à la Kriegsmarine !
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Mer 22 Juil 2009, 00:49
Cela faisait maintenant des semaines que le capitaine Bob Joshua de l'US Army Air Corps patrouillait la long de la côte est des Etats-Unis. Lui et ses 4 gars n'en finissaient pas de scruter l'horizon et les foutues vagues de cet océan à la con. Il fallait dire que les huiles de l'état-major commençaient à chier dans leurs frocs. Les Allemands avaient lâchés des raideurs en Atlantique camouflés en cargos neutres ou alliés. Et le moins qu'on pouvait dire c'est que les dégâts qu'ils provoquaient étaient colossaux ! A ce rythme, les ports alliés d'Europe allaient connaitre des pénuries sans précédents d'ici quelques semaines à peine. Du moins c'est ce que Bob avait cru comprendre suite au briefing qu'ils avaient eu avant de décoller pour une enième patrouille de surveillance.

L'aube se levait à peine et à bord du Lockheed PV-2-Harpoon l'ambiance était maussade. Le temps était pluvieux rendant l'observation difficile. Combien de fois Bob du t il refaire un passage au dessus d'un prétendu batiment non-identifié ?; Il ne le savait plus lui même. Heureusement que son co-pilote se chargeait encore d'écrire les rapports.

Cependant et alors que l'oisiveté commençait à poindre dans l'appareil, Tom le mitrailleur de queue s'exclama dans la radio:


Contact, contact enemis.

A 16 heures, je répête, avons en visu des navires enemis à 16 heures. Je distingue 1 ... Non 2 ... (silence inquièt) ... Je distingue pas moins de 5 navires enemis en plein dans nos eaux territoriales. Je rêpete 5 navires enemis identifiés se dirigeant vers un de nos plus gros convoi en partance pour l'Europe depuis Halifax

Bob Joshua exécuta un rapide demi-tour et descendit quelque peu en dessous de la couverture nuageuse pour confirmation. Il ne pu s'empêcher de penser avec satisfaction que le High Command allait enfin leur foutre la paix et qu'ils pouvaient maintenant passer le relai à la marine.
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Lun 03 Aoû 2009, 14:28
Le PBY "Catalina" du Lieutenant John S. Curtis effectuait sa patrouille matinale habituelle et monotone en Mer des Caraïbes. Il n'avait rien décelé d'anormal, et décida donc de rentrer à sa base dans la Baie de Guantanamo, en passant par la Tortue, puis le Passage du Vent, séparant les îles de Cuba et Hispaniola. Le voyage de retour était aussi monotone que l'aller, jusqu'à ce que l'observateur, Will Duncan, signale des débris et une tache d'huile à la surface de l'eau, dérivant dans le Canal de la Tortue. Le pilote, par acquis de conscience, amerrit à proximité des débris, afin de les examiner. Armé de ses jumelles, il observa ceux-ci. Soudain il aperçut un survivant, accroché à ce qui semblait être une partie du pont d'un chalutier. Il ordonna la mise à l'eau d'un canot pneumatique afin de récupérer le survivant et de le mener à l'infirmerie. A première vue, le survivant était un marin-pêcheur haïtien, dont le navire avait fait naufrage pour une raison obscure. Il semblait d'ailleurs être le seul survivant.

Le Lieutenant fit installer le naufragé à bord, et lorsqu'il fut certain qu'aucun autre survivant ne pourrait être retrouvé, il donna l'ordre à son équipage de remonter à bord avant de décoller et de rejoindre sa base. L'appareil regagna Guantanamo en quelques heures et le marin haïtien fut conduit à l'hopital. Une fois que celui-ci fut hors de danger, l'équipe de renseignement vint l'interroger. D'après ses dires, le navire dont provenait le naufragé naviguait au nord du Passage du Vent lorsqu'il fut percuté en pleine nuit par une ombre, sans doute un lourd cargo, naviguant tous feux éteints. Il ne dût son salut que parce qu'il fut éjecté hors du navire lors de l'impact, et parce qu'il pût s'agripper à des débris flottants. Les courants l'ont fait dériver pendant quelques heures, jusqu'à ce que l'hydravion le survole et le récupère.

Cependant, un voile de mystère planait au-dessus de cette étrange collision et de ce cargo inconnu, que personne dans la base ne semblait pouvoir éluder. Plusieurs "Catalina" furent envoyés en patrouille dans le secteur, mais tous rentrèrent bredouille.
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Jeu 06 Aoû 2009, 22:14
Des colonnes de fumée noire apparurent à l'horizon. Pour les soldats britanniques basés sur l'île de la Jamaïque, mais prenant du bon temps sur les plages du sud-ouest de l'île, ce ne pouvait qu'être un mauvais présage. Rapidement, les soldats foncèrent vers leur jeep, regagnant leur base. De là, ils informèrent Kingstown, et aussitôt un hydravion décolla de la base navale britannique, vers l'ouest. Après un trajet assez rapide, l'hydravion arriva à pied d'oeuvre. Une frégate de classe Tacoma était en flamme, à quelques mètres à peine d'embarcations de secours. L'hydravion communiqua la position des naufragés à sa base afin qu'un navire de secours se mette en route, tandis qu'il continuait son vol vers l'ouest. Le trajet ne dura guère plus longtemps que pour rejoindre le premier navire, et l'hydravion aperçut la source de cette seconde colonne de fumée. Cette fois, le navire était difficilement reconnaissable, et il ne semblait n'y avoir aucun survivant. L'hydravion s'approcha un peu plus, et son équipage crut reconnaître une canonnière américaine. Désormais, la Mer des Caraïbes semblait à la portée de la Kriegsmarine ...
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Lun 10 Aoû 2009, 12:54
Il ne restait à présent plus que deux croiseurs auxiliaires menaçant les convois alliés sur le théâtre atlantique. Et il fallait dire que jusqu'ici, ils avaient effectué un travail remarquable, sans que les forces alliées ne tentent quoi que ce soit pour les contrer. Mais à présent, en Mer des Caraïbes, la donne avait changé. L'Atlantis, qui tentait d'arraisonner un convoi allié, venait de subir sa plus terrible attaque depuis le début de l'opération. Un submersible américain l'avait suivi, et avait réussi à le torpiller à trois reprises. Le navire, fortement endommagé, en proie aux flammes et la coque percée, luttait pour sa survie. Au bout de quelques heures de lutte acharnée, l'équipage parvint à colmater les brèches et éteindre complètement les incendies. Mais le submersible rôdait toujours, et il fallait s'en éloigner au plus vite. Tant pis pour les réparations, l'Atlantis allait profiter de la nuit pour s'échapper. Mais il fallait informer l'Admiral Dönitz de la situation. Un message radio fut transmis, par l'intermédiaire des submersibles en patrouille, de proche en proche, avant d'atteindre le bureau de l'Admiral.


De : Kapitan Bernhard Rogge, commandant l'Atlantis

A : Admiral Dönitz


Avons été torpillés à trois reprises. Incendies maîtrisés et voies d'eau colmatées, mais coque gravement endommagée. La moitié des prisonniers a péri à fond de cale, noyés ou brûlés vifs. Nombreux morts et blessés parmi l'équipage. Impossible de continuer mission. Allons chercher abris pour effectuer réparations. Retour en Allemagne semble impossible à présent.

Communiquons tableau de chasse (navires coulés ou arraisonnés puis sabordés) :

Le 08/08 à 21h28 : Nous avons coulé 448 (Crosley class)
Le 08/08 à 12h35 : Nous avons coulé 299 (Tanker T2-SE-A1)
Le 05/08 à 22h52 : Nous avons coulé 5 (Frégate classe Tacoma)
Le 22/07 à 16h55 : Nous avons coulé 116 (Petit tanker)
Le 19/07 à 17h35 : Nous avons coulé 400 (Liberty Cargo)
Le 14/07 à 19h49 : Nous avons coulé 67 (Crosley class)
Le 13/07 à 16h05 : Nous avons coulé 298 (Cargo classe Arcturus)
Le 07/07 à 18h53 : Nous avons coulé 108 (Destroyer classe Farragut)
Le 07/07 à 10h30 : Nous avons coulé 147 (Destroyer classe Benson/Gleaves)
Le 02/07 à 09h46 : Nous avons coulé 460 (Tanker T2)
Le 30/06 à 12h40 : Nous avons coulé 360 (Victory Cargo)
Le 20/06 à 01h36 : Nous avons coulé Imperial (Cargo C3)
Le 19/06 à 16h24 : Nous avons coulé Wrestler (Tanker T2-SE-A1)
Le 18/06 à 17h26 : Nous avons coulé Thorn (Cargo armé)

Priez pour nous. Terminé.
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Sam 15 Aoû 2009, 13:02
Il avait fallu de longs jours de navigation au Kormoran pour atteindre sa nouvelle cible, depuis qu'elle lui fut désignée à son entrée en Mer des Caraïbes. Et la traque de l'Atlantis avait été une parfaite diversion, occupant les navires alliés du secteur. Mais enfin, Aruba et son imposante raffinerie de pétrole était en vue, et il était temps d'intervenir. La nuit ne durerait plus très longtemps, à présent, et sa noire couverture ne protègerait bientôt plus le croiseur allemand. Aussi fût-il décidé d'envoyer une dizaine d'hommes à terre, équipés des meilleures armes que l'on pouvait trouver à bord, dont certaines prises sur les cargos américains et britanniques, et d'explosifs. Leur mission était de rejoindre la raffinerie et d'y repérer les bâtiments les plus importants. Ceci fait, ils devaient les rendre visibles depuis le large, afin que le croiseur puisse effectuer son bombardement le plus précisément possible.

Les hommes s'infiltrèrent sans encombre, le complexe étant mal gardé. Ils se séparèrent, rejoignant chacun un bâtiment qu'ils jugeaient important - tantôt un gros réservoir, tantôt un bâtiment administratif. Certains se rendirent au pied des cheminées, et l'un d'eux arriva vers les bâtiments de distillation du pétrole, servant à la séparation des divers composés du pétrole brut. Tous placèrent leurs charges explosives, cherchant les endroits les plus visibles, ou des matériaux inflammables. La chance était avec les marins allemands, car des barils d'essence traînaient au pied du four de distillation.

Un signal fut envoyé du navire, sous la forme d'un tir du canon de 76 mm d'un obus traçant, qui explosa sur l'île à grand fracas. A ce signal, les hommes à terre allumèrent les mèches de leurs explosifs, puis prirent leurs jambes à leur cou. Mais l'alerte était donnée, et des soldats britanniques commencèrent à affluer vers la raffinerie. Des tirs furent échangés, mais dans le noir aucun ne toucha sa cible. Soudain, l'éclairage principal de la raffinerie fut allumé, révélant aux soldats britanniques les marins allemands qui couraient vers le large. De nouveaux coups de feu partirent, et deux marins allemands s'effondrèrent, tués sur le coup. Les autres se mirent à couvert, et ripostèrent, fauchant quelques soldats britanniques à découvert, forçant les autres à se mettre à l'abris. Cela laissa un peu de répit aux Allemands, qui reprirent leur course vers la mer, zigzaguant à travers la raffinerie.

Lorsqu'ils parvinrent à la sortie du complexe, ils eurent à peine le temps de se mettre à couvert que déjà un feu nourri les accueillit. Leur retraîte était coupée, ils n'avaient plus aucune chance de s'en sortir vivants, à présent. Utilisant toutes leurs munitions, ils tentèrent de faire un maximum de victimes dans les rangs ennemis avant d'y passer. Il leur restait également encore quelques explosifs, et ils disposaient de grenades, qu'ils voulurent utiliser afin de détruire les véhicules ennemis qui leur bloquaient le passage - les soldats britanniques, arrivés dans des véhicules blindés escortés de jeeps, s'étaient en effet positionnés sur une petite route longeant le complexe de raffinage, les soldats s'étant mis à couvert derrière leurs véhicules ou de petits monticules de terre.

Soudain, plusieurs explosions secouèrent la raffinerie. Certains explosifs n'avaient pas fonctionné, mais c'était tout de même assez, avec l'éclairage allumé, pour offrir une magnifique cible au croiseur allemand, qui pointa ses canons vers les cibles marquées par les incendies. Et une pluie de feu s'abattit sur les bâtiments, ravageant la raffinerie et ses environs. Un enfer de feu se tenait à présent en lieu et place de la raffinerie, les réservoirs éventrés vomissant des flots d'hydrocarbures, dont certains s'enflammèrent immédiatement, les tours et les cheminées s'effondrèrent, et le four de distillation, touché de plein fouet, vola en éclats. Les marins allemands survivants tentèrent de profiter du chaos qui avait provoqué la stupeur parmi les soldats britanniques, et lancèrent leurs grenades et leurs explosifs afin de s'ouvrir un passage. Plusieurs explosions secouèrent les véhicules, tuant quelques soldats, et les Allemands foncèrent dans le passage qu'ils avaient pu s'ouvrir, tirant au passage sur les soldats britanniques, qui ne ripostèrent qu'après quelques secondes. Ce temps de flottement fut suffisant pour les premiers Allemands, qui passèrent sans encombre et parvinrent à se mettre à l'abris, mais pas pour les derniers, qui furent fauchés à bout portant.

Au final, trois marins avaient survécu et rejoint leur embarcation, retournant vers leur navire pendant que celui-ci continuait ses tirs sur la raffinerie ennemie. Au bout d'un quart d'heure, les marins avaient rejoint leur navire et embarquèrent, tandis que les dernières salves explosaient sur les bâtiments en proie aux flammes. Il était plus que temps de partir avant que la chasse ne soit donnée, d'autant plus que le jour s'approchait.

Le bilan était terrible, surtout pour les Alliés, les Allemands n'ayant perdu que sept des leurs, dans une opération risquée, presque insensée mais couverte de succès. La raffinerie était en flamme, ravagée et inutilisable pour un bon moment, les fours de distillation étant tous détruits ou gravement endommagés. La plupart des réservoirs étaient percés ou détruits, un quart d'entre eux seulement étaient encore intacts, mais ne pourraient peut-être pas supporter la chaleur des flammes qui les entouraient. Des hydrocarbures se déversaient sur le sol, et tous finirent par s'enflammer, la chaleur étant trop forte. Des dizaines d'hommes avaient péri, dans le bombardement ou brûlés par les flammes d'un incendie qui brûlerait encore pendant de nombreux jours.

Le ravitaillement en carburant des pays alliés d'Europe allait prendre un gros coup, la Russie et la Grande-Bretagne en particulier risquaient de voir une baisse dans leur arrivée de fuel.
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Mer 26 Aoû 2009, 23:47
Quelques jours après la destruction des installations d'Aruba, les croiseurs firent leur jonction, afin de quitter la Mer des Caraïbes. Cependant, ils ne purent jamais quitter ces eaux chaudes, car le croiseur léger classe Atlanta, avec lequel l'Atlantis avait déjà été aux prises peu de temps avant, avait retrouvé la trace des corsaires. Et le combat s'engagea.

Restant en arrière, le Kormoran couvrait la retraite de l'Atlantis, qui comptait disparaître à la tombée de la nuit. Hélàs, le croiseur léger américain dépassa le Kormoran et rattrapa l'Atlantis, l'expédiant au fond de l'eau d'une salve de ses puissants canons de 127 mm, non sans avoir salué le Kormoran d'une salve de canons anti-aériens de 40 mm auparavant. Voyant l'Atlantis sombrer, le Kormoran se rua à l'attaque du croiseur américain, lui envoyant coup sur coup deux salves d'obus explosifs de 152 mm, touchant leur cible de plein fouet. Une troisième salve, d'obus incendiaires quant à elle, tomba à l'eau, manquant sa cible de peu. Pourtant, les tirs n'eûrent pas l'effet escompté, et le croiseur américain répliqua, touchant le corsaire à trois reprises de ses obus de 127 mm. C'était la fin : touché à mort, le Kormoran rendait son dernier souffle dans un déluge de flammes et disparut dans les profondeurs. Aucun survivant des deux croiseurs allemands ne fut retrouvé.


Peu de temps après, dans le bureau de l'Amiral Dönitz, l'inquiétude fit place à la tristesse et à la déception. Un submersible patrouillant en Mer des Caraïbes avait retrouvé des débris des deux croiseurs. Ainsi, la mission était terminée, tous les croiseurs auxiliaires et les cuirassés de poche envoyés à l'attaque des convois alliés avaient été coulés, non sans avoir rempli leur devoir. Le bilan des opérations allait bientôt être porté à la connaissance de l'Amiral ...
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Dim 30 Aoû 2009, 16:09
Le petit monoplan fit un large virage au dessus de la dépression rocheuse. La en contrebas, si petit vu de la haut, sur une corniche surplombant la vallée était situé ce qu’on aurait pu appeler le cœur, le centre, le point névralgique du Reich... Le nid d’aigle comme le surnommait les Alliés, le quartier général du Führer tant redouté par les généraux… Berchtesgaden comme l’indiquait les cartes à coté d’un minuscule petit point perdu dans les Alpes Bavaroises…

C’était la que ce jour se rencontraient Karl Dönitz, Oberbefehlshaber der Kriegsmarine et le chancelier Allemand dans sa résidence privé. Le salon, tout ce qu’il y à de plus banal en somme… fauteuil de velours vert pâle, petit buffet en bois de rose sur le quel trône quelques photographies, table basse en fer forgé un bouquet de fleurs – la touche féminine d’Eva – quelques papiers éparse sur la table qu’empêche de s’envoler un stylo plumes à l’encre noir et bien sur Blondi… berger allemand, qui se vautre dans un coin du salon.

Mein Führer… je vous ai apportez les derniers rapport concernant la mission Angebot für Alles… les deux hommes se dirige vers le salon depuis la table au milieu de la pièce… Ah bien, j’espère que vous m’apportez de bonnes nouvelles…

L’Amiral dépose devant le Chancelier la farde en carton contenant les informations…

Oui et non… nous avons perdu il y à quelques jours le contact avec le dernier Corsaire qui se trouvait dans les caraïbes. Il est à présent certain qu’il a été coulé.

Un silence de quelques secondes s’installa. Dönitz tentant de ne pas croiser le regard du Führer et ce dernier pris de quelques tics habituels, comme cette main droite qui tremble lorsqu’il est contrarié. Mais ce silence qui devient pesant, l’amiral sait aussi comment le faire fuir…

Cette mission est malgré tout une grande victoire de la Kriegsmarine vu les résultats, mein Führer… voyez plutôt… il sorti de la farde quelques feuilles remplies de colonnes et de chiffres… Nous avons coulé 110 navires américains pour 660447 T… trois bâtiments Anglais pour 4450 T, trois autres appartenant à la France Libre pour 9653 T et un navire ravitailleur Russe de 10 000 T… Dönitz marqua une pause pour observer d’un furtif coup d’œil son vis-à-vis… ce qui donne 117 bâtiments ennemis coulés pour un total de 684550 T…

Un sourire nerveux, ou était-ce une grimace, apparu sous les traits du Chancelier… comme prévu ce dernier parti dans une envolé lyrique aux effets théâtraux de la quel il était l’unique héros et créateur. Dans le plus pur style narcissique il se glorifiât d’une telle victoire s’accaparant tous les lauriers, se targuant de ces capacités de chef suprême des armées … le petit homme s’excitait tout seul et en devenait tout rouge… non décidément il n’avait rien perdu de son charisme d’orateur qui l’avait mené jusque la…

Karl Dönitz écouta sans sourciller la diatribe nombriliste auquel le Chancelier avait habitué tout son entourage et encore plus les généraux de l’armée Allemande… Lui, petit caporal de bohême comme aimait à l’appeler certains de ces détracteurs au sein de l’état major se croyait tout puissant mais n’était doué que pour les longs discours qui galvanisait le peuple… de l’art de la guerre ce prétentieux n’en connaissait rien et si cette opération avait été un succès c’est aux commandants des flottilles Allemandes et plus particulièrement à la Reichsflotte Vanaheim qu’il le devait et à personne d’autres



***



HRP Nota Bene :

Conscient qu'employer un personnage tel que A.Hitler et très délicat pour l'image (parfois / souvent déformée) qu'il véhicule, nous précisons que nous tentons d’explorer ici le coté "humain de l'homme" plutôt que le coté "bestial de l'idéologie"… il était humain, pas uniquement monstrueux (la monstruosité est humaine, malheureusement)... 'Humaniser un monstre' ne peut évidemment pas plaire à tout le monde…
N’y voyez ni tentative de diabolisation ni encore moins de banalisation, mais un regard "froid" ou scientifique (historien - anthropologue - observateur du genre humain) pourrait-on presque dire qui tente de ne pas tomber dans les pièges nombreux de la complexité d'un personnage tel que celui-ci. Nous ne prétendons nullement être arrivé à les éviter tous, mais espérerons faire réfléchir plutôt que bondir.
Admiral Louis Mountbatten
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Dim 30 Aoû 2009, 21:16
Dans un petit bureau londonien, les Amiraux alliés - Alan Goodrich Kirk, Louis Mountbatten et Feodor Ushakov - s'étaient réunis, afin de faire leur rapport au Premier Ministre britannique Winston Churchill, en ligne radio directe avec Joseph Staline dans son bureau du Kremlin et Franklin Roosevelt à la Maison Blanche. Afin de permettre une liaison radio stable, il avait fallu mettre en place un dispositif de stations relais sur de nombreux navires alliés, disposés un peu partout en Atlantique nord et jusqu'en Arctique.

D'un commun accord, les amiraux avaient décidé de laisser la parole à Louis Mountbatten, qui annonça ainsi le terrible bilan des pertes matérielles alliés au cours de la seule sortie des corsaires allemands. Elles étaient catastrophiques.


"Messieurs, voici le bilan des pertes que vous redoutiez tant. [*Prenant un document.*] L'URSS a perdu au total un navire, pour un tonnage de 10.000 tonnes. La France, représentée par mon homologue, l'Amiral Muselier, qui n'a pu se joindre à nous, a perdu trois navires, pour un total de 9.653 tonnes. La Grande-Bretagne a perdu également trois navires, pour un tonnage plus réduit de 4.450 tonnes. Les Etats-Unis, enfin, ont payé le prix fort, perdant au total pas moins de 110 navires, pour un total de 660.447 tonnes.

Messieurs, les nations alliés ont perdu au cours de cette seule opération 117 navires, pour un tonnage total de 684.550 tonnes, d'après nos informations. Le bilan pourrait bien être encore pire, mais nous n'avons reçu aucune information supplémentaire à ce sujet.

Cependant, sachez que grâce à l'action des marines française, américaine et anglaise, nous avons pu stopper et couler tous les croiseurs auxiliaires, ainsi que les deux cuirassés de poche chargés de coordonner les efforts de l'Axe en Atlantique. En outre, toute une flottille allemande a été rejointe au large des côtes américaines, et saignée à blanc, perdant notamment son plus prestigieux navire, le KMS Bismarck.

Les forces alliées, bien que dépassées, larguées dans les premières semaines de l'opération, ont pu sauver la face et empêcher de nouveaux dégâts. Malheureusement, les pertes sont terribles et le ravitaillement - notamment en carburant - a sérieusement souffert. Nous déplorons d'ailleurs la perte d'une importante raffinerie sur l'île d'Aruba, dans le sud de la Mer des Caraïbes. Espérons tout de même que les flottilles alliées parviendront à compenser ces pertes et utiliser au mieux le matériel disponible."


Il marqua une pause, afin que chaque dirigeant assimile correctement les informations fournies - d'autant que les présidents américain et soviétique recevaient la transmission avec un décalage - puis il reprit.

"Nous avons prévu de recevoir les Capitaines alliés ayant participé à la bataille afin de leur remettre une médaille pour leur participation prochainement. Nous pensons que malgré les petits problèmes des débuts, ils l'ont bien méritée."

Le camarade Staline, mécontent des pertes, qui touchaient principalement l'Union des République Socialistes Soviétiques, se préparait à répondre de manière cinglante, mais le sort voulu que la communication radio s'interrompe, l'empêchant de commencer sa phrase. La légende dit que ce jour-là, on entendit hurler de colère dans tout le Kremlin, et que plusieurs officiers furent dégradés. Le Président Roosevelt, attristé, demanda également que se tienne une cérémonie à la mémoire de tous les marins ayant perdu la vie, mais ne s'opposa pas à la remise de médailles, tout comme le Premier Ministre Churchill. Les Amiraux se retirèrent donc, préparant la prochaine cérémonie.
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