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Yoshida Itsuru
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Infiltration et destruction - RP Participatif  Empty Infiltration et destruction - RP Participatif

Dim 08 Oct 2023, 13:02
Infiltration et destruction


L’air était lourd et humide. Un officier était en train de caresser sa moustache tout en lisant une pile de documents disposés sur la table devant lui. Un homme frappa sur la planche de bois comme sur une porte. L’officier leva les yeux vers le marin, ou plutôt le sous-marinier devant lui.

- Désolé de vous déranger mon capitaine, dit-il avec un fort accent français. Le commandant vous transmet le message que nous serons sur place d’ici deux heures.

- Merci, je vais aller avertir mes hommes.

Le français approuva d’un signe de tête avant de repartir par un minuscule trou circulaire. Gabriel se replongea dans les documents devant lui : un ordre de mission, la liste de ses hommes et une carte. Il les relut une dernière fois avant de se rendre dans la salle des torpilles, là où étaient rassemblés ses hommes.
 
Infiltration et destruction - RP Participatif  Carte_10

Infiltration et destruction - RP Participatif  Compos10
 




CONFIDENTIEL

ORDRE DE MISSION

Le 27.09.1943

Le commodore Louis Mountbatten ordonne au capitaine Gabriel Smith de se rendre en Norvège pour effectuer des opérations de sabotage d’infrastructure.

    Objectif : Destruction du barrage hydroélectrique de Råmsø.

Le groupe dont la composition sera détaillée dans un document joint sera transporté par le sous-marin Rubis jusqu’au large de la ville de Råmsø où les commandos rejoindront la cote en canot pneumatique. La récupération se fera deux jours plus tard au même endroit après avoir convenu d’une heure par radio avec le sous-marin.


Documents joints :

Liste et répartition du personnel

Carte
 


Date d’exécution : 04.10.1943

Ordre approuvé par : Louis Mountbatten





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On se retrouve dans une semaine, le dimanche 15 octobre à 12h pour le premier chapitre de l'histoire.
Yoshida Itsuru
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Dim 15 Oct 2023, 12:00
Chapitre 1
Les nuages cachaient par a coups la lumière de la lune sur la mer. Six formes élancées traversaient les vagues, propulsées en silence par des silhouettes sombre. La dernière du groupe jeta un coup d’œil en arrière. Un long corps cylindrique dépassait de la surface. L’unique œil de verre de la créature les fixait tout en reflétant l’éclat de la lune.

Deux des formes arrivèrent sur la cote, une troisième reposait pour moitié sur la terre. Deux silhouettes s’en étaient extraites pour se fondre dans la nuit à quelques mètres dans la végétation. De nouvelles silhouettes arrivaient et sautèrent dans l’eau qui leur montait mi mollets, avant de trainer leurs embarcations au sec.

En un instant celle-ci furent vidées de leurs contenus, de gros sacs étanches. Un homme aux yeux gris, presque indiscernable du blanc de ses yeux dans la pénombre, regardait la mer au même moment où une deuxième vague de trois kayaks débarquait à une vingtaine de mètre de sa position. La créature métallique à l’œil de verre avait disparu sous les eaux, les laissant livrés à eux même.

Les kayaks furent démontés, pliés et camouflés sous la végétation. Les hommes retirèrent leur combinaison de plastique et caoutchouc puis les dissimulèrent avec les embarcations avant que les deux groupes d’hommes se rejoignirent. Un homme au yeux bleu et cheveux brun clair s’adressa à celui aux yeux gris.

- Effectif au complet capitaine.

- Bien, on est au complet aussi, répondit le chef du groupe de commandos.

Il jeta un coup d’œil à sa montre avant de laisser son regard s’attarder sur le ciel et la montagne qui leur faisait face.

- Mettons nous en route sans tarder. Lewis, Hubert, vous prenez la tête, on monte en haut de ce rocher. Les autres, avancez par groupe de deux en restant à portée de voix mais ce n’est pas une raison pour discuter. En route !

Tout le groupe acquiesça en répondant à mi-voix. Le duo de tête un peu moins enthousiastes que ses camarades, la lourde et épuisante tâche d’ouvrir le chemin leur incombait.

Pendant plusieurs heures les duos serpentèrent sur la pente de la montagne, raide et boueuse ce qui n’aida guère leur progression. Gabriel et son duo, le traducteur Aaron, évoluaient en troisième place dans la file. Par moments, ceux où la lune disparaissait et les étoiles se faisaient rare, ils ne pouvaient plus se fier aux silhouettes devant eux, seul le passage dégagé au milieu de la végétation et les empreintes dans la boue leur indiquaient le chemin.

Alors que l’horizon commençait à se rougir derrière les montagnes à l’est, les commandos atteignirent la limite d’une clairière qui dévoilait une vue sur toute la région. Lewis, Hubert, William et Booker n’en avaient pas atteint la limite quand Gabriel les rejoignit.

- Capitaine, que fait -on ? demanda Booker dont la musculature était plus développée que ces camarades.

Gabriel regarda leur objectif, même avec la nuit qui atténuait les reliefs il devinait sans peine qu’un dénivelé important était encore à parcourir, et sa carte ne disait pas le contraire. Il observa ensuite les environs, ce qui laissa le temps au dernier duo, celui de son second Philip, de les rejoindre.

- Le jour va bientôt se lever. Trouvons un coin plutôt plat et bien caché sous les feuillages. On ira faire une reconnaissance discrète depuis le sommet dans l’après-midi. Reposez-vous, vous aurez besoin de toutes vos forces, ordonna Gabriel.

- Et interdiction de faire du bruit ou du feu, rappela Philip en reprenant son souffle. 


En moins d’une demi-heure chaque homme avait son abri, certains étaient seul tandis que d’autres s’étaient regroupé par deux ou trois. Gabriel, Philip et William, le médecin, avaient leur abri sur la partie amont du camp qui s’étendait une cinquantaine de mètre.

Gabriel lisait une fois de plus les ordres, la carte et rejouait en permanence dans sa tête la nuit qui arrivait. Les commandos parlèrent un peu mais rapidement, réchauffés par le soleil, ils sombrèrent un par un dans le sommeil. Epuisés par une nuit trop courte et une charge de presque vingt kilogramme pour certains à monter sur un demi-kilomètre de dénivelé.

Le sommeil bien qu’agréablement accueilli, n’était pas de première qualité et souvent interrompu par des réveils intempestifs, un rayon de soleil ou des bruits d’animaux qui profitaient d’un brin de vent pour se frayer un chemin à travers les feuillages mouvants. Vers 15 heures, les deux chefs des demi groupes accompagnés de Georges et Charles prirent la direction du sommet.

En tenue de camouflage, le groupe de quatre hommes pliés en deux progressait vers le sommet. Un léger vent sud est, à peine perceptible sous les arbres, s’était levé. La terre était moins boueuse que durant la première partie de l’ascension, le soleil avait fait son travail. Arrivés au sommet la progression se fit en rampant pour éviter d’être repérés à la fois du barrage à l’est et de la ville au nord.

Gabriel mit les jumelles devant ses yeux pour scruter le barrage. Comme on lui avait décrit, ce monstre de béton se tenait à l’embouchure d’une cuvette qui formait son réservoir. Des tuyaux d’acier sortaient de la peau grise de l’ouvrage, et de ceux-ci s’échappaient des torrents d’eau.

Une tape sur son épaule détourna son attention, puis on lui indiqua la ville en contrebas. Une épaisse fumée masquait en partie la ville, seul une partie des habitations, la gare avec son chemin de fer qui partait vers le nord et les industries à l’origine cette fumée étaient visibles. Son regard se déporta sur le port où une silhouette massive se détachait parmi les petits vaisseaux de pèche.

Un immense cargo d’environ 150 mètres de long était amarré là, le pavillon du Reich hissé sur son mat. A travers la fumée une deuxième coque toute aussi grande laissait apparaitre ses formes généreuses.

- Faire sauter les cargos ferait un beau feu d’artifice, murmura Georges.

- On est là pour le barrage pas pour les bateaux, le repris Charles.

 Le lieutenant arrêta d’un ordre la discussion qui était en train de se mettre en place entre les soldats avant de jeter un regard à son supérieur. Ce geste trahissait une hésitation, se demandant si l’attaque des cargos pouvait être une option sans toutefois oser la formuler à haute voix.

- Redescendons, dit Gabriel.

Sur le chemin du camp le commandant analysait toutes les options qui étaient à sa portée. La quantité d’explosifs qu’il avait avec lui était limitée, bien qu’un peu plus importante que le minimum requis. Fallait-il prendre le risque d’obtenir un demi succès sur le barrage pour essayer d’attaquer les cargos ? Et si le commando se scindait, qui attaquerait le port tandis que l’autre moitié s’occuperait de la centrale ? Peut-être fallait-il concentrer tous les efforts du commando sur les cargos, leurs naufrages dans le port gênerait la logistique allemande.
 




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Voici venu le moment du choix, vous avez jusqu’au dimanche 22 octobre à 12h pour voter.
 
Qu’elle objectif à attaquer définit Gabriel ?
1 – Le commando doit rester sur sa mission primaire et attaquer le barrage.
2 – Le commando se scinde en deux, le groupe alpha attaque la ville tandis que beta s’occupe de la centrale.
3 – Le commando se scinde en deux, le groupe beta attaque la ville tandis qu’alpha s’occupe de la centrale.
4 – Le commando change d’objectif et se concentre sur l’attaque des cargos.
 
Lien : https://forms.gle/dMQBUXiL3U3CYj7F7
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Lun 30 Oct 2023, 20:00
Chapitre 2 
Les quatre hommes arrivèrent au campement, sans un mot tous ceux restés là se regroupèrent autour d’eux. Le capitaine Gabriel résuma leurs observations puis détailla la suite des opérations.

- Les cargos sont des cibles alléchantes, mais notre cible principale reste le barrage.

Georges comme deux autres commandos eurent un rictus de désapprobation. Gabriel jeta un regard à sa montre.

-  Nous prendrons la direction du barrage dans 3 heures, soyez prêt.

Les commandos se séparèrent pour retourner à leur abri. Certain essayaient de profiter encore de quelques dizaines de minutes de repos, d’autre vérifiaient le contenu de leur sac et le bon fonctionnement de leur équipement. Gabriel eu une petite réunion avec son second Philip et le médecin William pour procéder aux derniers ajustements.

A l’heure prévue, tous les abris furent démontés et les hommes prêts, les traces de leur passage effacées ou à défaut camoufles. En un regard Gabriel vérifia que tout le monde était là, puis le groupe commença sa progression vers le barrage.

Les visages étaient plus fermés et pour l’instant une tension à peine plus forte que celle de l’entrainement s’était installée. L’avance était lente et minutieuse. Dans les bois la terre restait humide et par endroit de larges flaques de boue étaient présentes.

De plus, le soleil qui se couchait dans leurs dos détachait leur silhouette sur l’horizon tout en rendant toute personne devant eux plus difficile à détecter. Pour éviter d’arriver au barrage sans disposer d’information fraiches, Gabriel avait détaché le duo de Lewis et Hubert afin qu’ils se porte en avant du groupe et fasse une observation du barrage.

Les commandos arrivèrent en lisière de la forêt alors le soleil n’éclairait plus que le sommet de la crête face au barrage. Les deux éclaireurs ne tardèrent pas à rejoindre leur supérieur pour lui faire un rapport.

- Mauvaise nouvelle capitaine. Le barrage à l’air plus protégé qu’on le pensait, informa Lewis.

- Comment ça ? demanda Gabriel.

Le caporal indiqua plusieurs points à son supérieur qui les observa à travers ses jumelles. Des postes de garde sont présents à l’entrée du barrage, faits de sacs de sable et cachés grâce à des filets de camouflage. Gabriel put en compter 3, sans oublier le barrage routier masqué du sommet par un arbre, ni les deux affuts de flak de 37mm posés à même le toit.

Gabriel souriait à lui-même, heureux d’avoir choisi de garder le commando groupé, car l’assaut ne serait pas facile. Le terrain jouait aussi en leurs défaveur, certes la lisière de forêt qui s’étendait sur plusieurs centaines de mètres dissimulait leur approche mais le terrain entre la forêt et le barrage était à découvert. Quelques arbres et rochers permettaient d’offrir une protection à trois ou quatre hommes mais le reste se ferait décimer sur place s’il venait à être repéré.

L’obscurité s’étendait dans la cuvette du lac artificiel, tandis que le commandant et son second observaient aux jumelles le dispositif adverse.

Tous les postes fortifiés étaient occupés et quelques gardes patrouillaient autour du barrage routier, un servant resté en alerte à coté de chaque pièce de DCA. En tout une dizaine de soldats allemands devaient garder le site, sans compter ceux à l’intérieur du barrage en lui-même. Gabriel adressa un signe à Philip, et les deux hommes se retournèrent pour s’enfoncer d’une douzaine de mètres dans la forêt.

Ils retrouvèrent leurs hommes, accroupis, le visage tendu et l’arme au poing, c’est à dire un pistolet excepté pour Georges et Lewis équipés d’une sten gun. Gabriel se tourna vers Jack, surement son soldat le plus à l’aise à se déplacer en forêt.

- En combien de temps peux-tu remonter la forêt pour aller couper les câbles téléphoniques qui suivent la route ?

L’homme en question s’avança vers son supérieur, il regarda la carte que celui-ci lui tendait puis promena son regard à travers les troncs d’arbre. Il lui désigna alors un point sur la carte, et fit le trajet inverse avec son doigt jusqu’à leurs positions.

- Toute cette section de nuit je pourrais courir accroupi, j’ai donc que ça à parcourir à travers la forêt. En 20 minutes, sans mon paquetage, je suis de retour, le travail fait.

Le soldat leva un regard plein de fierté et de confiance vers son supérieur. Celui-ci le congédia d’un signe de tête. Quand Jack eu rejoint sa place, les hommes en arc de cercle regardèrent leur chef en attendant les instructions. Celui-ci avait arrêté son plan d’action et allait l’exposer.
 
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Voici venu le moment du choix, vous avez jusqu’au dimanche 5 novembre à 12h pour voter.
 
Qu’elle est le plan de Gabriel ?
1 – Diviser le groupe en deux, l’un attaquera le barrage depuis le côté Ouest l’autre contournant le barrage et attaquant depuis le côté Est
2 – Envoyer 4 hommes en infiltration pour neutraliser discrètement les gardes
3 – Tenter de faire une diversion pour attirer les militaires hors de leurs protections.
 
Lien : https://forms.gle/NaJgNnWGk5Z5b2Hi8 
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Dim 12 Nov 2023, 12:00
CHAPITRE 3 
Gabriel jeta un coup d’œil à sa montre.

- Jack, dans 15 minutes précise je veux que tu coupes les câbles téléphoniques. Lewis, tu remontes un peu la pente et Georges tu fais de même en descendant, préparez-vous nous supporter d’un feu croisé. Hubert, Stephen et Aaron vous venez avec moi, on va s’infiltrer et neutraliser les fortifications.

Une lueur de fierté et d’excitation rayonnait dans les yeux des soldats choisis.

- Les autres, vous serez sous les ordres de Philip et vos nous couvrirez au besoin. Mes hommes, vous prenez vos armes et venez avec moi.

Tandis que le groupe d’infiltration se rapprochait de la lisière de la forêt, le lieutenant distribua ses ordres. Gabriel donna ses propres directives à son groupe puis fut rejoint par Philip.

- On est prêt, dit-il sobrement.

Gabriel lui répondit d’un simple signe de tête. Le regard des deux hommes se croisa, celui de Philip trahissait une légère inquiétude pour son supérieur. D’un signe de main Gabriel lança le signal de l’infiltration.

Gabriel et Aaron partirent en direction du barrage routier, tandis que Stephen évoluait plus haut et que Hubert passait plus bas pour prendre à revers les postes fortifiés. Les hommes avancèrent pliés en deux autant que possible avant de ramper pour plus de sécurité.

Une minute avant que Jack ne fasse son travail, Hubert se glissa dans le poste de garde le plus en contrebas de la pente. Quelques secondes plus tard, Gabriel vit la sentinelle s’affaisser en silence. Son duo stoppa sa course en terrain découvert, les deux hommes firent leur possible pour s’écraser contre la terre et disparaitre. La patrouille passa à seulement quelques mètres d’eux sans les détecter.

Stephen devait neutraliser la position la plus éloignée du barrage, mais celle-ci était cachée dans l’obscurité aux yeux du commandant, avant de faire de même pour la dernière position. Pendant de longue minutes les hommes osèrent à peine respirer. Puis deux sifflements de chouette se firent entendre dans la nuit. C’était le signal que Stephen avait accompli son travail.

La patrouille repassa à côté du duo qui bondit comme un seul homme. Gabriel et Aaron égorgèrent leur cible avant que celle-ci s’en aperçoive. Aaron accompagna sa victime au sol tandis que Gabriel repoussa la sienne avant de se jeter sur le dernier garde valide. D’un coup d’estoc, le poignard pénétra la gorge de l’homme, coupant net son cri naissant.

La première victime de Gabriel s’effondra lourdement sur le sol, l’herbe assourdissant un peu le bruit de la chute. Stephen s’était précipité vers la porte donnant sur l’intérieur du barrage tandis qu’Hubert grimpait à l’échelle donnant sur le toit du barrage. Lorsque Gabriel regarda dans sa direction, il avait pris en otage le servant d’une des pièces de DCA et demandait à celui de l’autre affut de 37mm de se rendre.

D’un geste, Gabriel indiqua que la voie était libre et le reste du commando sortit des bois. Plusieurs hommes allèrent aider Hubert à sécuriser les prisonniers, d’autres vérifièrent l’état des gardes et sécurisèrent l’extérieur du barrage.

Stephen fut rejoint par, Gabriel, Aaron, Booker et son équipier Georges à l’entrée du barrage. Le quintet s’engouffra dans la structure bétonnée. L’intérieur était éclairé, pendant plusieurs secondes les hommes furent éblouis avant que leur iris s’adapte. Le groupe s’avança dans l’unique couloir de l’installation.

Une porte s’ouvrit sur la droite, entre Stephen qui ouvrait la voie et Booker qui le suivait. Sans hésiter ce dernier s’engouffra dans la pièce. Georges, en troisième position, passa les bras et son arme par l’encadrement de la porte avant de faire signe de continuer. Gabriel jeta un coup d’œil et vit Booker assit sur le torse d’un soldat allemand. L’homme pétrifié fixait l’anglais d’un regard terrifié, sa gorge n’avait pas été tranchée car il avait eu la présence d’esprit de ne pas crier.

Le groupe s’avançait vérifiant une à une chaque ouverture. Georges ouvrit une nouvelle porte et porta sa Sten gun à l’épaule en criant un simple mot.

- Gun !

Un coup de feu partit de l’arme britannique et d’autres de l’intérieur de la pièce. Georges tomba en arrière en même temps que Stephen bondissait face à ses ennemis. Il vida son chargeur de pistolet avant même que Gabriel et Aaron puissent investir la pièce à leur tour.

Deux soldats allemands reposaient mort, plusieurs trous rouges dans la poitrine. L’un avait un MP38 bien en main tandis que l’autre n’avait pas encore engagé le magasin dans son arme. Un troisième garde terrifié s’était recroquevillé dans un coin. Stephen jeta un coup d’œil à son ami gisant au sol et mit en joue le garde. Ce n’était encore qu’un gosse, surement enrôlé de force.

Le regard de Stephen s’apaisa un peu quand Gabriel posa la main sur l’épaule de son subordonné. Les deux hommes échangèrent un regard, le marine fit un signe de tête affirmatif avant que Gabriel et Aaron ne reprennent la sécurisation du bâtiment.
Le duo descendit une volée de marches et déboucha sur une unique porte en métal. Elle n’était pas verrouillée et les soldats de la couronne débouchèrent sur une salle de contrôle, un homme en bleu de travail et aux tempes blanches se retourna dans leur direction. Il leva les bras et bredouilla quelques mots. Gabriel ne comprit pas le charabia de l’homme mais Aaron se pressa de le soumettre à un interrogatoire dans sa langue natale.

- C’est un ingénieur de la centrale. Il est le seul norvégien à travailler ici, le reste c’est la garnison allemande, traduit Aaron pour son supérieur.

 - Qu’est-ce qu’il y a derrière cette porte, demanda Gabriel en désignant la dit porte du menton.

- La salle des générateurs, répondit Aaron.

- Attache-le et arrache lui tous les renseignements utiles. Je vais ramener les explosifs.

Le capitaine fit le chemin en sens inverse, à travers une porte il vit Georges allongé sur la table le médecin à ses côtés nettoyant ses mains pleines de sang. Près de l’entrée il retrouva la plupart de ses hommes et Philip. Certains lui lancèrent un regard inquiet voyant son uniforme maculé de sang, il leur assura que ce n’était pas le sien. Il ordonna d’aller miner la salle des générateurs et celle de commande. Et aussi de rassembler tous les prisonniers dans la même pièce.

Philip et Gabriel discutèrent de la situation avant d’être rejoint par plusieurs commandos venus délivrer des informations. Le premier à parler fut William, le médecin.

- Georges n’a pas survécu à ses blessures, dit-il sobrement.

Un silence figea l’assemblée. Tout un tas d’émotions passèrent sur les visages des hommes présents en repensant au jeune homme avec qui ils avaient passé des semaines à s’entrainer dans la douleur. La plupart se ressaisirent rapidement et le capitaine demanda de continuer.

- Toute les charges explosives sont en place, il nous en reste même encore un peu en plus si on veut détruire autre chose, rapporta Jack.

Gabriel ordonna alors que l’on se prépare à évacuer le bâtiment au moment où Charles essoufflé débarqua.

- Des nouvelles des sentinelles. Les cargos de ce matin sont en feu, il y a eu des explosions. Et un convoi allemand se dirige vers la ville mais Ils sont pour l’instant arrêtés plus loin sur la route.

- Appelez-moi Aaron et l’ingénieur, ordonna le capitaine après quelques secondes de réflexion.

Gabriel réfléchit à plusieurs scénarios pendant que le norvégien était interrogé. Aaron traduisit les informations qu’il avait pu glaner.

- Une petite garnison surveille la ville, de nuit il s’agit surement de ravitaillement et non de la relève. Par contre pour les cargos il n’en a aucune idée. Il n’est pas rare que des cargos passent car il y a les usines mais c’est la première fois qu’un accident arrive et qu’un cargo explose. Sans dire qu’il est encore plus inattendu que les deux seuls cargos dans le port explosent en même temps, finit Aaron avec un sous-entendu.

Une nouvelle fois, même si les ordres étaient de se retirer une fois la mission terminée, plusieurs opportunités se présentaient à Gabriel et ses hommes.
 
 
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Voici venu le moment du choix, vous avez jusqu’au dimanche 19 novembre à 12h pour voter.
 
Qu’elle suite donne Gabriel à la mission ?
1 – Suivre les ordres et se retirer.
2 – Tendre une embuscade au convoi allemand.
3 – Aller en ville voir ce qu’il se passe.
 
Lien : https://forms.gle/9LVXqZrMMQUyjWHt9
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Dim 26 Nov 2023, 12:00
CHAPITRE 4


Malgré la perte de Georges, le commando disposait encore de onze de ses membres. Une force suffisante pour intercepter un convoi.

- Aaron, récupère les vêtements d’un soldat allemand. On a un convoi à intercepter. Charles, avec Jack et Stephen je vous laisse faire sauter les charges explosives. Les autres on prend sans plus attendre la route.

- Que fait-on de Georges ? s’inquiéta William.

- Et des prisonniers ? renchérit Philip.

- Vous évacuez les prisonniers du barrage avant les explosions et vous les remettrez à l’intérieur si la structures tient encore debout. Sinon laissez-les là avec des vêtements chauds, on ne peut pas s’encombrer d’eux, répondit le capitaine.

Gabriel se tourna alors vers William.

- Vous avez 3 minutes pour faire une rapide cérémonie, laissez-le à l’intérieur. Il sera au moins protégé de la pluie.

Les hommes s’éparpillèrent en fonction de leurs tâches. Quelques minutes plus tard les huit commandos avançaient au pas de courses en remontant la route. La mort de Georges avait laissé des marques sur les visages de certains, mais leur professionnalisme reprit vite le dessus. Tandis que Lewis, expliquait le fonctionnement de la Sten gun à Booker qui avait récupéré celle du défunt, Gabriel analysait sa carte. 


Arrivé sur la crête le groupe sortit de la route et traça tout droit, direction Nord Est. Les phares du convoi étaient visibles au loin, le temps était compté. A bout de souffle les commandos atteignirent la route qui bifurquait en direction de la ville ou du nord. Puisant dans ses dernières forces le groupe s’éparpilla autour de son point d’arrivée.

Certain prirent place au-dessus de rochers en amont de la pente, Booker avait choisi un arbre au nord de la route, Gabriel se tenait près de la route mais suffisamment loin pour ne pas être dans le faisceau des phares. Aaron avait revêtu un manteau de la Wehrmacht par-dessus son uniforme anglais et se tenait au milieu de la route en serrant dans sa poche son arme de poing.

En arc de cercle, les forcée alliées commencèrent une attente qui ne duras guère. La lumière des camions transperça la nuit et Aaron se mit à faire de grands gestes de son bras libre. Les trois camions le remarquèrent et s’arrêtèrent. Le norvégien lançant quelques mots germaniques aux allemands. Gabriel ne les comprit pas mais vit le conducteur sortir la tête par la fenêtre. D’un mouvement rapide et précis le traducteur dégaina. Une détonation remplit l’air froid de la nuit et le conducteur s’affala contre la portière la tête en sang.

Les commandos sortirent de leur cachette, tirant quelques coups de semonce, le convoi était capturé. Jusqu’à ce qu’un nouveau coup de feu résonne et qu’Aaron s’effondre.

Cette fois ce fut un déluge de feu qui s’abattit sur les camions. Les pare-brises et vitres volèrent en éclat. De nouveaux soldats allemands débarquèrent du camion de queue et se firent massacrer par les britannique postés sur les rochers. Booker prit en enfilade le convoi sur le flanc, tirant sans cesse dans les habitacles ou sur les bâches protégeant la cargaison.

Très vite les quelques coups de feu provenant des camions se tarirent. Les britanniques s’avancèrent et inspectèrent le convoi. Des armes et du carburant étaient présent dans le camion de tête, des traverses de bois pour le chemin de fer dans le suivant, des soldats et des munitions dans le dernier. Aucun allemand n’avait survécu à l’embuscade.

Charles, Jack et Stephen arrivèrent l’arme au poing. Constatant que le danger était passé ils retrouvèrent leur supérieur pour lui faire leur rapport. Gabriel écouta avec attention mais son regard était porté sur William agenouillé auprès d’Aaron. Les installation critiques du barrage étaient détruites, celui-ci ne menaçant pas de s’effondrer les prisonniers avaient était remis à l’intérieur avant que les trois hommes prennent la route et ne pressentent le pire quand le bruit de l’échange de coups de feu porta jusqu’à eux.

Gabriel congédia les soldats avant de les rappeler subitement.

- Attendez ! Prenez les camions et garez-les en travers de la route, les uns à côté des autres. Vous trouverez dans celui de tête de l’essence. Faite moi tout cramer, ordonna le capitaine.

Puis il reporta son regard vers Aaron et William. Ce dernier avait disparu mais Lewis et Philip se trouvaient aux côtés d’Aaron. Gabriel alla prendre des nouvelles auprès d’eux.

- Aaron a pris une balle dans l’épaule mais il est stable pour l’instant, en dehors du fait qu’il a l’omoplate en miettes. William est parti examiner Hubert, il s’est fait mal en descendant d’un rocher.

Booker arriva peu de temps après avec deux solides morceaux de bois. Un brancard de fortune fut construit et Aaron inconscient placé dessus. William réapparut au côté de Gabriel, Hubert s’était foulé la cheville mais était encore capable de marcher.

A cet instant deux paires de phares apparurent sur la route menant à la ville. Dans un réflexe le commando se dispersa sur le bas-côté ou derrière les camions. Les deux voitures civiles tournèrent alors violement sur la gauche, des coups de feu furent tiré dans la direction des alliés. Eux même répondirent sporadiquement avant que les voitures qui roulaient dans la terre retrouve le bitume et disparaisse t dans la noirceur de la nuit en continuant vers le nord.

Les soldats de la couronne relevèrent la tête confus de cette échange aussi bref qu’incompréhensible. Tandis que le capitaine donnait sa permission pour incendier les camions, il regardait en direction de la ville d’où les colonnes de fumée en provenance des cargos se détachaient dans le ciel nocturne. Une chose était sûre pour lui, il ne pouvait pas rester ici, surtout que maintenant les camions allaient indiquer leur position tel un phare.

Gabriel se racla la gorge et donna alors ses ordres d’une voie forte et claire.
 
 
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Comment Gabriel décide-t-il de poursuivre la mission ?
1 – Contacter le sous-marin sans tarder pour un retrait par la mer.
2 – Utiliser les derniers explosifs pour endommager la voie ferrée non loin.
3 – Aller voir la situation en ville.
 
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Infiltration et destruction - RP Participatif  Empty Re: Infiltration et destruction - RP Participatif

Dim 10 Déc 2023, 16:00
CHAPITRE 5


- Notre mission est finie. Rassemblez tout le monde, on retourne dans les montagnes.
Stephen et Booker s’improvisèrent brancardier pour transporter Aaron. William resta avec eux pour surveiller l’homme toujours inconscient tandis qu’Hubert les suivait de près. Jack, infatigable, ouvrait la voie à une longue file de soldats dont le convoi médical fermait la route avec uniquement Lewis en arrière garde qui portait l’équipement de son duo Hubert afin de lui rendre la progression plus facile.

La progression était ralentie à cause des blessés mais Gabriel et son lieutenant Philip encourageaient leurs hommes du mieux qu’ils le pouvaient. Les commandos passèrent la ligne de crête et rejoignirent la route menant au barrage. La progression se fit plus rapide mais ce fut aussi l’occasion de constater l’état du barrage. De l’extérieur rien ne laissait présager d’une quelconque anomalie si ce n’est l’absence de garde. Par contre en regardant plus bas, le flot se déversant au pied du barrage était anormalement important et bruyant.

Les hommes bifurquèrent dans la forêt où une halte fut ordonnée. Cela donna l’occasion aux hommes d’engloutir les derniers morceaux de leur ration tandis que William faisait un point sur l’état des blessés. Aaron avait finalement repris conscience mais le choc et le sang perdu l’empêchaient encore d’aligner plus que quelques pas.

Erik, Philip et Gabriel s’isolèrent pour communiquer avec le sous-marin. C’est avec soulagement que les deux groupes échangèrent de courtes nouvelles. La destruction du barrage était rapportée aux sous-mariniers en même temps qu’un lieu de rendez-vous était convenu.

Sans attendre le groupe se remit en marche, mais la progression ne se fit pas aussi pas aussi rapidement que prévu. La fatigue de la nuit de combat commençait à peser sur les soldats et le terrain difficile de la forêt ralentissait les commandos. Avec trente minutes de retard les soldats atteignirent la côte.

Aaron, conscient mais incapable de se servir d’une pagaie embarqua avec William. Leur canoé fut accroché à celui de Jack et Charles. Erik embarqua dans celui du commandant Gabriel tandis que sa place était prise par Booker. Stephen mit seul son canoë à l’eau, le regard absent. Plusieurs de ses camarades lui lancèrent un mot d’encouragement, comprenant la difficulté de laisser son ami derrière soi. Le lien avec leur duo était d’une aide sans nom au combat mais pouvait se révéler à double tranchant.

Les six embarcations fendirent l’eau en silence. Dans celle de tête Gabriel essayait de trouver le sous-marin. Le point de rendez-vous était éloigné des côtes pour éviter tout risque d’échouage mais ceci fatiguait les hommes qui devaient ramer. De plus, à cause du retard, le soleil commençait à éclairer le ciel et les hommes devaient faire au plus vite pour profiter des derniers instants d’obscurité.

C’est alors que le capitaine aperçut un tube sortant à la verticale de l’eau, tel un arbre s’élevant vers le ciel. Il sortit la lampe à signaux quand son camarade à l’arrière de son embarcation l’interpella et lui désigna une direction.  Gabriel plissa les yeux pour observer l’horizon et mit plusieurs secondes à distinguer deux silhouettes basses sur l’eau.

Deux canots à moteur étaient en train de remonter la cote norvégienne. Une observation aux jumelles permit d’identifier plusieurs armes montées sur la coque et la présence de tubes lance torpille. Deux S-boot en patrouille rendaient la récupération compliquée.  Si le sous-marin se faisait repérer il leurs serait facile de le torpiller et de tirer les commandos dans l’eau tel des canards sur un lac. Les canoés s’étaient regroupé autours de celui de Gabriel qui devait maintenant prendre une décision.



[HRP] ------------------------------------------------------------------------------------------------------[HRP]
Voici venu le moment du choix, vous avez jusqu’au mercredi 20 décembre à 12h pour voter.
 
Qu’elle ordre choisit de donner le Capitaine Gabriel ?
1 – Faire signe au sous-marin pour tenter une récupération dans tous les cas.
2 – Attendre jusqu’à ce que la patrouille de S-boot parte.
3 – Abandonner le retrait par la mer et tenter de rejoindre la Suède à pied.
 
Lien : https://forms.gle/NqR9xwhLSdQ6HRcj6
 
Message de la rédaction :
Mon correcteur et moi-même allons prendre quelques vacances pendant la trêve. On se donne donc rendez-vous à la rentrée pour le prochain chapitre.
Yoshida Itsuru
Yoshida Itsuru
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Dim 07 Jan 2024, 12:00
Chapitre 6


- Allongez-vous, pas un mouvement ni une parole. On attend que les S-boot soient parties. Erik, préviens les sous-mariniers que l’on suspend l’opération jusqu’à nouvel ordre mais qu’ils se tiennent prêts à nous récupérer à tout moment, ordonna le capitaine.

Le commando s’exécuta, seuls quelques sommets de cranes émergeaient au-dessus de la silhouette du canoé.  Les yeux fixés les vedettes ennemies s’éloignant alors que le ciel s’éclaircissait. Tous espéraient que leurs basses silhouettes et la peinture bleu sombre les rendraient invisibles aux yeux des vigies allemandes.

Et tel fut le cas, lorsque les S-boot eurent disparu en entrant dans le fjord de Råmsø. Les commandos se redressèrent et reprirent leur avancée. Le sous-marin prévenu que la voie était libre laissa apparaitre un périscope, point de repère, à plusieurs centaines de mètres des soldats.

Le ciel virant de plus en plus au bleu clair redonna des forces aux soldats épuisés qui reprirent leur route vers le submersible. Le contretemps des vedettes mit les commandos en retard et la marée opposée se fit de plus en plus forte.

Lorsque les canoës furent à moins d’une centaine de mètre de leur objectif, la surface de l’eau se brisa. La silhouette métallique du sous-marin français se révéla au monde. Soulagés et heureux les commandos comblèrent les derniers mètres jusqu’à cette forme protectrice et salvatrice.

Les sous-mariniers aidèrent les commandos à embarquer, eux et leur matériel. Aaron, retombé dans l’inconscience, fut glissé le premier dans les entrailles du bâtiment pour recevoir des soins plus appropriés. William suivit son patient sans attendre.

Les canoës furent rentrés grâce à l’écoutille de chargement des torpilles et le reste du matériel transita par le kiosque. La luminosité rendait certes l’opération plus dangereuse mais en contrepartie elle put être effectuée plus facilement.

Alors que la dernière embarcation commando était introduite dans le Rubis l’air se mit à siffler et des gerbes d’eau encadrèrent le bâtiment français. Dans un réflexe commun tous les hommes se baissèrent tandis que des balles ricochaient sur la coque métallique. 

Arrivant plein Est à basse altitude, la forme de l’hydravion n’avait pas pu être détachée du fond montagneux en arrière-plan. Pris par surprise, des ordres furent lancés aussi bien en français qu’en anglais. Tandis que l’avion effectuait sa ressource au-dessus de sa cible le dernier canoë fut poussé à l’intérieur sans considération pour les hommes se trouvant dans la salle plus bas.

L’écoutille fut rapidement refermée et des sous-mariniers français étaient déjà aux armes anti aériennes pour défendre la retraite vers l’intérieur. Gabriel fut l’un des derniers à l’extérieur et remarqua que Charles était allongé sur le pont, une flaque de sang à son coté. Booker suivit le regard de son supérieur et sans attendre fit demi-tour pour suivre Gabriel qui descendait déjà le kiosque.

Malgré les injonctions des français, le blessé fut ramené et glissé par l’écoutille au moment même où les armes françaises faisaient feu sur l’hydravion qui déjà revenait à la charge. Esquivant les trainées jaunes des traçantes, le pilote allemand se rapprochait inlassablement jusqu’à ce que lui aussi ouvre le feu en guise de riposte.

Le métal claqua et Booker plongea sur son supérieur, le plaqua au sol tandis que la rafale mitraillait le kiosque. Un marin français s’effondra et Gabriel laissa échapper un gémissement de douleur. Un regard à son avant-bras, deux trous béants laissaient échapper un liquide rouge et des éclats d’os s’étaient figés dans ses chairs.  

Le capitaine utilisa son bras valide pour se relever mais fut gêné par Booker qui ne manifestait aucun signe de conscience. En regardant ce dernier Gabriel du lutter contre une vague de panique qui le submergea, son poitrail était transpercé de plusieurs balles, il avait les yeux vitreux et du sang s’échappait de sa bouche.

Arraché à sa contemplation macabre par un marin français, Gabriel reprit un peu ses esprits. Les blessés français avaient déjà été évacué, son tour était le suivant mais il insista pour que Booker passe avant lui. Le commandant britannique se laissa tomber à l’intérieur plutôt que descendre. Une vive douleur s’alluma dans sa cheville en plus de celle de son avant-bras qui se ravivait. Le dernier marin français referma l’écoutille en même temps que la troisième passe allemande ravageait le pont.

Le Rubis s’enfonça finalement sous les flots, dépourvu de bombes l’hydravion ne put que regarder le géant d’acier s’enfoncer sous les profondeurs. Les S-boot prévenues de la présence ennemie ne furent d’aucune utilité et le Rubis put rejoindre l’océan atlantique tandis que les médecins à bord travaillaient d’arrache-pied pour sauver les blessés.

 
Epilogue


Lord Mountbatten s’appuya contre le dossier de sa chaise en regardant sa tasse vide. Il s’apprêtait à appeler sa secrétaire pour un nouveau thé lorsque trois coups mats résonnérent contre la porte de son bureau.

- Entrez, annonce l’amiral.

- Voici un rapport des commandos, lui annonça sa secrétaire en lui présentant une liasse de papiers.

- Merci beaucoup. Ramenez aussi une tasse de thé je vous prie, répondit le lord.

Sans attendre l’arrivée de sa commande Louis Mountbatten se mit à parcourir le document jusqu’à arriver au résumé situé en dernière page.
 
 




Objectif, destruction du barrage hydroélectrique de Råmsø : Accompli

Dégâts supplémentaires :
Destruction d’un convoi allemand de ravitaillement, trois camions
 

Pertes ennemies :
Environs 20 soldats
 

Etat du commando :
Capitaine Gabriel Smith : Gravement Blessé, inapte à la poursuite de la guerre
Lieutenant Philip Black : Indemne
Lieutenant William Sparks : Indemne
Sergent Aaron Stavdal : Gravement Blessé
Sergent Erik Korneliussen : Indemne
Caporal Georges Laver : Mort au combat
Caporal Lewis Sheard : Indemne
Marine Booker Conway : Mort au combat
Marine Charles Moffatt : Gravement Blessé
Marine Hubert Fisher : Légèrement Blessé
Marine Stephen Mills : Indemne
 

Sous-marin Rubis : Dommages Légers
1 blessé grave
2 blessés légers
 
 

Avec un sourire de satisfaction, le lord accueillit sa secrétaire de retour avec sa boisson. Celle-ci lui rapporta aussi un morceau de papier plié en deux.

- J’ai pensé que ce message pourrait vous intéresser.

L’amiral lu écrit en capital : COMMANDEMENT DE LA RESISTANCE NORVEGIENNE. Sans attendre il ouvrit le pli qui était la retranscription d’un bref message radio.
 


Attaque Råmsø, cargo Kiel 7 000 T coulé, cargo Bavière 10 500 T coulé, centre météo local détruit, pertes norvégiennes minimales.
 



Avant même que la femme ait eu le temps de refermer la porte, le lord se leva.

- Appelez le cabinet du premier ministre, je vais lui rendre visite de ce pas. Les norvégiens nous ont offert un présent de taille.


[HRP]----------------------------------------------------------------------------------[HRP]
Voici la fin de mon deuxième RP participatif. J'espère qu'il vous a au moins autant plut que le premier. Comme pour Le soleil de la liberté, j'ai fait un petit questionnaire de fin pour que vous me donniez votre avis dans le but que je m'améliore. 

https://forms.gle/2mquNrv7MHMc4Zy16

Je vous dis à la prochaine !
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