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Blas de Cordoba
Respo Com'
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Un gato devora los jovenes.

le Dim 20 Déc 2015, 10:58
« Machine 1/2. Ramenez la barre à zéro.
- La barre à zéro. Machine confirmée, commandant. »

Le bruit discret d'un homme montant l'échelle du kiosque jusqu'à la passerelle de veille ne fit pas bouger le commandant de Cordoba.
Trop occupé à scruter l'horizon qu'il était ! La Flotte du drapeau Rouge avait recu une belle fessée, mais elle avait aussi rendu plusieurs beaux coups. Un duel dont la Flotte italo-roumaine était sortie vainqueur.
Ma foi tant mieux !

« Enseigne Diaz pour la relève, commandant.
- Très très bien. Surveillez ces lumières au 160, je veux savoir ce dont il s'agit.
- Oui monsieur. »

Aller, une tasse de café, si on pouvait appeler cette merde du café, et inspection de la bécane.
A peine en bas que mon second, lieutenant de son état, me tendit le rapport confirmant que notre seule perte depuis le début de la seconde phase de l'opération avait bien été « ramassée » par un Z506S italien de sauvetage.
Déjà ca de prit. Remus en était quitte pour payer la tournée à Constanta dès qu'on toucherait terre.

« Alexis.
- Blas ?
- Tu saurais me demander le rapport des actions de la Flotte pour dans six heures ?
- Naturellement. Andriguez, transmission pour Navire Amiral, TOUT DE SUITE ! »

Après un repos bien mérité, je pus lire avec satisfaction que plusieurs bâtiments ennemis avaient été envoyés par le fond.
Un croiseur lourd dont le modèle avait été offert par les allemands… c'est bien connu, on offre des croiseurs lourds… un puissant croiseur léger ainsi que plusieurs escorteurs. Les chiffres étaient sous doutes exagérés.




Sur ce. Je me dirigeai vers la proue du C-3, bâtiment envoyé par le Generalissimo au combat aider les forces de l'Axe avec les forces Azul, pour une inspection détaillée. Sans ne dire mot, il veilla à ce que tout & chacun de ses homme soit à son poste, prêt, réparé et reposé. Pour un bâtiment assez âgé et de conception périmée, le C-3 tenait son rang avec allure. Et de Cordoba en était fier !

De retour au central après une bonne demi-heure d'inspection minutieuse, l'enseigne Diaz fit son rapport.

« Commandant.
- Diaz, alors ces lumières ?
- Navire ennemi en feu sombrant par la poupe. Un croiseur italien recueille les survivants.
- Très très bien. A quand l'aube ?
- Dans deux heures commandant.
- Alors envoyez ceci aux autres bâtiments de l'Escadrille.
- Oui monsieur. »

L'Escadrille des sous marins de la Mer Noire était encore composée de CB italiens très difficiles à détecter pour l'ennemi… mais fort limités en capacité. Le navire d'origine yougoslave de l'ami Hens était d'une autre pointure.
Il fallait dire qu'en Roumanie on faisait feu de tout bois, on rafistolait tout. De Cordoba avait même crut voir un sous marin soviétique en cale après avoir été remonté des eaux, non pas pour y être étudié… mais désossé. Et ce n'était pas pour la casse. Marché noir ? Custom', comme disent les impérialistes américains, de matériel roumain ou réquisitionné ? A vrai dire peu importait… Blas ne montait que des engins bien ibériques, oui, il était chauvin.
Cette histoire ce sous marin russe expliquait peut être la peur des italiens de garer leurs beaux navires aux allures de voitures de sport dans nos ports.

Tiré de ses rêveries fantastiques de cuirassé italien pillé par une horde de mécanos bulgare, roumains & moldaves, Blas vit arrivé devant ses yeux le rapport des unités de l'Escadrille.
Les CB étaient à la traîne. Vu leur vitesse c'était assez normal. Mais ils se débrouillaient bien.

« Envoyez mes compliments à Petrov & Gutter.
- Bien commandant. »




« Diaz !
- Commandant ?
- Ordonnez une plongée.
- A TOUS LES POSTES ! PLONGEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE ! »

L'alarme de plongée retentit et le C-3 s’enfonça dans les flots. Les panneaux se fermèrent rapidement tandis que la barre avant sortait de la coque, cabrant à -20° tandis que la barre de plongée arrière se stabilisait à +20.

« Plongée confirmée 10 mètres commandant.
- 47 secondes, enseigne. Vous avez fait mieux.
- Vous n'avez pas précisez urgent commandant…
- Une remarque pertinente enseigne. J'ajoute donc cela à ma liste d'exercice. Hissez le periscope & dites moi ce que vous voyez. »


Diaz était prometteur & ferait à terme un très bon officier commandant. Un second digne des plus belles unités de la Flotte également, mais pour l'heure : école !
Alexis Rivarez tenait le poste de second du C-3 jusqu'à ce que le B-1 soit radoubé, ce dernier n'ayant plus d'officier commandant. Et Rivarez était aussi un bon élément.

« Rien en surface commandant.
- Très très bien. Alexis, je te laisse le centrale. Diaz, avec moi. »

L'enseigne suivit son officier pour un cours sur la reconnaissance des sous marins en surface ; si un de nos homologues de célèbre Podvodnaia était amené à se présenter en surface, la réaction devait être rapide, précise & surtout, mortelle. Lui ne nous laisserait pas le bénéfice du doute.
C'était triste, car d'une certaine façon Blas ressentait ce que les pilote du premier conflit mondial avait vécut envers ses collègues des profondeurs de l'autre camp, mais c'était la guerre.
Et une seule torpille suffisant généralement à couler les frêles engins que l'Axe & les Rouges commandaient.




A l'occasion, il faudrait qu'il rencontre les officiers de cette Podvodnaia. Même si Noël était une fête religieuse & donc ignoble pour les communistes, c'était peut être l'occasion.
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Blas de Cordoba
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Re: Un gato devora los jovenes.

le Dim 24 Jan 2016, 11:57
« On s'enfonce toujours commandant. »

Non ? Sans rire ! Non. Au lieu d'être sarcastique, il fallait rester froid d'esprit. Et chercher une solution à la merde dans laquelle on était.
Récapitulons. On avait torpillé un croiseur faisant partie de la flotte cognant nos unités de surface. Deux coups au but sur une demi gerbe.
Pas si mal.
Mais il y avait un hic. Le hic c'était l'escorte qui était surgit de la brume matinale de la Mer Noire. Un 7U. Une saloperie qui nous avait accroché au sonar. Les rouges étaient pas assez malins pour concevoir ce genre de bidules alors les rosbifs leurs en avaient envoyé par cargos entiers !
MERDE !

Destroyer soviétique classe 7U

« Cent mètres. »

Et voilà que les conducteurs de flottilles de la Gascogne avaient pointé le bout de leur proue pour grenader à tour de bras. Et pas avec le dos de la cuiller.
« Monsieur. »
Je leva les yeux, tous me fixaient. Ceux qui n'étaient pas inconscients. Ou morts. Ou entre les deux.
« Je pense que les tranches arrières sont démolies. Cent vingt mètres, bientôt la profondeur d'écrasement. Vos ordres ? »
Mon second avait un timbre de voix que je connaissais. Les autres membres de l'équipage peut être pas, mais je savais qu'il avait la trouille même si il le dissimulait. Assez bien. Tous les autres seraient les dents. Un priait.
Bon. Cela suffisait.
« Faites sauter les plombs de sécurité. Si les tubes acoustiques sont encore en état, transmettez à l'équipage l'ordre d'abandon du bateau quand on crèvera la surface. 
- Si on fait surface, ajouta l'officier navigateur.
- Mais j'y compte bien. Notre C-3 ne nous a jamais lâché depuis Carthagène, & ce n'est pas maintenant qu'il va commencer. »

Destroyer soviétique classe Leningrad

Les éléments largués, le submersible espagnol engagé volontaire engagea une remonté rapide quoiqu’incontrôlable vers la surface de la Mer Noire. Les vieux mais efficaces navires soviétiques avaient bien fait leur œuvre : le sous marin de l'Axe était perdu. Mais son équipage, pas encore.
Après plusieurs minutes durant lesquels de plus en plus de marins catholiques s'étaient mis à prier, le C-3 fit surface.
Le moins qu'on puisse dire, c'était qu'il était en miette. Cela serait trop long de décrire les dommages alors listons plutôt ce qui marchait : les pompes, un tube lance torpilles arrière, le cadran de plongée & le miroir ! Bon, la chance était encore avec le vaisseau.
Les hommes au signal d'alarme ouvrirent tous les panneaux. Dieu merci, les pompes tenaient encore bon pour leur majorité & bon nombre des marins espagnols purent littéralement se jeter à la mer, avec ou sans gilet de sauvetage. Seuls les blessés étaient systématiquement équipés de cet appareil. Et ils étaient nombreux.
« Commandant, allez y ! »


Blas, de l'eau déjà jusqu'aux hanches regarda son second alors qu'un homme criait là haut qu'un vapeur approchait à grande vitesse plein d'hommes à bord.
« Les russes Alexis. Ils ne doivent pas avoir ce bateau. Ni les codes. Tirez vous. Et c'est un ordre. Je vous retrouve là haut. »
Le second ne fit pas d'histoires alors que l'officier commandant le sous marin ouvrait les vannes Kingston. Les derniers survivants avaient quitté le C-3 alors qu'il s’enfonçait rapidement par la proue pour rejoindre les fonds de fer de la Mer Noire. Ah ! Neptune n'en avait pas beaucoup des comme lui ! Mais de Cordoba dans tout ça ???

Un nouveau trône pour le Dieu de la mer
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