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Augusto Migliorini
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le Mer 10 Déc 2008, 12:06
Tarente, 07 Décembre 1942

Le "Leone", destroyer Mirabello du commandant Augusto Migliorini venait de finir les manoeuvres d'amarrage. Il avait reçu depuis plusieurs semaines déja l'ordre de rejoindre le principal port Italien de la mer méditérannée au plus vite. Cependant, les alliés avaient lancés quelques opérations de grandes envergures dans le détroit de Tunis et y avaient mis des moyens considérables en utilisant notament des croiseurs.

Il avait donc du jouer au plus fin avec l'amirauté Italienne afin de pouvoir continuer à suivre et à participer aux opérations. Il ne regrettait rien, le "Leone" était toujours en bon état alors qu'il avait participé à des combats très durs et au final, les alliés avaient fini par lâcher prise et fuiaient maintenant plein ouest. Il fallait dire que les Italiens ainsi que leur camarades Allemands avaient vite perçu la faiblesse de l'organisation alliée. De gros navires certes mais ho combien vulnérables aux attaques à la torpille effectuées par les vedettes MS et S-boote. En très peu de temps, la ré-organisation des unités Italienne ayant été effectuée, les alliés n'avaient pu que constater l'ampleur des dégâts: 2 croiseurs léger enterpise coulés ainsi que d'autres endommagés de nombreuses reprises.

La stratégie de harcèlement avait fini par porter ses fruits. Augusto aurait bien voulu que l'amirauté réponde à ses appels en envoyant des navires lourds mais l'administration était bien trop lente à réagir et ce même en temps de guerre. Au final, il avait bien reçu l'ordre express de rejoindre Tarente en vue de prendre le commandement d'un autre navire mais il savait que faisant cela, il laissait derrière lui ses camarades et son destroyer leur était grandement utile au vu de son armement puissant.

C'était donc seulement après la bataille qu'il avait décidé de faire route vers Tarente prétextant une trop grande présence ennemie dans le secteur que pour pouvoir arriver plus tôt.

Alors que les hommes venaient à peine de finir le rassemblement sur le pont et que les permissions ainsi que les quarts avaient été distribués, une jeep avec chauffeur attendait Augusto sur le quai.

To be continued.
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le Sam 24 Jan 2009, 23:59
Augusto avait reçu des ordres par radio bien avant son arrivée à Tarente et il savait qu'il devait rencontrer au plus vite l'amiral Italien Angelo Iachino.

Il recupéra rapidement son manteau et monta prestement dans la jeep qui démarra au quart de tour. Nul doute que les consignes consistant à ne pas trainer en route avaient également été transmises au chauffeur du véhicule car celui-ci roulait à tombeau ouvert à travers les rues de la ville sirènes hurlantes.

C'est ainsi qu'Augusto fit une entrée remarquée dans la petite court intérieure de la batisse qui habritait l'amirauté Italienne. Un sécrétaire l'attendait sur les marches de l'entrée du batiment et lui demande de le suivre. C'était la première fois qu'Augusto se rendait dans les bureaux de l'Amiral de la flotte Italienne et il était conscient de l'honneur qu'on lui faisait. La Xa-MAS avait apparemment fini par se tailler une réputation aussi bien chez ses ennemis que dans sa propre amirauté.

Le secrétaire le fit entrer dans un immense bureau empli de boiseries. Au fond de celui-ci un homme se tenait assit dans un grand fauteuil en cuir en train d'inspecter une série de documents.

Lorsqu'il entendit les pas des 2 hommes se rapprochant sur le plancher, il prit la peine de relever la tête et de se redresser de son fauteuil. Il vint à la rencontre d'Augusto tout en prononçant ces paroles:

" Ha vous voila enfin ! On peut dire que vous nous avez fait attendre ! "

Et s'adressant à son secrétaire:

" Merci Giorgio, vous pouvez disposer.

" Je vous en prie commandant Migliorini, asseyez vous nous avons à discuter".


" Alors commandant Migliorini, d'après les rapports que j'ai reçu nos forces en méditérannée et plus précisément aux abords de Malte et du détroit de Tunis ont l'air de se porter plutot bien non ? J'ai suivis avec attention l'évolution de la situation et je dois avouer que nos hommes ont fait un travail formidable alors que notre manque de matériel et d'effectifs était criant. Nous sommes parvenu à tenir à bonne distance les croiseurs légers ennemis et essentiellement grâce aux vedettes MS encore une fois et grâce au sacrifice et à l'abnégation des équipages qui les manient.

J'ai également entendu vos demandes répêtées pour obtenir des commandements de navires de plus gros tonnage. Sachez que je n'étais pas en droit de refuser de confier à mes hommes le meilleur matériel possible car je les sais capable de l'utiliser mais malheureusement nos chantiers sont débordés. Toutefois, je peux vous assurer que les échéances seront respectées sans coup férir. Il y va aussi de ma crédibilité auprès du Duce auquel j'ai promis la souverainneté Italienne en méditérannée.

A propos des nouveaux navires, je crois savoir que vous avez été le premier commandant de la Regia Marina à se voir confier le commandement d'un destroyer leader de classe Mirabello. Comment cela s'est il passé ? Aux essais il était concluant certes mais au combat quelles conclusions en tirez vous ? "


Augusto qui venait à peine de digérer le "mini-discour" de son supérieur du vite retrouver ses esprits pour répondre. C'était la première fois qu'il rencontrait l'Amiral Italien mais déja il comprenait pourquoi cet homme assurait de telles fonctions. Rapide, net et précis dans ses dires, ses raisonnements et ses questions, il était également un orateur inépuisable et surtout possèdait un rythme de parole tout simplement effrayant noyant littérallement son interlocuteur sous le flux de paroles.

" Et bien ma foi Amiral, je n'ai absolument rien à reprocher à ce destroyer leader de nouvelle génération. Il est parfait à tout point de vue. Il allie la vitesse ainsi que l'agilité d'un destroyer à la puissance de feu d'un croiseur léger. C'est un ennemi redoutable pour les alliés. Mon navire pouvait occasionner de sévères dommages aux croiseurs légers anglais qui nous harcelaient. Je n'ai qu'un conseil à donner à l'amirauté: Commandez en d'autres, confiez les à des capitaines méritants et je vous garanti que les résultats ne se feront pas attendre. "

On pouvait lire dans les yeux de l'amiral qu'une grande satisfaction l'habitait suite aux propos tenu par le commandant de la Xa-MAS et il s'empressa de répondre:

" Je suis content que ce navire ait pu faire ses preuves sur le terrain. J'étais persuadé de son utilité et de son potentiel, je vais donc de ce pas ordonner qu'on active la constructions des autres exemplaires.

Vous le savez commandant Migliorini, ce n'est un secret pour personne mais notre flotte est l'une des plus moderne du conflit et je compte bien faire continuer les choses en ce sens. D'autre part, les états de service de votre flottille, la Xa-MAS sont très impressionants et vous pouvez compter sur l'amirauté pour quelle vous fournisse le matériel adapté à vos missions afin d'atteindre les objectifs que le Duce nous a fixés.

A ce propos, j'ai le plaisir de vous annoncer que vous aller prendre le commandement d'un nouveau navire et plus précisément du croiseur léger Luigi Cadorna. De plus, étant donné que les alliés ont quitté le détroit de Tunis ainsi que les alentours de Malte, des nouveaux ordres de missions vous seront confiés. Ils vous seront transmis par mon secrétaire en sortant d'ici.

Votre destroyer restera quant à lui dans la zone de Malte pour y assurer le blocus en tant que leader de flottille. Nous trouverons bien un capitaine aussi méritant et avisé que vous pour lui en confier le commandement.

Je ne vous retiendrais pas plus longtemps ici, vous avez un nouveau commandement à prendre et j'ai moi-même des tonnes d'affaires en attente.

Au revoir commandant Migliorini et bonne chasse ! "


La discussion avait prit fin de manière si rapide que Augusto en venait à se demander si elle avait jamais eu lieu ou si il avait révé. Déja il était dans le couloir et suivait Giorgio le secrétaire de l'amiral dans le dédale de couloir de l'amirauté. Celui-ci lui remit ses ordres d'affectations ainsi que différents documents administratif et il se retrouva à nouveau dans la jeep qui le re-conduisait vers le port mais vers un nouveau quai cette fois-ci ...

Quelques semaines plus tard, le Luigi Cadorna quittait le port de Tarente avec ses nouveaux ordres de mission.
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le Ven 30 Jan 2009, 18:08
Fin janvier 1943, Madrid
Depuis le début du conflit mondial, les pays neutres redoutaient toute agression d'un camps ou de l'autre. L'Espagne était dans ce cas.
Pour tenter de découvrir les intentions des béligérants, elle s'efforçait de décrypter les messages de tous les navires passant à proximité de ses côtes.
Depuis le passage du Jean Bart et de son escorte, les navires étaient rares sauf dans le détroit de Gibraltar.
Telle était la situation tandis Pablo Del Sol, responsable du décryptage des messages, classait divers documents secrets.

A ce moment un opérateur dérangea Pablo dans ses pensées.
-Monsieur, on a décrypté un message capté à Vigo !
-Allemand, américain, britannique ou français?
-Rien de tout cela, Monsieur! Italien!!
-................. Donnez-moi ce message.


"Rapport unité n°2:
Avons atteint la position 3.
Lançons opération Scipioni.
Très peu ou pas de présence alliée. Progression aisée."
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le Mar 17 Fév 2009, 23:55
Le soleil venait à peine d'apparaître à l'horizon lorsque le "Luigi Cadorna" commandé par le commandant Augusto Migliorini envoya un message radio codé à l'amirauté Italienne.

*** Arrivons sur zone dans quelques heures, tenez prêt une escorte aéroportée ainsi que navale pour nous escroter jusque Tarente. ***

La masse aussi imposante que gracile du croiseur léger de nouvelle génération semblait glisser d'une manière presque fantomatique sur le tapis liquide bleuté que lui offrait la mer méditérannée. Escorté par 2 destroyers Mirabello ainsi que d'un destroyer navigatori appartenant tous à la flottille Xa-MAS, ils revenaient d'une longue campagne en méditérannée orientale.

L'opération avait été baptisée "Diga Rotolante" et avait duré pas moins de 2 mois. Cette opération constituait sans doute la plus longue campagne jamais effectuée par la Xa-MAS depuis l'entrée en guerre de L'Italie aux côtés des forces Allemandes contre l'impérialisme Allié. Durant cette campagne, la Xa-MAS s'était efforcée non sans succès de prendre à partie les navires alliés circulants près d'Alexandrie, Port Said, Beyrouth, Haifa et Famagusta.

Certe la zone à couvrir était énorme mais les commandants aguerris qu'ils étaient n'avaient pas failli à leur mission. Durant cette période, la Regia Marina envoya par le fond des dizaines de cargos et de tankers, coulant même les frèles destroyers Anglais tentant désespérément de les repousser. L'amiral Iachino ne s'était pas trompé, même les croiseurs légers anglais ne pouvaient pas faire face au "Luigi Cadorna", appartenant à la nouvelle génération de croiseur léger dit "chasseurs de destroyers" et à sa force de frappe.

Au total, pas moins de 6 croiseurs légers, 8 destroyers, 7 tankers, un transport armé ainsi que divers navires marchands de divers tonnages furent envoyés dans les abîmes. La région était sinistrée et le trafic maritime totalement perturbé lorsqu'ils décidèrent suite à de nouveaux ordres de revenir à Tarente et de mettre fin à cette campagne.

Maintenant, ils étaient en vue du port de Tarente. Augusto savait que tout le gration les y attendaient pour célèbrer leur retour triomphant. On disait que le Duce était venu en personne les féliciter. Augusto souriait. Cela ne pouvait que faire plaisir à ses gars. Après tout ils avaient tous bien mérités ces honneurs. ils se battaient comme des lions à chaque engagement et c'est ce qui faisait la réputation de la Regia Marina et plus particulièrement de la Xa-MAS.

Quelques heure spassèrent encore le temps pour les 4 navires d'être escortés par une multitude de vedettes de type MAS affectées à la défense rapprochée des ports ainsi que par des nuées d'avions de chasse et d'observation.

Sur le quai une foule en délire les attendait se bousculant à tout bout de champs. La police militaire avait du mal à garder les distances de sécurité et à tout ce brouhara s'ajoutait la fanfare.


* Nom de Dieu quel bordel, j'étais loin de penser que la réussite de notre opération allait être célébrée ainsi * ne pu s'empêcher de penser Augusto.

Lorsque les manoeuvres d'amarage furent terminées et que les marins purent descendre du pont, ils s'alignèrent en rang, officiers supérieurs en tête devant la tribune officielle.

Le Duce épaulé par l'amiral Iachino récita alors un bref discour qui au plus grand plaisir de tous les hommes fraichement débarqués ne dura qu'une vingtaine de minutes qui lui furent cependant amplement suffisantes pour lui permettre d'hypnotiser la foule présente:


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Heureusement qu'Augusto et ses hommes savaient garder la tête froide en des moments pareils. Sans doute était ce du au fait qu'eux connaisaient le vrai visage de la guerre contrairement à tous ces civils acclamant à tout rompre le discour.

Augusto comprit bien vite la raison pour laquelle toute cette cérémonie avait été préparée pour être rapide. Après le discour suivit d'une remise de médailles et d'une accolade avec le Duce et l'amiral Iachino en personne, les commandants Migliorini, DiSavoia, Igallini, Remini de la Xa-MAS ainsi que les commandants Calabreze et Dumaresco de la XIII furent invités à monter dans des jeeps qui filèrent vers des quais étrangement moins fréquentés par les civils.

Augusto et Lorenzo, les commandants de flottille avaient eu l'honneur de monter aux côtés du Duce et de l'amiral Iachino dans la berline blindée qui les menait vers plusieurs masses sombres et extrêmement imposantes recouvertes de filets de camouflages...

Lorsqu'ils descendirent de leur véhicule, les commandants cités ci-dessus ne purent réprimer une expression d'étonnement mais aussi d'émerveillement. Devant eux tronaient pas moins de 6 colosses d'acier...Ils étaient tout droit sortis des chantiers de Tarente et de La Spezzia pour l'occasion. Ils avaient nécessité un effort de guerre fabuleux mais ils étaient enfin terminés. Leur vision permettait de comprendre l'état d'excitation du Duce et de l'amiral Iachino tout le long du trajet et de leurs allusions continuelles.

L'amiral Iachino prit la parole:


" Messieurs, je n'irais pas par 4 chemins pour vous exposer la situation. Vous êtes des capitaines méritants et l'Italie à besoin de soldats tels que vous pour la mener à la victoire ! Mais nous le savons tous également, les hommes seuls sans matériel adéquat ne peuvent rien. C'est pourquoi la Regia Marina a décidé de mettre en chantier et de vous confier ces merveilles des mers à savoir 2 cuirassés classe Roma, 2 croiseurs lourds classe Bolzano ainsi que 2 croiseurs légers classe Giussano.

Le commandement du Roma vous sera octroyé commandant Migliorini tandis que le commandement de l'Impero sera octroyé à Luigi DiSavoia. En ce qui concerne les croiseurs lourds classe Bolzano, ils seront sous le commandement de Valente Igallini et Flavio Remini. Tous ces capitaines appartenants à la Xa-MAS. Les 2 croiseurs légers de classe Giussano eux seront sous le commandement des capitaines Lorenzo Calabrese et Benito Dumaresco de la XIII ième."


Les hommes qui venaient ainsi de recevoir leur nouveau commandement prirent le temps de profiter du spectacle qui s'offrait à eux. Tous ces navires possèdaient des lignes tellement majestueuses qu'ils en étaient presque des oeuvres d'art même si ils ne pouvaient s'empêcher de penser que ces oeuvres d'art sémèraient probablement la mort autour d'elles. Ils bénéficièrent de 2 semaines de tests et d'entrainements intensifs pendant lesquelles tout fut vérifié maintes et maintes fois. En effet, ces monstres d'acier ne pouvaient avoir aucune faiblesse si ils voulaient sortir vainqueurs des combats à venir. La presse Italienne et Allemande se firent une joie de photographier et de filmer les exercices en mers afin d'alimenter une propagande déja bien active.

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Le croiseur léger de classe Giussano "Giovanni delle Bande Nere"

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L'artillerie lourde de la plage arrière du croiseur lourd de classe Bolzano "Bolzano"

Une nouvelle ère pour la Regia Marina Bolzano627ud3
Le "Bolzano" à l'exercice

Une nouvelle ère pour la Regia Marina Romasi3
Le "Roma"


Les cuirassés de classe Littorio et Roma, monstres d'acier invincibles
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le Mer 18 Fév 2009, 14:14
Palerme Hiver 43
Bruits de bottes…et de coups sur une porte étanche…

"Capitano… Capitano Slorm ! Une dépêche urgente de l'Amirauté !

Merde… Palerme ! (pour ceux qui connaissent leur classique Wink )

Entre Sergio et calme toi s'il te plait !

"Capitano, voici la dépêche !"
Merci, repos !

Pas moyen de se reposer une heure sur ce fichu rafiot.
Entre les bombardements journalier de l'aviation alliée et les staccatos stridents de notre DCA renforcée par les coups plus sourds des 88 du IIIème régiment de Flak de la Panzer-Division parachutiste Herman Goering, impossible de fermer l'œil.

Je ne parle même pas de la horde de mécanos, électro et ferblantiers soudeurs qui ont passé les derniers jours à boucher les derniers trous laissé dans notre coque par un sub britannique le HMS Trafalgar, dans un tintamarre hallucinant.

J'ouvris prestement l'enveloppe cachetée que me tendait le marin de 1er classe Sergio Pantaloni.

Ultrasecret code XVVII-A-66-unVI-XYY-21-1943

Ordre au Capitaine Dyvim Slorm de rejoindre immédiatement le port de Messine avec son bâtiment "Il Martello di Thor", Classe Ciclone, le plein de carburant, munitions et vivre effectué !

• Code de l'Opération: Tuono Ringhioso / Ausschimpfender Donner


But: Escorte d'armada type cuirassés et croiseurs, mission spéciale LA VALETTE, anti-sub.

Blablabla…

Signé du Commodore Augusto Migliorini

La vache, ils ont sorti les gros culs, il va y avoir du sport et il va faire chaud chez les rosbifs… pensais-je !

Je me levais et ordonna au 1er classe:

Tous les officiers supérieurs au rapport dans la salle de quart dans vingt-minutes !
Et comment va la famille Sergio ?

"Bien, merci Capitaine !"Bon… rompez !

Il salua d'une façon assez peu militaire, deux doigts sur la couture de son bonnet et tourna rapidement les talons. Bah ! C'est un bon marin, je peux compter dessus et tant pis pour le protocole !

Tout de suite après, mon ordonnance, un petit gars du Frioul dénommé Giuseppe fit son apparition avec un gros bol d'ersatz de café encore fumant !

Il faudrait que je pense à muter ce maudit cuisinier dans un bataillon de marche quelque part en Yougoslavie, pensais-je, même pas foutu de trouver du vrai café cet abruti !

"Alors Commandante, pour la fête de ce soir nous avons "trouvé" quatre gros cochons bien gras que nous avons piqué aux allemands, il y a aussi du Chianti à profusion et même de gros saucissons de mouton bulgare que nous avons échangé aux allemands cette fois contre nos vieux stocks de tortellinis en boite et…"
Je le coupa d'un geste de la main.

Il n'y aura pas de fête ce soir Guiseppe, la guerre nous a rattrapé, nous appareillons ce soir !

Guiseppe devint subitement tout blanc.

"Bien Capitano, quels sont les ordres ?"
Fais tuer les cochons et demande au cuistot de les apprêter pour l'équipage, s'il les rate, dit lui bien que c'est le départ pour le front de l'Est dans une division combattante de choc !

Il esquissa un léger sourire puis salua et parti sans un bruit !

Le temps de passer mon blouson, me rafraichir un peu et vider d'un trait ce jus de chaussette puant, j'ai le loisir en montant sur la passerelle devoir une effervescence accrue dans tous les coins de mon bâtiment. Sur le quai de petites grues chargent encore des containers de munitions, surtout des ASM. Les artilleurs DCA sont tous à leur poste et scrutent obstinément le ciel.

J'enfile mes gants de cuir fourré, l'air est vif et clair.

Sur la passerelle qui mène à mon poste un planton salue et ouvre la porte blindée du poste de commandement. Tout de suite je sens un air tiède et humide qui me prend au visage. Tous les officiers sont là au garde-à-vous de chaque côté de la table ou s'entasse quelques cartes maritime d'Etat-Major.

Repos Messieurs ! Vous pouvez vous assoir !

Un bruit de chaise que l'on traine est la seule sonorité que l'on perçoit, tous sont à l'écoute.

Je fais un tour de table du regard. Tous les officiers me regardent sans dire un mot, dans l'interrogation. Ils ont tous un visage volontaire, il savent déjà que nous allons remplir encore une fois notre mission pour l'Italie, malgré tout et que cela sera dur et pénible, ils le savent que trop bien.

Messieurs, voici les ordres que je viens de recevoir, nous appareillons dans 8 heures, j'aimerais savoir l'état du bâtiment, des structures, de l'équipage, de la météo et du ravitaillement.

S'ensuivit un long cursus de rapport de tous les officiers. Le bâtiment est en ordre de combat, pas un marin manquant sur tout l'équipage, nous sommes prêt à l'engagement à ma satisfaction générale. Nous pouvons appareiller direction Messine.

La fin du rapport approche.

Messieurs vous savez maintenant se que vous avez à faire alors à vos postes, bonne chance à tous, dis-je en saluant mes officiers, le Commandant sur la passerelle hurla une vigie.

Assit sur mon fauteuil de commandement, je lis le dernier bulletin de mon officier météo. Pas de problème majeur de Palerme à Messine en passant au Nord de la Sicile, par contre ce ne sera pas la même chose de Messine à Malte vu les occlusions météo entre le front froid qui stagne sur la région et le vent chaud et humide venant du Maghreb. Cela ne présage rien de bon pour nous, mais moins que pour les Anglais dans quelques heures !

Vitesse lente, barre au 180 ! Lançais-je au timonier.
L'officier de pont répercuta mon ordre !

Lentement, Il Martello di Thor déplaça la pointe de son étrave pour donner sur la sortie du port de Palerme. Entre certaines épaves due aux bombardements de ces dernières semaines, les vas et viens des bâtiments de guerres qui entrent et sortent du port ainsi que certains champs de mines à proximité de la sortie, la navigation est délicate.

Nous croisons quelques vedette M.S. rentrantes dont quelques unes en très mauvais état. La chance est de notre côté, la mer est quasiment d'huile juste une petite houle nous accompagne jusqu'à Messine. Juste ce froid humide qui glace les os jusqu'à la moelle.

L'aviation alliée est même absente du ciel, une vrai croisière touristique. Enfin presque, mon Off radio n'arrêtant pas de me harceler de message de notre Commodore Migliorini qui nous pousse au maximum afin de rejoindre Messine à pleine vitesse. On voit que c'est pas lui qui paye le carbu, le Commodore…

Après 18 heures de navigation, nous sommes tous assez fatigués par la tension nerveuse qui règne à bord. Des sub de la FANA ont été signalé, il faut être vigilant, louvoyer pour ne pas prêter la flanc à des torpilles accrocheuses et mordantes, puis il nous faut encore 6 heures pour entre dans Messine, avec toutes ces mines et filets anti-sub, c'est le cauchemar.

Je suis étonné, rien dans le port de Messine présage l'arrivé ou la mise à quai des cuir, je les cherche des yeux, mais rien. Seul un impressionnant croiseur classe Duca d'Aoste monte la garde sur le fronton de mer. Ses lignes de camouflages brisées et cassées pour éviter que les périscope des sub ennemis puisque calculer une fenêtre de tir le font ressembler à un énorme prédateur prêt à bondir sur sa proie. A côté de lui frétille une nuée de MS, M.A.S, et destroyer, ainsi que quelques torpilleurs Palestro et Curtatone qui font véritablement une ligne de défense anti sub, on peut tous entendre dans notre salle radar, dont la porte est légèrement ouverte, leurs ping caractéristiques.

Barre à 95, vitesse lente ! Ordonnais-je
Mise à quai 28, personne ne descends !

Aussitôt, l'officier de quart répercute mes ordres.

Nous sommes amarrés rapidement. Partout sur le quai, il règne une effervescence d'un port en état guerre.

Déjà quelques dockers tirent des lourds tuyaux de caoutchouc par-dessus le bastingage du Ciclone pour refaire le plein des multiples réservoirs.

Une Fiat jaune sable file à toute allure en notre direction et zigzague en tous sens pour éviter les grues et autres véhicules. A peine arrivé à notre hauteur que deux officiers supérieures sautent du véhicule encore en marche et grimpent quatre à quatre la passerelle menant sur le pont, suivit de prêt par deux autres officiers.

Un Capitaine de vaisseau que je ne connais pas ainsi qu'un attaché militaire de la Kriegsmarine ainsi que deux ordonnances Enseigne de vaisseaux me font face.

"Commandant, j'espère que vous avez fait bonne route. Vous arrivez bien tard, j'en suis navré mais vous devez repartir immédiatement au coordonnées suivantes, voici les nouveau ordres de mission " me dit-il en me tenant une large enveloppe aux armes de la Régia Marina.

Vous savez, Capitaine, je ne commande plus un MS, mais un Ciclone la vitesse n'est plus la même, lui répondis-je sèchement.

Il enchaina: "Nous connaissons votre réputation de chasseur de sub, c'est pourquoi vous avez été choisi pour cette mission ultra-secrète, il va falloir être très vigilant commandant, nous comptons sur vous et votre équipage, l'honneur de la Régina Marina est en jeu, le Duce à encore dit hier soir…"
Oui, répliquais-je, je sais ce qu'a dit le Duce, nous entendions que cela sur notre radio ! Bien, je vais faire le nécessaire, je ne vous offre pas de café, il est imbuvable à bord ! A propos, vous n'auriez pas un autre cuisinier à Messine, j'échange volontiers le mien ?

Les quatre officiers me regardèrent bizarrement, il doit être fou pensèrent-t-ils, allez savoir après plusieurs mois de combat acharné à traquer le sub il y de quoi devenir un peu psychopathe … Ils me parlaient de guerre et moi de cuisine…

"Pas ici commandant…heu… je verrais cela à votre retour, promis… bonne chance !"
Puis il saluèrent et partirent, l'entretien avait pas duré plus de cinq minutes.

Je décacheta lentement l'enveloppe en regardant ces planqué de l'Etat-Major descendre de mon bord, les ordres étaient les mêmes qu'à Palerme, rien de nouveau sous la pluie.

Nous appareillons ! Lançais-je à la ronde, l'équipage surentrainé maintenait une activité fébrile sur le pont.

Barre au 127, vitesse lente, à la sortie du port pleine vitesse !
Officier de quart, prenez la manœuvre !

Puis je me rendis à l'extérieur en sortant mes jumelles.

L'aurore pointait face à nous et les quelques maigres rayons de soleil qui dardaient son opalescence blafarde pointaient à travers de lourds et sombres nuages annonciateurs de tempêtes hivernales et fulgurantes. Les turbines du Ciclone marchaient à plein régime le propulsant sur la houle.

Tout à coup, une masse gigantesque, puis deux, puis encore deux plus petite mais énorme aussi se dressait devant moi, tout de suite je compris et en ajustant mes jumelles je vis un nom mythique se détacher de l'horizon, le Roma !

A quelques encablures, filait son sistership l'Impero chacun escorté d'un croiseur lourd le Bolzano puis le Profumo del Hellebore, masse gigantesque d'acier et de béton surblindé. En avant de cette fantastique armada un croiseur léger de classe Giussano et devant encore un destroyer que je n'arrivait pas à définir, il est si loin, si petit.

J'arrivais à peine à discerner encore un Ciclone et un Curtatone qui filaient comme des anguilles, de gauche à droite "pinguants" comme des damnés à la recherche des mortelles sous-marins ennemis.

Incroyable, toute la Decima-Mas était là, réunie pour un coup de force incomparable dans toutes les guerres navales depuis la haute antiquité.

Je me retournais et je voyais partout les marins et les officiers du Martello di Thor regardant cette force inouïe sans rien dire… impressionné devant tant de puissance brute. Même Enza, la chienne mascotte du bord se taisait.

Tout l'équipage au poste de combat, rapport sonar toutes les 10 minutes, vigies de guerre à vos télémètres.

Au même moment, un message optique nous parvint de l'énorme Roma.

"Bienvenue avec nous, commandant Slorm, cap Sud, Sud-Est, content de vous voir ici, votre position flanc garde droite, nous attaquons ce soir, bonne chance à vous, signé Commodore Migliorini.

Message Terminé."

Je ne pus m'empêcher de faire actionner le woup-woup caractéristique de ma sirène de combat en guise de réception du message, sorte de cri de guerre surgissant des profondeurs du Walhalla.

Le temps ajoutait encore à l'impression de gigantisme et de puissance, la houle herculéenne formait des gerbes d'écumes blanches sur les étraves en V, le Profumo del Hellebore du commandant Valente Igallini et le Bolzano du commandant Flavio Remini semblaient voler sur les flots tumultueux pour garder les flancs du cuirassé de classe Roma de Luigi Di Savoia.

Le temps est rageur, les arbres de foudre zèbres l'encre de la nuit, laissant une image persistante au fond des rétines de chaque marin, d'ombres chaotiques écrasés de perspectives Dantesque, la houle se creuse encore et devient mauvaise.

Mais face aux éléments déchaînés, nous maintenons une cadence de route infernale, les pings se rajoutent au pings, nous zigzaguons comme un homme ivre à très vive allure, formant tantôt des larges courbes tantôt des virages serrés, les hommes sont ballotés dans tous les sens mais s'accrochent avec force avec tout ce qu'ils trouvent et laisse passer la rage de la tempête....

Nous sommes les chiens de gardes de la meute et ça, nous savons bien le faire.

Toute la nuit nous couvrons la fantastique armada et alors que nous arrivons sur zone de notre objectif, nous entendons un sérieux accrochage entre un sub et un destroyer, celui de Léonardo Vila, nous pensons à lui, nous sommes tous sur son bâtiment en pensée mais nous ne pouvons pas faire marche arrière, c'est impossible, la voie est tracée, les dés jettés nous passons coûte que coûte.

Mais c'est trop tard, la FANA et les Britishs ont perdu sur ce coup là, la fantastique armada est passé et arrive sur son objectif.

Ce soir il y aura du roastbeef bien cuit pour petit déj. !

Tout à coup l'horizon s'éclaira comme en plein jour et une onde de choc percuta nos vitres blindées, branlant tout l'édifice, une masse énorme se détache soudain de l'obscurité totale, les monstrueux doigts de feu d'un titanesque colosse avait craché son mortel venin sur des anglais endormis et terrorisés…

De toutes ces pièces lourdes, le Roma vient faire feu.

Quelques secondes après, de gigantesques boules de feu écrasent, comme un phénoménal marteau pilon, les défenses blindées de l'ile qui s'éventrèrent et exposèrent lançant des débris de plusieurs tonnes à la ronde, une brève idée de l'enfer sur terre…

Vous qui voyez, abandonnez tout espoir, pensais-je.

Les quelques batteries lourdes de l'île qui ne furent pas pulvérisées ou broyées sous les coups, essayèrent de riposter rageusement les maigres coups de départ encadrait l'Armada, belles gerbes... mais sans grand dommage pour nous…

Il était enfin temps de rentrer, mission accomplie.

Dyvim Slorm
Valente Igallini
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Une nouvelle ère pour la Regia Marina Empty Re: Une nouvelle ère pour la Regia Marina

le Mer 18 Fév 2009, 18:31
C'était l'hiver qui régnait ce soir, les vent froids provenant des massifs montagneux du continent balayaient la région.
Mais ils se heurtaient aux résidus de vents chauds provenant du Maghreb, occasionnant de ce fait une atmosphèe lourde dans le ciel.
Autant le dire le temps était à l'orage ce soir. Un fort plafond nuageux commencait à s'ammonceller du dessus du port et de la ville juchés sur une petite île située au large de la Sicile. Ce soir les marins et militaires Anglais se rendaient à nouveau au bistrot pour célébrer une nouvelle journée à échapper à la furie des forces de l'axe qui s'acharnaient depuis des mois sur l'île.
Le bilan n'était guère fameux en fin de compte : les navires accostant à Malte étaient de moins en moins nombreux et les structures de l'aéroport étaient quasiment toutes détruites par les raids des jours précédents. Seul l'arsenal et les défenses cotières avaient été épargnés pour le moment. D'ailleurs les travaux pour remettre en état les stocks d'armements étaient toujours en cours. Par deux fois les forces Italiennes avaient réussies à faire sauter l'arsenal et les dégats occasionnés se voyaient toujours sur le port.
Mais on restaient optimistes, les travaux seront bientôt termiéns et Malte pourra à nouveau accueuillir une flotte de combat comme elle en possédait voici quelques mois.
Alors peu importe le ciel noir ainsi que les nuages, l'ambiance était au relachement ce soir.

Mais tout le monde n'était pas de cet avis. Dans son bunker, l'officier chargé de la surveillance sonar pestait contre le mauvais temps qui s'annonçait, brouillant les radars de détection maritimes et aériennes. Et pourtant ce n'était pas le soir pour être aveugle.

Au large, la mer était d'un noir d'encre. Il fallait vraiment avoir un excellent matériel pour distinguer les formes sombres qui, profitant des ténèbres, venaient d'apparaitre à quelques kilomètres à peine du port. Ce n'était pas cette fois de simples destroyers, les formes étaient plus grosses, bien plus menacantes.
Des formes passées inaperçue du cordon de sous-marins Anglais devant logiquement servir de protection avancée au port. Mais la Home Fleet dormait ce soir du sommeil du bien-heureux, une tasse de thé à la main et des chapeaux melons sur le visage. Une vache pouvait passer auprès d'eux et ils ne verraient que la bouteille de Whisky.

Au travers de ses jumelles, le Capitaine Igallini observait le port de Malte qui brillaient de mille feux dans les ténèbres de la nuit. Tout autour de lui, les officiers s'activaient afin diriger correctement le croiseur lourd qu'il dirigeait vers son objectif.
Naviguant tout feux éteints, son navire, un croiseur lourd de classe Bolzano, ouvrait la marche à un convoi unique en son genre. Quatre navires en tout, quatre navires dont la taille aurait fait pâlir tout commandant de destroyers.
Valente sorti de sa cabine et pointa ses jumelles nocturnes sur la forme qui suivait son croiseur. Le Profumo del Hellebore était suivi d'un second croiseur lourd, le Bolzano. Regardant un peu plus loin derrière son navire, il distingua au loin, malgré la distance, la forme gargantuesque d'un cuirassé Classe Roma pointant doucement ses canons princpaux vers l'île. Valente savait qu'un second cuirassé classe Roma fermait la marche mais la nuit lui masquait cet autre géant d'acier.
Ce soir, une forte force de frappe allait démontrer au monde que la Regia Marina n'avait pas encore mis en oeuvre sa véritable puissance. Et pour cette démonstration, quatre navires lourds dont deux cuirassés allaient être de la partie. Tout autour d'eux, une miriade de bâtiments de soutien voguaient, des destroyers, des corvettes et même des MAS. Toute cette armada approchait silencieusement et invisible du port Anglais de la Valette.

Valente rentra sur la passerelle et avisa son officier navigateur et son officier d'artillerie.


"Sommes nous arrivés au point de destination ?"

- Oui capitane. Les autres navires de la formation nous ont signalés par signaux lumineux qu'ils maintiennent leur vitesse ainsi que la distance entre chaque navires.

"Parfait .. Messieur Anglioni, est ce que les artilleurs sont prêts ?"

- Oui Capitane, les canons des tourelles sont finis d'être chargés.

"Bien .. communiquez aux artilleurs les coordonnées télémétriques de la cible. L'attaque se déroulera à l'heure prévue. Le Roma et l'Impero ouvriront le feu en premier."

- Capitane ! rapport de la salle radar .. ils sont arrivés !

Valente se précipita dehors et leva les yeux aux ciel. Malgré le plafond nuageux ainsi que la nuit, il parvint à entendre au dessus de sa tête les bombardiers de la Regia Aeronautica Italiana qui passaient dans un bruit sourd au dessus de l'armada.
L'opération de ce soir était double : la Regia Marina oeuvrait de concert avec la flotte aérienne dans l'attaque de Malte.
Les bombardiers Italiens devaient attaquer en premier et distraire les défenseurs de l'île tandis que la flotte de surface s'approchait de ses objectifs.
Chose promise, chose dûe, les aviateurs étaient arrivés à l'heure ce soir.
Aussitôt que les bombardiers survolaient l'île, celle-ci se réveilla en sursaut et commenca à faire feu dans toutes les directions dans le ciel. Ce déchainement de feu arrangeait les artilleurs Italiens qui, grâce aux lumières de la DCA purent localiser les bunkers de la défense cotière et les pointer.
Un à un, les canons lourds de la Regia Marina se dirigèrent vers un objectif propre à chaque navire. Encore quelques secondes, quelques secondes d'attente et la nuit allait se parsemer d'éclairs tandis que le tonnerre des canons allait résonner sur les Anglais.
En cette soirée, la Regia Marina attaquait pour la première fois au canon un port ennemi, chose qu'aucun Anglais ni Alliés, ni Allemand n'avait réalisé avant elle.

La radio se mit soudainement à grésiller. Le Roma, le navire amiral de la Xa-MAS, rompait le silence radio.


"A tout les navires .. ouvrez le feu !"

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