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angus Mac Leod
Bonne brise
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666, lets beat the beast... - Page 2 Empty Re: 666, lets beat the beast...

Lun 12 Aoû 2019, 12:44
Plus tard, près des côtes d’Afrique du nord…
 
Accoudé au rebord de l’une des ailes de la passerelle de veille, je regarde la cote, baignée de soleil.
Les murs blancs de la ville, tranche avec le bleu de la mer. Nous sommes bien loin des falaises de Douvres ou des rivages du Firth of Clyde, où un proverbe dit : «  Si on voit les collines, c’est signe de pluie ; Si on ne les voit plus, c’est qu’il pleut.
Ici, tout est gorgé de soleil. Parfois, mais cela est fugace, un vent venu de la terre amène des bribes d’effluves de jasmin et d’eucalyptus.
Naviguer si près des côtes avait un avantage : peu de chance de tomber sur un sub dans le coin. Par contre, nous étions à la merci de n’importe quel observateur ennemi. J’étais là dans mes pensées quand le second, vint à moi, l’air embêté :
-          T’as un instant Commandant ? demande-t-il.
Je reviens à la réalité des choses, et me tourne vers lui :
-          Qu’est-ce qui se passe ? je prends la feuille qu’il me tend, et la lis en même temps qu’il me l’explique de vive voix.
Visiblement un gros ponte de l’Amirauté n’a pas apprécié notre « escale » sur le rocher ; celui-ci vient de pondre un rapport carabiné sûr, je site : «  la conduite inqualifiable d’un capitaine de la flotte de sa gracieuse majesté lors d’une escale tactique dans un port d’une importance stratégique notoire ». Je la roule en boule avant de la lui rendre :
-          Foutez-moi ce truc-là à la poubelle.
-          Mais …
-          C’t’un ordre Second…
-          Bien Commandant.
Je suis d’humeur maussade doit-il penser. Il n’en est rien.
Je retourne à ma cabine.
 
Vers 18h00 environ, on tape à ma porte. Je vais ouvrir, et me trouve nez à nez avec notre chef ingénieur mécanicien.  La chose est assez rare pour être notée, d’habitude, ce « fantôme » ne quitte que rarement la salle des machines. D’un air à la fois navré et furieux, il dit :
-          Commandant, je demande à stopper la machine bâbord : la ligne d’arbre chauffe.
Diable ! Il ne manquait plus que ça.
Je décide de descendre voir de visu de quoi il en retourne.
Dans le compartiment machine un matelot s’affairait, burette d’huile en main, à toutes les articulations des moteurs.
Le chef ingénieur me montra l’arbre. En effet, malgré toutes ses attentions,  l’arbre avait chauffé si fort que l’acier du chapeau d’un palier portait des traces irisées.
-          On ne peut pas continuer à cette allure, dit-il, …sinon c’est la casse assurée.
-          Vous n’y êtes pour rien Chef, dis-je…faites stopper : On continuera sur une machine jusqu’à l’escale.
-          Merci commandant …
 
Je remonte en passerelle de navigation, fais un point rapide jusqu’au port le plus proche.
Nous y serons en une douzaine d’heure  au lieu de six.
Je donne les ordres nécessaires, et bientôt, c’est à allure réduite que nous prenons la direction souhaitée.
J’ai entièrement confiance en l’équipe de mécaniciens : Ils feront l’impossible, voire plus, pour que le navire arrive sans autres soucis
Le lendemain, à l’aube, nous sommes à quai, et toute une armée de matelot s’affaire pour régler le problème de l’arbre de transmission.
angus Mac Leod
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Lun 12 Aoû 2019, 18:20
Malte, verrou de la méditerranée…
 
La flotte est rassemblée dans le port de La Valette.
Tous les navires sont à quais ou au mouillage dans la rade, qui pour refaire les pleins de cuves à mazout ou les soutes a munitions. Pour notre part nous avons, je l’espère, réglé enfin ce problème de surchauffe de l’arbre.
L’équipage peut enfin, à tour de rôle, prendre quelques temps libres à terre.
J’ai à ce propos, donnés des consignes claires :
-          1°) Tout marin qui sera atteint d’une maladie vénérienne continuera son service. Afin que nul ne l’ignore, je citerai son nom à chaque montée des couleurs.
-          2°) Tout marin qui, dans une bagarre à terre se sera laisser blesser de telle façon qu’il ne puisse assurer son service sera gravement puni. Il ne sera pas puni si, pour éviter d’être blessé lui-même, il porte un mauvais coup à son adversaire. Cette règle n’a qu’une exception : il formellement interdit de se battre entre marin du « Braveheart ».
-          3°) Tout marin qui sera trouvé en état d’ivresse à bord sera mis aux fers et laissé aux fers même au poste de combats (ce qui correspond à une condamnation à mort si le bâtiment est coulé).
Maintenant, à eux de se tenir au mieux à terre, dans leur intérêt, dans notre intérêt, dans celui du navire.
 
Seul dans le confort austère de ma cabine, je remplie les dernières pages du journal de bord, et étudie les derniers rapports des différents compartiments du navire en buvant un thé bien sucré.
Tout à l’air en ordre : même les hommes du compartiment machine ont fait des miracles.
Le bâtiment est prêt au combat.
On cogne légèrement à ma porte, et celle-ci s’ouvre dans la foulée, sans même que j’en donne l’autorisation. La tête du Second passe dans l’embrasure :
-          Tu ne sors pas Commandant ?  demande celui-ci.
Je lève la tête et repousse un peu ma chaise en le regardant.
-          Non…dis-je souriant un peu…j’ai encore ces rapports à étudier et...
-          Ça te ferait du bien pourtant.
Je me passe la main sur le visage, lâchant à mi-voix :
-          Peut-être as-tu raison…je grimace,…mais mon petit doigt me dit qu’on ne va pas rester longtemps à terre.
Et effectivement.
A peine venais-je de finir ma phrase que l’interphone grésille :
-          Commandant ?!...Ici le Radio : Message de l’Amirauté, priorité.
-          On arrive dis-je.
 
Dans les minutes qui suivent, le second et moi nous retrouvons dans le poste centrale, entourés du reste des officiers mariniers qui sont restés à bord.
Je me lance dans un briefing que je veux rapide, mais complet pour leur expliquer ce que l’on attend de la Force B dans ce nouveau secteur d’opération.
Tandis qu’un matelot apporte un plateau de gâteaux sec arrosé d’un vrai café, je reprends ce que je pense être les points importants, et réponds aux différentes questions.
-          Très bien messieurs, à vos poste, paré à appareiller : A nous de jouer ! dis-je…Second ? les permissionnaires…
-          Je m’en occupe, ils seront vite là.
J’opine du chef.
 
Alors que tout le monde sort, je retiens un instant l’officier mécanicien.
Sans je le la pose, il répond à ma question :
-          C’est réparé Commandant…dit-il…et ça tiendra !
Je souris doucement, et le laisse rejoindre le compartiment machine.
Pour ma part, je regagne la passerelle et vais surveiller les préparatifs de départs, ainsi que le retour des permissionnaires.
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