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Manon Lafleur
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le Ven 03 Oct 2008, 20:44
PING !

Tout l'équipage de L'Invisible était silencieux, la tension était palpable. Les moteurs avaient été coupés et le sous-marin était parfaitement immobile. Furtif, tel un prédateur attendant sa proie. Les tubes étaient tous chargés, un mouvement, un regard du capitaine et 3 poissons partiraient frapper le malheureux navire qui se serait mis dans sa ligne de mire. Trois poissons filant pour éventrer l'imprudent.

Le bruit des hélices continuait de tourner autour du submersible. André Jubelin se tenait au milieu de son kiosque, il avait un mauvais pressentiment. Il était sur de ne pas avoir été repéré et il se savait seul dans les environs. Pourquoi un navire utiliserai la procédure de Search & Destroy alors qu'il ne savait pas qu'il était là.

C'est alors qu'un bruit régulier et rythmé parvint aux oreilles des marins à bord.

Tictic tictictic tic tictic ...


- Traduisez! L'ordre était court, bref implacable.

- C'est du français! "André, fait surface, je sais que t'es dans le coin!" répondit quasiment immédiatement l'opérateur radio après avoir écouté la séquence rythmique. On fait surface capitaine?

- Non, j'ai pas envie de me faire canonner à coup de 100mm. Sortez le périscope.


Le périscope sorti lentement de l'eau, tant pis si le navire le repérait, il n'aurait qu'à replonger avant que ce dernier ne le perde à nouveau.

Après un rapide tour d'horizon, André avait vu qu'il n'y avait qu'un seul bâtiment croisant dans le secteur, et pas d'aviation visible. Il pointa donc sur ce dernier et grossit la cible. Qu'elle ne fut pas la surprise du capitaine lorsqu'il reconnu le pavillon et la superstructure du Torpilleur classe La Melpoméne Bright Hope.


- Manon! Comment diable pouvait elle savoir que j'étais dans le coin. Mon dernier message radio datait d'il y a 3 jours marmonna-t-il. Le capitaine se retourna vers son équipage. Mettez en marche les moteurs, régime lent. On va s'approcher et voir ce qu'elle nous veut. Préparez la lampe sémaphore pour une communication plus discrète qu'à la VHF, je ne tiens pas à ce que l'on repère notre position.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

- Aller André, montre toi...

Manon se tenait dans la salle de comandement, debout devant la baie vitrée qui donnait sur l'avant du bateau. Cela faisait quelques minutes maintenant qu'elle avait lancé le signal en morse, un peu au hasard dans les profondeurs abyssales sous le meplpomène... Pourtant, elle était sûre que André était là, quelques parts sous le torpilleur. Comment pouvait-elle en être sûre ? Elle ne l'était pas... Et pourtant, quelque chose lui disait au fond d'elle même qu'il était là...

Puis il y eu des signaux lumineux sortant de la noircuer de la nuit. C'étaient des lampes sémaphores... Il y eu quelques clignotement, puis tout s'éteint. La jeune femme devait bien avouer qu'elle n'avait rien compris, vu qu'elle ignorait le langage utilisé pour decrypter ça...


- Qu'est ce qu'ils disent ? s'enquit-elle auprès de son second.

- Heu... Ils nous demandent ce qu'on leur veut.

Manon plissa les yeux tout en regardant à travers la vitre pour tenter de discerner la silhouette du sous-marin de son ami français.

- Dites leur qu'on voudrait prendre un peu de repos...

Son second la dévisagea brièvement, un peu surpris de la déclaration. Mais ce n'était pas lui qui allait s'en plaindre, ni le reste des matelots d'ailleurs !

- Transmettez ! ordonna Manon a l'opérateur radio, qui faisait égalemment office de communicateur sur la Bright Hope.

Il y eu quelques échanges lumineux, puis tout redevint noir encore une fois...

- Alors ?

- Ils ont accepté et arrivent pour qu'ils puissent monter à bord
, répondit l'officier.

- Bien, dites aux hommes qu'ils ont carte blanche pour ce soir, ils peuvent jurer, jouer et tout ce qu'ils veulent... Mais qu'ils ne se bagarrent pas avec les sous-mariniers !


Quelques minutes plus tard, elle se tenait sur le pont avant du petit torpilleur, attendant l'arrivée de son ami. Enfin, ami, c'était un bien grand mot... Ils avaient dû se voir deux ou trois fois au QG de la FANA tout au plus. Mais Manon avait bien envie de lier connaissance avec lui. Et puis... Elle se sentait si seule ces derniers temps. Les combats autour du convoi pour le protéger avait été si pénible, et elle n'avait vu ni son frère, qui lui manquait terriblement, ni Paul. Ce dernier lui manquait aussi, car la dernière fois qu'ils s'étaient vus le jeune français lui avait sauvé la vie.

Finalement, elle se tenait sur le pont.
Manon était plutôt petite, avec un teint pâle qui faisait ressortir ses cheveux roux. Elle avait toujours été un peu réservée, une petite moue timide aux coins de lèvres. Ce soir, elle avait troqué son uniforme de toile pour un pull vert et un jean délavé qui moulait discrètement ses hanches
(Cf. avatar).
Le sous-marin vint bord à bord avec le torpilleur...
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le Dim 05 Oct 2008, 11:19
Ayant reconnu sa compatriote, André ordonna à ses marins de faire surface. Le périscope plongea lentement dans l'eau. Quelques secondes plus tard, une forme sombre commença à sortir de l'eau, le kiosque en premier puis le canon de 76mm et enfin toutes l'étrave apparue. Le submersible était bas sur l'eau, noir efficace. La petite trappe en haut du kiosque s'ouvrit, laissant sortir le capitaine et quelques membres de son équipage. André demanda à son radio d’entrer en communication avec la française. Quelle ne fut pas sa surprise d’apprendre que Manon lui proposait de monter à bord de son bâtiment pour se détendre.

- ça alors, je n’aurais jamais pensé qu’elle voulait de la compagnie.

André retourna dans sa cabine et commença à chercher un uniforme propre, ses affaires de toilettes mais aussi une bonne bouteille de Talisker 10 years old qu’il gardait pour ces occasions. Il mit le tout dans une petite valise, sorti de sa chambre et regagna la salle sous le kiosque par la courtine qui traversait le submersible dans le sens de la longueur. Ses officiers ayant été convoqués il déclara :

- Messieurs, le bâtiment aux coté du quel nous croisons n’est autre que celui de la capitaine Manon Lafleur et celle-ci nous offre un peu de repos. Aussi, on va faire diviser l’équipage en 3 quarts. Messieurs a vos postes, tachons de nous amarrer solidement à couple avec son torpilleur. Préparez les pare-battages.

La forme noire s’approcha doucement du torpilleur et vin se coller contre son flan. Une fois les amarres bien fixés, André monta sur l’échelle qui permettait de rejoindre le pont du bâtiment. L’ordre des quarts étant déterminé, il n’y aurait pas de problèmes s’il s’absentait. Il se dirigea vers la proue, longeant la balustrade et vint saluer la demoiselle.

- Bonsoir mademoiselle.
- Bonsoir André répondit-elle.
- J’ai l’audace de vous demander l’autorisation d’utiliser votre salle de bain. Le capitaine Jubelin était mal à l’aise. Il demandait la permission d’utiliser la salle de bain de la demoiselle. Si elle avait été de sexe masculin, cela n’aurait pas posé de problèmes mais étant une demoiselle… Aussi André préféra se justifier afin d’éviter tout sous-entendus… Il continua donc : afin de pouvoir me laver et de vous éviter ainsi certains désagréments. Comprenez que dans le submersible, on a beau être entouré de flotte, on n’a pas la place de mettre une cabine de douches…
- Faites comme chez vous. Une fois que vous serez prêt, venez me rejoindre.

Le CV Jubelin se dirigea vers la cabine de la demoiselle, y entra. Cette dernière était bien rangée, sobre. On pouvait voir quelques photos de navires sur le mur, surement des bâtiments qu’elle avait du commander par le passé. Baissant les yeux André constata que le bureau était propre, quelques papiers étaient étalés… Se retournant, il constata que le lit était bien fait, les draps tendus. Une chambre normale de capitaine sauf qu’elle était quelque peu plus propre que la sienne… Non pas que le capitaine de l’Invisible ne fasse pas le ménage… Il faisait juste le minimum, mais son bureau restait constamment rangé. Si le sous marin venait à être secoué par un grenadage, au moins il n’aurait pas de la paperasse toute la pièce, trempée… Après ce rapide coup d’œil, il osa l’idée de faire un lit portefeuille à la demoiselle, mais s’en abstint. Il entra donc dans la salle de bain. A l’image de la chambre elle était tout aussi propre et rangée. On voyait bien qu’une femme vivait sur ce bâtiment.

- Si elle venait à bord de l’Invisible elle aurait bien des surprises… Pensa-t-il.

André prit une douche, se rasa et passa l’uniforme qu’il avait apporté, une chemise blanche ainsi qu’un blaser Gieves & Hawkes et un pantalon bleu marine. L’ensemble assez simple et élégant. Il était hors de question de faire mauvaise impression devant la demoiselle. Il rinça l’ évier rangea ses affaires et les posa dans un coin de la chambre avant d’aller rejoindre Manon à la proue du bâtiment. Lorsqu’il l’aperçu, il resta un instant étonné par la grâce qui émanait d’elle. Il s’avança alors qu’elle se retournait, s’arrêta, fit claquer ses talons et exécuta un parfait salut militaire.


- Capitaine de Vaisseau André Jubelin, commandant du submersible classe Sirène L’Invisible à votre service ma demoiselle.


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le Ven 10 Oct 2008, 18:52
- Bonsoir mademoiselle.

- Bonsoir André,
répondit Manon

- J’ai l’audace de vous demander l’autorisation d’utiliser votre salle de bain...

Il avait l'air mal à l'aise. Il se dandinait d'un pied sur l'autre. Qu'est ce qui le dérangeait tant ?

- ...afin de pouvoir me laver et de vous éviter ainsi certains désagréments. Comprenez que dans le submersible, on a beau être entouré de flotte, on n’a pas la place de mettre une cabine de douches…

- Faites comme chez vous. Une fois que vous serez prêt, venez me rejoindre.


Ils se séparèrent, lui allant vers al cabine de la jeune femme tandis que cette dernière partait sur le pont avant. Elle y avait fait dresser une table avec un bon repas, preparé avec amour par le chef cuisinier ravis de ne plus preparer la tambouille habituelle. Il y avait égalemment quelques bougies histoire de pouvoir voir quelque chose dans l'obscurité ambiante. Elle alla s'accouder à la rambarde, regardant les petites vaguelettes s'échouer contre la coque de son batiment. Bientôt elle changerait de navire... L'amirauté de Beyrouth lui avait promis un nouveau batiment de tonnage important grâce a ses victoires. Depuis son départ, elle avait coulé pas moins de 4500 tonnes de navires de l'Axe ! Malgré tout, son bon vieux Bright Hope lui manquerait...

Le jeune sous-marinier français revint assez tôt. Il fit un garde-à-vous dans les règles en disant :


- Capitaine de Vaisseau André Jubelin, commandant du submersible classe Sirène L’Invisible à votre service ma demoiselle.

Elle eut un petit sourire en coin. Il parraissait terriblement comique comme cela, on voyait bien que ce n'était pas vraiment naturel chez lui ! Et puis, sa réputation le precedait... Presque pareil que Paul ou Erwan... Elle s'approcha du français et dit :

- Ne soyez pas aussi officiel, nous sommes entre amis...

Elle se hissa sur la pointe des pieds et lui fit la bise. Puis elle désigna la table, tout en optant pour le tutoiement :

- Tu as faim ?
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le Sam 18 Oct 2008, 19:24
Le fait que Manon lui fasse la bise plutôt que de répondre à son salut militaire surprit vraiment André. Bien que la demoiselle avait demandé sa compagnie pour la soirée, chose qu'il avait accepté avec une joie indéfinissable, il ne s'attendait pas à la trouver si chaleureuse. Pourtant ce n'était pas l'embrassade qui le choqua le plus, mais la vitesse à la-quelle elle était passé au tutoiement, familiarité que le français avait rarement l'habitude d'entendre. Il resta un moment le regard dans le vague, ce ne fut que la douce voix de Manon qui le ramena à ces esprits.

- Hohé, André! Je vois que je te fais de l'effet on dirait. Est-ce-que tu as faim? Demanda-t-elle à nouveau, les yeux rieurs.

- Euh, oui, excusez moi, j'ai une faim de loup. répondit rapidement le capitaine, la suivant jusqu'à la table qui avait été montée.
Une nappe blanche avait été posée, sur laquelle reposaient deux assiètes bien blanche ainsi que des couverts propres. André attendit que la demoiselle se soit assise avant de sortir sa bouteille entouré d'un papier blanc de sa veste.


- Qu'est ce que c'est? Demanda Manon.

- Voyez par vous-même. répondit-il, lui tendant la bouteille. La capitaine sorti délicatement la bouteille de son emballage qui la conservait à l'abri des regards et lu l'étiquette.

- Talisker de 10 ans d'age. Excuse-moi, je n'y connais rien en alcool. Qu'est ce que c'est ?

André leva les yeux au ciel et sourit

- Vous savez ce qu'est le whisky.

- J'en ai entendu parler.

- Bon, c'est une eau-de-vie à base d'orge malté produite en Écosse. Cette bouteille vient de la distillerie Talisker située à Carbost, sur l'Ile de Skye. C'est d'ailleurs la seule distillerie présente sur cette île. Vous voulez y gouter maintenant ou après le repas? Demanda-t-il.


Dernière édition par André Jubelin le Mer 12 Nov 2008, 16:24, édité 1 fois
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le Sam 25 Oct 2008, 20:39
Assise paisiblement sur son siège, André debout à ses côtés, Manon écoutait d'une oreille distraite l'exposé du jeune français sur son whisky. Elle n'était pas très interessée par la boisson, surtout que cette dernière avait l'air alcoolisée. La jeune rouquine tenait très mal l'alcool, et n'avait pas l'habitude d'en boire... Puis, André lui demanda si elle voulait goûter avant ou après le repas. Curieuse malgré qu'elle n'apprécie pas l'alcool, elle répondu :

- Je veux bien en prendre un peu maintenant, fit-elle dans un sourire.

La chose qu'il ne fallait pas dire...

André leur versa un peu dans liquide ambré de le fond de deux verres. Manon hésita un peu, mais finit par prendre le verre et prendre doucement la boisson de ses lèvres. Ca lui fit tout drôle ! Ses yeux s'écarquillèrent l'espace d'un instant, tandis que ses joues s'empourpaient. Elle avait l'impression qu'un feu tout doux venait caresser sa gorge... C'était bizzare... Mais agréable ! Si bien qu'elle demanda à en reprendre un peu.

La chose qu'il ne fallait pas faire...

Comme dis precedemment, Manon ne tenait pas bien l'alcool. Mais alors pas du tout... Et comme le whisky était une boisson avec de l'alcool (sisi, véridique !) la jeune femme fut dans un état d'ébriétée relativement avancé au bout de son second verre...

Ses joues pâles empourpées, la jeune femme se leva brusquement. Son regard brouillé par les vapeurs d'alcool vaguabonda un peu dans le vide, avant de se poser sur andré qui faisait toujours face à la jeune femme. C'était bizzare quand même, andré et paul se ressemblait. Mais n'était-ce point paul qui lui faisait face ? Elle ne savait pas. Elle ne savait plus... Son esprit, embrouillé et torturé par l'alcool, trouva réconfort dans les bras de l'homme qui lui faisait face, que ce soit paul ou andré. Mais que faisait-elle ? Etait-elle devenue folle ?

Et pourtant, non. Elle était juste un peu, voir beaucoup, saoule. Les traits du jeune sous-mariniers qui la tenait maintenant, un peu contre son gré peut être, se transformèrent en ceux de son fiancé, Paul. Oh, qu'elle avait envie de l'embrasser, de lui dire à quel point elle l'aimait... Et elle ne s'en priva pas !
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le Mer 29 Oct 2008, 16:15
Nuit noire en fin d'été au large de la Tunisie....Nefertiti était passé au loin, et le saphir de Doria qui avait coulé un torpilleur faisait demi tour pour escorter les autres batiments jusqu'en Egypte pour des semaines....
Parfois il en avait rudement marre de cette vie...ça oui, à cause du danger tout d'abord, même si de ce coté là il semblait être né sous une bonne étoile, provoquant la grande faucheuse constamment. Mais la mort de ses potes dont il était responsable, c'était autre chose. Et puis il y avait Manon. Il était amoureux mais ne la voyait jamais, et cela lui pesait de plus en plus.

Au moins deux mois qu'il ne l'avait pas vu, ça commençait à faire long. Mais cette nuit là, son opérateur intercepta un échange en morse entre français passé à seulement quelques miles de là. Ces derniers venait de l'Invisible de Dédé et du Bright Hope de Manon....

Allons bon, que se passait il? Paul retourna le problème dans tous les sens. Dédé avait il eu des soucis? On était quand même en pleine zone ennemie, bien près des côtes, et si la nuit les abritait temporairement du danger, agir ainsi ne se faisait qu'en cas d'urgence.


Répondez leur en crypté Jean, et demandez leur qu'est ce qui se passe.

Bien commandant.


Ceci fait, Doria n'eut que cinq minutes à patienter pour avoir sa réponse. Et stupeur! Aucune urgence non....les hommes du classe Sirène souhaitaient juste prendre du bon temps. Un instant le blondinet se demanda si on se foutait pas de lui, mais apparamment non.
Une chose était certaine, la conduite de ses compères de la FANA était inconsciente si près de Tunis. D'après la position donnée par le second du Bright Hope, en supposant qu'ils naviguaient plein est, et très certainement à vitesse réduite bord à bord, il pourrait leur couper la route de la Valette aisément d'ici deux heures....


La barre à 90 à gauche.

Gouverne au 270. En avant deux.


Réfléchissant à nouveau après avoir passé ses ordres qui résonnaient dans le poste de commandement, Doria grommela. Après tout il devait bien y avoir une raison à cet accostage entre eux. Simplement les opérateurs ne devaient pas savoir quoi....
Toujours était il qu'il s'avèrerait plus prudent de faire route ensemble vers la Valette. Les rejoindre en vue de rattraper Nefertiti était une bonne idée. Vae Solis comme on disait....

Une heure plus tard, on avait réduit la vitesse, il n'y avait plus qu'à attendre. Le commandant fumait une lucky dans la baignoire du submersible, pensif en regardant les étoiles, lorsqu'il finit par apercevoir des lumières en provenance de l'ouest au loin....
Pour lui ça ne faisait aucun doute sur leur identité. Il termina donc calmement sa cigarette et referma la porte étanche derrière lui, préférant les guetter en immersion pour leur donner une petite leçon.

Une bonne demi heure plus tard, son saphir naviguait cote à cote des deux autres français sans qu'ils s'en doutent. Mais ne préférant pas affoler les hommes à l'hydrophone, il ordonna de faire surface en emettant ceci:


Conduite très imprudente de votre part en terrain ennemi. Vous faites deux cibles idéales, incapables de manoeuvrer en l'état actuel. Avez vous besoin d'aide? Vous envoyons un dingy pour contact, utilisation de la radio dangereuse ici. Nous ferons signe par signaux lumineux.

Bien reçu. Ne faisons suivre que les ordres. Mettons en panne pour votre manoeuvre d'accostage.


Parfait se dit Paul...il allait revoir Manon quelques minutes et s'en réjouit. Direction la soute où il déballa le dingy gonflable.
Dix minutes plus tard, ils envoyèrent trois coups de lampe torche vers le torpilleur qui stoppa les machines quelques instants plus tard.
Les 100 mètres entre les deux coques furent couverts en un clin d'oeil, par contre lorsque Paul mit le pied sur le rafiot en saluant l'équipage, pas de Manon....et des têtes contrariées qui n'osaient piper mot lui faisaient face. Qu'est que c'était que ce bordel encore?
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le Mar 04 Nov 2008, 20:05
André tenait encore la bouteille à la main lorsqu'il vit que le regard de Manon se troubler. Il posa rapidement le Whisky sur la table et se prépara à la rattraper dans le cas ou elle vacillerai. Les marins avait normalement l'habitude de tenir de l'alcool fort, mais ça ne semblait guère le cas de la demoiselle.

"Manon, Manon, est ce que ça va?" Demanda-t-il à mi-voix

"Paul ?" Répondit-elle d'une voix faible, le visage tourné vers lui, le regard dans le vague.

"Non, c'est An..." Il n'eut pas le temps de finir.

Manon s'était jetée dans ses bras, les joues rosies par l'alcool, l'embrassant fougueusement. André rougit et tenta bien de se libérer, mais l'étreinte de la capitaine était trop forte, il pensa "après tout, personne n'en saura rien, et puis Manon croit que je suis Paul, ça ne devrait donc pas poser de problèmes... Quel mal y a-t-il à voler un baiser à une demoiselle?" Et finalement se laissant aller, il répondit à ses baisers. Cependant, une légère pensée l'indisposa un instant. Et si Paul l'apprenait? Puis réfléchissant un instant. Oh! C'était bien plus qu' impossible, il était à des milles de leur position, il ne pouvait donc aucunement savoir se qu'il se tramait à bord du Bright Hope.
Et puis il y avait Erwan aussi, si ce dernier l'apprenait, André aurait probablement des comptes à rendre... Mais bon, ce dernier étant tout aussi près d'eux que Paul, il n'y avait pas lieu de s'inquiéter. Le lendemain, Manon se réveillerai sûrement avec un mal de tête et il n'aurait qu'a lui dire qu'elle s'était assoupie et qu'il l'avait reconduit dans sa chambre en douceur. Si elle se posait la question du baisé, elle ne pourrait qu'imaginer qu'elle avait rêvé. L'affaire serait ainsi classée et rapidement oubliée, André emportant dans l'histoire un baiser volé à la demoiselle.


Dernière édition par André Jubelin le Mer 12 Nov 2008, 16:24, édité 1 fois
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le Mer 05 Nov 2008, 20:10
Paul se demanda pourquoi tous le regardaient ainsi sans rien dire. Apostrophant le second qui venait à sa rencontre, le commandant du saphir lui lança après un bref salut:

David, comment vas tu?

Ca va commandant Doria, mais qu'est ce qui vous amène?

Et bien je me pose des questions pour tout dire. On est à quelques dizaines de miles de Tunis et vous naviguez au ralenti, bord à bord, dans la plus totale imprudence....il y a de quoi se poser des questions. Si un u-boot traine dans les parages, je donne pas cher de votre peau.

C'est que...

C'est tout dit, j'ai cru qu'il y avait une urgence et j'ai dérouté un peu au nord pour naviguer avec vous vers le convoi. Mais il parait que vous prenez juste du bon temps ici, vous êtes fous putain...bon...où est Manon?

Elle peut pas vous parler, elle est occupée.

Je partirais pas d'ici sans l'avoir vue, c'est clair?


Paul le fusilla du regard et monta vers le poste de commandement, la moutarde commençant à lui monter au nez. Nul ne l'empêcha d'y aller puisque Manon ne s'y trouvait pas.

Salut les gars, elle est où Manon?

Bonsoir commandant, elle est probablement dans sa chambre...


Et dire que cette idée ne lui avait même pas effleuré l'esprit....et Dédé qui devait être avec elle....
Fonçant vers la chambre de la dame, il bouscula le second qui tentait de lui barrer la route, furieux, jusqu'à qu'il se retrouve en face de la porte. Hésitant une seconde, il ouvrit la porte à toute volée, pour mieux se retrouver face à André Jubelin qui serrait Manon dans ses bras.
Ce dernier la lacha de surprise et resta les bras pantelants, le regardant avec des yeux écarquillés.


Alors comme ça ma fiancée me trompe, et avec un pote de surcroit...je le crois pas...c'est con hein, je parie que tu me croyais à perpette, et je suis là.

S'avançant dans la pièce, Paul arracha Manon de ses bras pour l'envoyer un peu brusquement sur sa couchette. Puis il se tourna vers André, respirant plus vite, le regard noir. Retroussant ses manches, il fit craquer ses doigts et lui lança:

T'as quoi à dire pour ta défense enfoiré?!

Sans attendre de réponse, Doria lui décocha un direct du droit en pleine pommette, qui l'envoya valser contre le mur...
Blessé au plus profond de lui, la colère le submergeait et ce serait difficile de le calmer, très difficile....
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le Mer 12 Nov 2008, 16:22
André encaissa le choc qui l'envoya valdinguer au travers de la cabine. Paul semblait incontrôlable, les yeux remplis de haine. André se releva avec peine mais un second coup le fit sortir de la pièce. Paul n'y allait pas de main molle. Il parvint finalement à se relever et cria.

- "Paul calme-toi! Calme-toi s'il-te-plait!"

Rien y fit, Doria n'étendait plus rien, devenu sourd par la haine. André essaya d'appeler la propriétaire du bâtiment à son aide.

- "Manon, aide moi s'il te plait, il est incontrô..."

Jubelin n'eut même pas le temps de finir sa phrase que Paul se ruait à nouveau sur lui, les yeux voilés par la colère, les poings en avant. André se déplaça sur le coté et esquiva les coups qui lui parvenait avant de lui envoyer un crocher dans le ventre. Mais l'effet attendu n'arriva pas, Doria avait de puissants abdominaux, plus qu'on ne pouvait le penser. Et laissant a peine le temps de réagir au capitaine, il riposta à son tour, l'envoyant au travers du couloir avant de se jeter sur son adversaire, le labourant de coups. André parvint finalement à se défaire de l'étreinte de son compatriote et couru vers l'arrière du bâtiment, retirant sa veste qui le gênait. Il était suivi de près par un fou furieux qui avait bien l'intention de lui passer un savon . Arrivé sur le balcon arrière, André souffla un peu et ordonna aux hommes présent, qui étaient en train de déboucher un pastis dans la joie et la bonne humeur, de s'écarter et de ne pas se mêler à cette amicale retrouvaille entre capitaines. Puis il se mit en garde face à son adversaire qui arrivait à la charge.

André n'avait certes pas l'expérience de Doria ou d'Erwan en combat en lieu clos et rapproché, mais si on lui donnait un peu plus d'espace ses chances de survie augmentaient. En effet, venant d'Indochine, il avait appris quelques techniques des arts qui se pratiquaient là-bas. André se plaça devant Paul et attendit que celui-ci vienne le chercher, ce qui mit peut de temps à se produire. Paul se jeta sur le capitaine avec la ferme intention de lui envoyer son direct droit favori. Jubelin pivota sur le coté, esquivant le coup et attrapant le poignet du de sous-marinier au passage.


- "Paul tu m'excuseras pour ce que je vais te faire, mais je ne sais vraiment pas comment te calmer. Et j'ai pas l'intention de te laisser me tabasser et te défouler sur moi pour ton bon plaisir."

Dit-il d'un ton froid. Et d'un mouvement circulaire, se penchant en avant et envoyant sa jambe en arrière, il le projeta par dessus son épaule, l'envoyant par dessus bord. Peut-être qu'une douche froide le ramènerai à ses esprits...
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le Mer 12 Nov 2008, 16:55
Pute booooooooorgne!

Doria lança ce juron alors qu'il tombait dans le vide, droit vers les abysses...où un léger "plouf" se fit entendre, couvert par les bruits des moteurs.

Un homme à la mer! Un homme à la mer!

Les marins furent prompts à réagir et ce cri fut relayé jusqu'au poste de commandement, qui stoppa les machines immédiatement.
Mais les quelques secondes qui s'étaient écoulées avaient éloigné Doria à presque une centaine de brasses du sillage du torpilleur.

Un instant assommé par le choc très violent de sa chute dans l'écume, il se vit couler, incapable de réagir. Ca pour être calmé, il l'était, il n'y avait aucun doute. Il repensa à Manon, à son équipage, les allemands, sa mère, son chien mascotte. Sa vie défilait elle devant ses yeux, où était ce lui qui la faisait défiler? Soudain la colère le reprit, il allait quand même pas finir comme ça! Et le manque d'air le sortit de sa torpeur, achevant de le convaincre de se battre pour vivre.
L'eau était de température agréable sous ces latitudes, fort heureusement pour lui, et il remonta vers la surface à l'énergie du désespoir.

Bercé par la houle, il s'essuya les yeux et jeta un oeil autour de lui. Plus loin le torpilleur semblait se désolidariser du Sirène pour pouvoir manoeuvrer et faire demi tour.
Doria s'égosilla alors au maximum de sa voix:


"Je suis là bordel! Envoyez moi une chaloupe tas de berniques! Putain!"


Paul faisait des signes des bras en même temps, mais il doutait d'être vu. Le clair de lune n' éclairait pas suffisamment la surface à son gout. C'était le moment de montrer son talent de nageur, car si le torpilleur faisait demi tour, il s'éloignerait de lui. Pourvu qu'ils ne bougent pas...s'il devait faire la planche, combien de temps tiendrait il? Et c'était sans compter avec le courant...de quel coté était il?
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le Ven 28 Nov 2008, 13:32
Effectivement le torpilleur semblait manoeuvrer pour venir à sa rescousse, mais comme prévu, il s'éloignait de lui en faisant ça. Lançant un ou deux jurons supplémentaires, le jeune homme continua de nager tout droit, mais au bout de quelques minutes, il commença de fatiguer et fit la planche pour récupérer.
Il repensa aux évènements de la guerre, ses combats, ses propres victoires et défaites, sa vie dans le sud de la France avant la tourmente, Manon, ses parents, Casablanca....
Etait il en train de mourir? Parait que c'était comme ça avant que la grande Faucheuse parte, on revoyait sa vie défiler devant soi.

Mais soudain, un bruit sourd se fit entendre, accompagné d'une sorte de remous bizarre. Se redressant, il jeta un oeil autour de lui entre deux creux.


Qu'est ce que c'est que ce bord..EELLLLLL?!

Quelle chance! Finalement dame providence avait choisit son camp. Le Massilia venait de faire surface juste en dessous de lui, le projetant hors de l'eau violamment. Ca pour une veine.....
Le commandant tapa du poing contre la coque de son propre submersible qui naviguait au ralentit, avant de stopper net les moteurs quelques instants plus tard....

Pourvu qu'ils l'entendent!

J'suis là bande de moules! Bougez pas pute borgne! Bordel à cul!


Tout le repertoire le plus ordurier du capitaine y passa, et une minute plus tard, la porte du sas de la baignoire s'ouvrit, et un grand éclat de rire se fit entendre:

Hahahahahaha putain il est là les mecs! Amenez une corde! Commandant on vous tire de là, courage.

Jacques...si je t'avais sous la main je te roulerais une galoche vieux frère.

Héhé, z'avez une sacrée veine, on est remontés pour savoir pourquoi z'étiez si long, et le Bright Hope nous a dit pour....enfin...désolé pour vous.

Regardes moi ces couillons, ils auraient pas bougé je les aurais rejoint à la nage. 'Fin bon...


Deux quartiers maitres sortirent et lui lancèrent un cable d'amarrage que Paul saisit fermement. Hissé à bord, il remercia les hommes, conscient d'avoir échappé de peu à la mort une nouvelle fois. Jetant un dernier regard vers sa belle étoile, il disparut dans le corps d'acier...
Quelques minutes plus tard, un message fut émis:


Ici Doria, à bord de son propre submersible. Cessez les recherches si c'est pas déjà fait, et c'est pas une blague, capiche?
Filons plein est pour suivre Nefertiti, terminé
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