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Ernst Kartofel
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Re: Des suites d'Eureka

le Jeu 19 Nov 2015, 18:11
03 Octobre 194* 4h43

L’onde de choc et les bruits des déflagrations venaient à peine de s’estomper que du pont de l’U-421 et du pont de l’U-58  les trois canons de 37mm AA, un pour l’U-421 et deux pour l’U-58 se mirent à tirer à l’horizontale à la cadence de 120 coups par minute, sur les six canots de sauvetage éclairés par les projecteurs des dix sous-marins allemands, hachant impitoyablement les frêles embarcations et leurs occupants.

Après trente longues secondes de tirs soutenus, les aboiements des trois canons cessèrent dans la nuit.

Dans la lumière des projecteurs des U-Boots, à la surface de l’eau il n’y avait plus que des débris et des corps déchiquetés.
Lentement les U-421 et U-58 firent route vers la zone des débris.

Sur la longue plage avant des submersibles cinq membres d'équipage avaient pris position armés de MP/40.

A chaque corps dont les sous-marins approchaient, les marins présents sur le pont du U-Boot concerné tiraient une courte rafale dans la tête pour à la fois s'assurer que le naufragé était bien mort, mais aussi pour rendre impossible une identification future.

A chaque fois qu'un des sous-marins croisait un débris permettant d'identifier le naufrage, bouée, fragment de bois portant l'immatriculation du navire coulé ou du canot auquel il appartenait, un des marins, à l'aide d'une gaffe, repêchait ce débris qui était ensuite descendu dans le submersible.
Ces manœuvres et cette présence sur zone se poursuivirent jusqu'aux environs de 10h45 afin de bien s'assurer qu'aucun survivant ne serait en capacité de raconter la terrible interception et les évènements qui venaient de se dérouler.

A 10h45, le Fregattenkapitän Otto JUGGËN donna l'ordre par porte voix de cesser les opérations de nettoyage ayant jugé que la scène était devenue "perfekt sauber" et de faire route pour la suite de la mission.

L'opérateur radio de l'U-66 adressa alors au BDU le message que ce dernier attendait depuis de longues journées:



Les ordres de la chancellerie avaient été parfaitement exécutés.

- Six bâtiments alliés avaient été détruits,
- Une précieuse cargaison essentielle pour la victoire finale avait été saisie,
- Il ne subsistait plus aucune trace de l'existence de ce convoi et de son destin funeste,


Le bilan était plus que positif malgré la perte de l'U-234 du chef de flottille.

[HRP] Ce RP n'est qu'un texte qui se veut approchant des dures réalités des faits d'armes de la seconde guerre mondiale, et en aucun cas une apologie des crimes de guerre ni ne reflète les pensées de son auteur. A titre personnel j'ai eu beaucoup de mal à me décider de l'écrire car je suis profondément humaniste, et dans le contexte de ces derniers jours, il me semblait plus que tendancieux.
J'espère ne choquer personne par ces écrits qui encore une fois ne correspondent pas à mes valeurs ni à mon d'honneur en tant que militaire et ancien combattant à la retraite. [/HRP]
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Re: Des suites d'Eureka

le Mar 01 Déc 2015, 23:04
Casablanca 04 Octobre 194* 09h00]

La ville n’avait pas été sécurisée comme en lors de la conférence du mois de janvier 1943 immortalisée par Frank  CAPRA, le déploiement des forces de sécurité était tout à fait normal, pourtant, les mêmes acteurs étaient présents en cette matinée d’octobre dans la cours intérieure du même Ryad de la médina.

Assis sur un banc, côte à côte, l’américain parlait posément au français :

«
- Nous avons perdu le contact avec le dernier destroyer d’escorte qui nous avait alertés sur une attaque par une meute de sous-marins allemands, probablement la plus grosse flottille de sous-marins allemands, la 1. RV-1.LUP qui avait coulé deux des destroyers d’escorte, et un des cargos le « Gulfwing » nous a envoyé un SOS le 02 octobre en 22h05 rapportant l’interception par la 1.RV-1.LUP et la destruction de l’USS WALDRON DD-699.
A ce jour, nous estimons que le convoi a été intercepté, peut-être détruit, et malheureusement peut-être la précieuse cargaison en la possession des forces de l’axe.
Il est impératif de tenter d’intercepter au plus vite cette force sous-marine avant qu’elle n’atteigne un port lui permettant de débarquer la cargaison.
- J’entends bien Monsieur, mais comment voulez-vous que je procède ? Le méditerrané est vaste, les Forces Navales Françaises Libres, très réduites…
- C’est très simple Général. Nous estimons que seul le port de Toulon est à ce jour en capacité d’accueillir une flotte de sous-marins allemands, et dispose via la BAN Saint Mandrier, ou la BAN Hyères d’une capacité à évacuer rapidement la cargaison par les airs.
La mission des FNFL sera donc de bloquer l’accès à ce port. Utilisez pour cela votre plus célèbre flottille la FANA CARCHARODON.
De notre côté, nous allons bloquer Gibraltar par des mines et une surveillance du détroit assurée par la TF81 et la Force H.
- Très bien monsieur, nous allons faire ce que nous pourrons. »
10 Octobre 194* 19h16 à bord de l’U-201
Le Funkgast (OR) remit un billet au premier Wachoffizier.
Ce dernier, sur la demande de son commandant le Leutnant zur See Lanzo KLOPP, en fit une synthèse à haute voix pour l’ensemble de l’équipage présent dans le poste central.


"Komandant, des informations prioritaires sur les canaux  nous informent que les choses bougent du côté de Gibraltar.
Le BDU a reçu des informations en provenance de l’U-222 de l’amiral MULLER rapportant les faits suivants :
La TF81 est occupée à miner le détroit.
L’U-222 Wolfen a coulé à l’aide de trois torpilles l’USS New Orléans »
Les têtes de l’officier en second et du jeune Leutnant zur See KLOPP affichaient tout sauf des mines réjouies, et, c’est d’un mouvement d’ensemble que les deux officiers se penchèrent sur la table à carte pour examiner la partie Ouest de la méditerranée, commentant la situation.

Cela va être chaud de passer par là, d’après nos informations sur zone, outre l’amiral, deux flottes italiennes sont présentes : la Germanico et la Medusa.
Cela va attirer les alliés, pire que la petite vérole sur un camp de légionnaires…

19 Octobre 194* 15h55 à bord de l’U-201
L'U-201 venait de rejoindre la meute, en position, selon les ordres du FregattenKapitän Wolfgang Krüger assurant le commandement de la "Wolfsrudel" depuis la disparition de l'U-234 du Kapitän Kartofel,
La suite de la mission après l’interception du convoi était de convoyer la caisse "à bon port".

Profitant du calme de la matinée le Leutnant zur See Lanzo KLOPP parlait à haute voix devant quelques-uns de ces hommes  de la "précieuse cargaison" d'un ton moqueur :



"Krügy joue au Weihnachtsmann!!!
Un père noël chauve qui fume du cigare, boit comme un trou et sent tellement fort que même les méduses ne s’approchent pas de son U-Boot.

II a intérêt d'assurer, car il pourrait bien gâcher les vacances à Berghof s'il perd le cadeau de Noël du petit moustachu.

Imaginez que la casse se retrouve au 10 Downing Street, sous le sapin du "Bulldog" ou à la »White House »…

Ben oui!!! Quand on a "la barrique" comme lutin... tout peut arriver…

Si cela se produisait, nos chers amis berlinois n’aimeront pas du tout, mais alors pas du tout cela…hahahaha


Les hommes présents n'en revenaient pas!!!
Comment leur commandant pouvait oser tenir un discours pareil.
A jeun…..
Et oui, il n’y avait plus rien à boire à bord de l’U-201, comme probablement dans tous les autres U-Boots de la flottille à l’exception peut-être deux submersibles…



"Allons mes enfants!!! Großmutter n'as pas peur du loup, car c'est elle même un loup
"Hé oui, que peut-on espérer de la lie de la Kriegsmarine???
Sous mon commandement, on tâche de rester en vie et de protéger les nôtres,
Je m'en fiche de la caisse comme de ma première Fräulein, en revanche, ce dont je ne me fiche pas c’est des copains, et nous devons à tout prix protéger Jaenicke et sa boite de sardines"


L'intervention de Lanzo n'était pas anodine, il voulait secouer son équipage,car il venait juste de décoder un message du BDU annonçant que  l’U-222 Wolfen du KA Muller était perdu le 18 octobre.
En tentant d’échapper à la TF-81, il a touché une mine qui l’a sévèrement endommagé, contraint de faire surface, il a été achevé par l'USS ARCADIA.
Heureusement, cette douloureuse affaire s’est produit de nuit, et, à la faveur de l’obscurité, tout l’équipage du Wolfen a pu évacuer le bâtiment et se réfugier en Espagne d’où il a été exfiltré.
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Re: Des suites d'Eureka

le Jeu 03 Déc 2015, 20:50
19 Octobre 194* 23h42 à bord de l’U-21-Veronika


Le sous-marin était en attente et, pour la douzième fois en une petite heure venait de recevoir un nouveau message.

Depuis que son commandant avait pris la tête de la meute, le chef radio du Veronika ne savait plus où donner de la tête, il était littéralement inondé de messages.

Du poste radio après avoir pris connaissance des éléments, le second se hâta de rejoindre le poste commandement.

A peine avait-il fait 2 mètres qu'il fut apostrophé par son supérieur, le FregattenKapitän KRÜGER, Kruggie pour les intimes,  assis tout bonnement dans le carré des officiers,




   "Friedrich! !!! espèce de bois sans soif, immonde barrique à deux pattes, ramènes donc tes miches et dis-moi ou en son Hugin et Munin,
   Ont-ils des nouvelles concernant les mangeurs d'escargots ?"



Le second pris de court se retourna pour se retrouver devant le chauve à la barbe hirsute un cigare au bec.

Ayant l'habitude des métaphores du capitaine et tout en se demandant une nouvelle fois d’où le norvégien pouvait sortir en pleine guerre, en méditerranée un cigare, il répondit tout de go,




   "Heu notre avant garde n'a rien repéré de nouveau Kommandant depuis leur dernier message"





Acquiesçant silencieusement de la tête, Krüger, pensif lui répondit alors en lui tendant un papier




   "Retournes voir la Traviata pour lui demander de transmettre ce message puis rejoins moi au poste de commandement.

   Il va falloir qu'on réfléchisse sérieusement à la route à prendre pour approcher de Gibraltar, et surtout pour franchir de détroit face au courant.
   A ma connaissance, peu de U-Boot ont réussi cet exploit, seule la 34 Phoenix l’a fait dans le passé, et nous n’avons plus Ernst pour nous dire comment.
   Espérons que les anciens de la 34 qui composent la 1.RV-1LUP soient de bons conseils…



Prenant le message, Friedrich le lut et alla le remettre au radio pour transmission





   Von : U-21-Veronika


   Zu : 1.RV-1.LUP, bref le reste de la meute.


   Betrifft: Auuut la Cie,


   Tout le monde reste sur sa position.


   On attend que Jaenicke se bouge.


   Vous me courrez sur le haricot avec vos multiples messages, et ça me donne mal au cabochon d’autant plus qu’il n’y a rien presque plus de médecine à bord et que nous ne pouvons pas distiller.


   Voici les ordres :


   Hors de question d’aligner 2 Trans-O en première ligne, ils doivent au contraire servir de garde rapproché à Jaenicke, car si des ASM viennent au contact et asdiquent à tout va ce n'est pas avec de l'impact qu'on arrivera à les éradiquer.

   Je pense au contraire qu'il faudrait des subs de petite taille "Type IId", plus difficilement repérables pour nous ouvrir la voie.



   Je vous rappelle qu'on doit rester furtifs, et donc ouvrir le feu qu'en dernier recourt.

   Il faut aussi que les éclaireurs soient réactifs, afin de nous informer des MS mais aussi pour éviter d'être harponné.

   Bref en tête, Lanzo et Friedrich.

   Je suis néanmoins d'accord avec toi Lanzo il serait bon aussi d'échelonner nos déplacement en 2 groupes avec au moins 12h intervalle afin de sécuriser la zone le temps que le second groupe vienne à lui.

   Le premier groupe qui bougera dès que Jaenicke nous aura rejoint sera composé de :
   Otto, Rudiger, Ahlman, Erich et Harald

   Et le deuxième groupe :
   Moi, Jaenicke, Gerhard, Hermann et Hans

   Erika quant à elle ferme la marche.


   Sur ce bien à vous...
   



21 Octobre 194* 18h30 à bord de l’U-201





   Montez à l’immersion périscopique



Ces quelques mots venaient d’être prononcés par l’officier en second qui était de quart et allait se livrer pour la énième fois depuis que son navire avait reçu la délicate mission d’éclairage, de découvrir l’environnement hostile dans lequel la meute allait se retrouver.


Cela faisait maintenant deux jours que la meute avait adopté sa nouvelle configuration.


Dans la journée les U-Boots naviguaient à une profondeur comprise entre 25 et 50 mètres afin de ne pas pouvoir être repérés par des avions ou des navires en surface, et, la nuit ils faisaient surface après avoir vérifié que la zone était « saine » pour recharger les batteries et renouveler l’oxygène dans le bord.


Ce mode de navigation ralentissait considérablement la progression du Wolfpack, mais la furtivité avait un prix….


Allait s’ensuivre le balais des ordres classiques de la marine allemande :

- L’officier de quart à l’ingénieur :
« Immersion périscopique. Les deux moteurs à vitesse lente »
- L’ingénieur à l’homme aux barres de plongées :
« Barres de plongée à monter ! Chassez cinquante litres ! »


La pression de l’eau diminuant avec la montée, le navire se détend et s’allège obligeant à reprendre du lest. L’ingénieur connait les quantités exactes, elles dépendent de la teneur en sel de l’eau ainsi que d’autres facteurs.


Le navire s’élève ; avec dix degrés de pointe, il remonte à peu près d’un mètre par seconde.


La manœuvre s’effectue lentement mais sûrement. Rien ne presse. L’essentiel est que le bateau se stabilise, qu’il soit bien équilibré sans aucune tendance à s’enfoncer.


A vingt mètres, Hans, l’officier en second monte dans le kiosque et s’assoit devant le périscope.


Ses deux pieds reposent sur les pédales lui permettant de faire tourner l’appareil plus ou moins vite en fonction de la pression exercée.
A quatorze mètres, à l'aide des vérins il hisse le périscope qui monte lentement, perce la surface de l’eau, l’effleurant presque, les deux moteurs marchent tellement lentement que les deux hélices ne causent aucun bouillonnement et le périscope ne soulève pas d’intumescence.



La main droite manipule le prisme pivotant permettant de regarder à 70° en l’air vers le ciel, puis à 0°, tout droit tout en faisant un 360° dans un silence le plus total.


Dans le réticule, de nombreuses silhouettes se dessinent dans la brume du soir


Le submersible n’est pas seul.


Un à un, Hans dénombre les navires et compare leur silhouette avec les silhouettes du livre d’identification :

 - petit tanker au 180° à un nautique
 - marchand côtier au 202° à un nautique
 - petit tanker au 225° à deux nautiques.
C’est un convoi US qui suit un cap E. Il fait route vers Gibraltar pour en sortir.


 - Un croiseur léger classe Emile Bertin au 315°, Cap NO à un nautique,
 - Un destroyer classe Mogador au 30° Cap SE à deux nautiques.
Des forces FNFL croisent dans la zone probablement pour garder Gibraltar en étant sorties d’Alger ou d’Oran.

- Un destroyer classe Maestrale au 340° Cap E à deux nautiques.
La présence de la Regia est donc confirmée…


Hans redescendit le périscope, puis alla informer son supérieur le Leutnant zur See KLOPP qui l'attendait à la descente du kiosque, de la situation.


Après un bref conciliabule, les deux officiers tombèrent d’accord sur l’importance de signaler au reste de la meute la présence des hostiles de façon à pouvoir s’écarter de la zone afin de faire surface plus tardivement, mais dans une mer sécurisée.

L’U-201 avait rempli son rôle d’avant-garde en détectant une menace potentielle.
Cette situation allait souvent se reproduire jusqu’au passage de Gibraltar.
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Re: Des suites d'Eureka

le Mar 08 Déc 2015, 20:07
29 Octobre 194* 00h30


Von : U-21-Veronika

Zu : 1.RV-1.LUP, bref le reste de la meute.

Betrifft: Opération Cojones

Auuut la Cie,

Groupe 1 = Églantine
Otto, Rudiger, Ahlman, Erich et Harald

Groupe 2 = Mirabelle
Wolfgang, Jaenicke, Gerhard, Hermann et Hans

Avant Garde = Angélique
Lanzo et Friedrich

Arrière Garde = Cerise
Erika

Électron Libre = Suzette
Gustav

Églantine et Angélique contact visu et échange vers 20h à valider avec Otto ,

Mirabelle et Cerise regroupement vers minuit 00

Suzette à ta convenance

Attention, dès que nous aurons dépassé la Longitude 2º15 W, il faudra limiter le plus possible notre présence en surface et naviguer à au moins 50 m de profondeur pour limiter le repérage par avions.

Sur ce bien à vous...





29 Octobre 194* 20h32



Von : U-201

Zu : U-21-Veronika

Betrifft: Opération Cojones

Angélique 1 - à 50m

Position 36º15 N ; 3º30 W

RAS

Convois UK et US ++++




29 Octobre 194* 23h24  position 36°30N, 2°15 W



Von : U-21-Veronika

Zu : 1.RV-1.LUP, bref le reste de la meute.

Betrifft: Opération Cojones

Auuut la Cie,

N'hésitez pas à nous signaler la position des ASM.

Bon le prochain point de regroupement
- Eglantine et Mirabelle : 36°15 N, 5°00W regroupement vers 12h00
- Angelique : 35°45 N, 5°00 W avant en couverture et en observation,
- Cerise a ta convenance et n’hésite pas à  signaler les mouvements ennemis surtout s'il y a du potiron, ou le retour de la grenouille solitaire d’observation.
- Suzette, il fait soif tâche de trouver du furieux.

On va approcher lentement, surveiller, attendre, attendre
Attente jusqu’à 00h00 pour tenter de passer le détroit lorsqu’il y a le moins de visibilité possible.
Nous passerons en surface pour pouvoir avoir le plus possible de veilleurs sur le pont, et à la queue leleu comme un bête convoi.

Méthode MARCANZI : que va piano va sano, que va sano va lontano, que va lontano se fa vechu

Sur ce bien à vous...






31 Octobre 194* 20h30



Von : U-201

Zu : U-21-Veronika

Betrifft: Opération Cojones

Angélique 1 à Mirabelle 1
Angélique 1 à Mirabelle 1

Krrrrrrr!!! shhhhh!!!

Angélique en position pour le 31/10 - RAS

Il semble qu'il y ait un trou dans les mines en 36°N 5°15 W et en 35°45N 5°30W qui permette de se glisser tel tigre lubrifié à l'huile capillaire à travers une alliance enflammée.

Prochaine position d'Angélique M sur 36º0 N ; 5º15 W pour le 01-11

Attendons confirmation

Terminé

Angélique 1 à Mirabelle 1






01 novembre 194* 00h38  



Von : U-21-Veronika

Zu : U-201

Betrifft: Opération Cojones

Krrrrrrr!!! shhhhh!!! Glouglouglouuu!!!!

Négatif Angélique,

Gardez position actuelle encore 48h, le temps que les retardataires nous rejoignent.
Il est hors de question de laisser des retardataires dernière nous et encore moins une cerise.

De même Églantine et Mirabelle n'avancerons que d'1 nautique pour demain.

Suzette indiquez votre position sur la carte on ne vous voit pas.

Prochain contact demain ~20h.

Mirabelle 1 fin de transmission

Sur ce bien à vous...




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Re: Des suites d'Eureka

le Jeu 10 Déc 2015, 22:19
02 novembre 194* 21h25  

U 21 - Veronika zone CG96


Le sous-marin croisait à une vitesse de 10 nœuds en surface par une nuit presque sans lune et sans étoile afin de recharger ses batteries.

Les vigies du kiosque scrutant de leurs jumelles les 4 points cardinaux étaient en état d'alerte, la zone était dangereuse tant du fait de la présence potentielle de navires ennemis que de mines immergées et flottantes.

Le Cdt Krüger de la baignoire, après avoir relevé uniquement la présence d’un seul autre Loup d’escorte, s’adressa à son second à 5 mètres plus bas avec son mode de communication habituel :



« Friedrich immonde pourceau de bois sans soif, c'est quoi ce merdier, nous ne sommes que deux sur la position du porteur du colis ?

Et que fout la Traviata ?
Il s'est encore emmêlé dans ses pinceaux ?

Il n'a pas intérêt à me ressortir le coup de Faust*, car le tas de poils est à mes pieds.»


*(la mascotte du U-boot, un chartreux de 20 livres)


Par le trou d’homme, la voix du second parvint des entrailles du sous-marin, répondant aux questions de son supérieur, et néanmoins presque ami désormais, son frère d’armes, son compagnon de combat, bref, de l’adorable Wolfy le norvégien…



Je sais pas Pasha, j’ai pourtant bien transmis vos directives !



Contrarié, d’une humeur exécrable, le Norvégien Barbu répondit sur un ton aussi sec qu’un hareng saur :



Et bien retransmets les encore une fois et CETTE FOIS PERSONNELLEMENT

Des profondeurs, la voix pleine de lassitude du second confirma l’acceptation de la suggestion scandinave à la mode teutonne.



Jawohl Herr Kommandant !




Rejoignant le radio, le Leutnant zur see Friedrich DUNKELMANN dicta au radio surnommé pas son commandant « La Traviata » on ne sait pourquoi, ou alors à cause de ses tititata récurrents.



Von : U-21-Veronika
Zu : 1.RV-1.LUP
Betrifft: Opération Cojones
Auuut,


Jaenicke fais ton bond dès que possible sur la position de regroupement.
On va stationner sur cette position à 50 mètres jusqu'à ce que tout le monde y soit (Églantine, Mirabelle et Cerise) et que le temps soit suffisamment pourri pour que nous passions comme dans une ribaude bien préparée.

Hermann, merci d'avoir suivi, rejoints le point de regroupement qu'une fois que Jaenicke aura décroché.
Rassures toi je ferais de même.

Sur ce bien à vous...





03 novembre 194* 18h15  

U 21 - Veronika zone CG96, profondeur cinquante mètres

Le Fregattenkapitän Wolfgang KRÜGER et son second le Leutnant zur see Friedrich DUNKELMANN sont tous les deux penchés sur la table à carte, évaluant la dernière route tracée par le chef de flottille par intérim pour passer le détroit :






Friedrich, nous n’avons pas le choix. Avec ce verdammt minefeld, nous allons être obligés de remonter pour raser le cul de la côte,  redescendre un stuck en serrant les fesses pour contourner par le nord la zone, et ensuite filer dans le détroit.

Nous avons de la chance, c’est une nuit sans lune, avec une visibilité nulle.

Nous passerons en surface lentement, et espérant ne pas se faire biser par une Explosive Kugel.
Fais transmettre les ordres à la meute via la traviata.



04 novembre 194* 00h01  

U-171, en surface

Le submersible naviguait en surface à une vitesse de six nœuds.

La nuit était noire comme de l’encre, la visibilité était nulle, les hommes de quart scrutaient désespérément l’obscurité pour tenter de détecter une présence ennemie, et plus concrètement encore, des mines qui seraient libérées de leur orin.

Mais la mission semblait impossible, du kiosque, on ne discernait même pas la proue du navire.
A 00h06, le submersible se mit légèrement à dériver de 3° vers le sud-ouest, et les hommes de barre n’arrivèrent pas à corriger la dérive.

A 00h12 et 32 secondes, une masse sombre heurta le submersible par son travers tribord arrière.

Instantanément une déflagration s’ensuivit ébranlant le navire et l’endommageant gravement.

L’U-171 venait d’être touché par une mine, à moins de trois nautiques du rocher de Gibraltar.
Par une chance inouïe, la charge de la mine était défaillante et l’explosion fut 100 fois moins importante que ce qu’elle aurait dû être, se bornant à enfoncer significativement la double coque, rompant sous l’effet de l’onde de choc de nombreuses canalisations rendant impossible toute tentative de plongée dans l’immédiat.

Le KorvettenKapitän Jaenicke Pfalh commandant l’U-171 donna l’ordre de lancer un message de détresse pour demander de l’assistance à toute la flottille, fit procéder à une évaluation des dommages, tout en poursuivant la route prévue.

Il fallait sortir du détroit, et, du fait de l’explosion, impossible de plonger pour tenter de profiter des courants de fond transitant d’Est en Ouest.



U 21 – Veronika en IP au large de Gibraltar


L’U-Boot était remonté à l’immersion périscopique peu de temps auparavant pour suivre les mouvements de la flottille s’engageant dans le détroit.


La route était ouverte par l’U-66 et, le Véronika devant passer parmi les derniers, c’était le second qui était au manette pendant que « Wolfy » prenait quelques précieuses minutes de repos dans sa caille avant de prendre la manœuvre pour la traversée.




,ALARMMMMMMMMMMMMMMMM



Le Cdt Krüger sorti rapidement de sa bannette pour se diriger en caleçon et chemise vers le poste de commandement afin de retrouver son second.

Les lumières rouges clignotantes et les mouvements des hommes rejoignant les postes de combat ne laissaient aucun doute sur la gravité de la situation.

A peine arrivé il ordonna avec toute sa douceur coutumière :



« Friedrich relevé de situation !

Rétablissez l’éclairage continu !

Apportez moi un café et une tasse !
»


Presque par magie, quasiment instantanément, les mots venaient juste de finir de sortir de ses lèvres, qu’un quart de café de brulant était dans sa main droite et que, d’une main experte, le matelot faisant office de motel, etc, lui versait une rasade d’une des rares bouteilles qui avaient échappées au détournement de cargaison stratégique opérée par le KorvettenKapitän Hermann WERNER.

Son commandant approvisionné, le second commença son rapport :



« Pasha, A H+2 Mirabelle 2 est rentré dans le champ de mines, y'en a une qui a pété du coup, il se retrouve les 4 fers en l'air nu comme un ver devant le port.

Sa situation est critique, il a cependant colmaté ses voies d'eau.

Si non, pour nous tous les voyants sont au vert Poséidon a fait des merveille les moteurs ne vibrent plus et la Traviata est aphone».


Les yeux au ciel, le visage grave Wolfgang lâcha,



« Ahhhh Jaenicke... quelle idée de rentrer sabre au clair dans ce guêpier, mais il est suicidaire !! !!!

Il, Il a oublié qu'il était le porteur de colis ?

Il a bu du MARCANZI ???»



Non sans un sourire, son second Friedrich lui répondit



« Et bien j'ai eu l'opérateur radio du U-171, et il semblerait que des algues aient bloquées ses barres de direction. C’est du moins comme cela qu’il explique le changement de route »


Krüger regarda ses hommes se frottant le menton d'une main, puis un sourire au coin des lèvres le cigare au bec il répondit,


«
- Bonnnnnnn, et bien Messieurs c'est le moment de montrer qu'on a des Cojones, chargez les tubes 1 à 4, mouvement au 80 en vitesse lente on va rentrer dans la partie pour le sortir de ce merdier.

- Friedrich, préviens le reste de la flottille de la situation par un message flash, et rameutes moi les retardataires sur la position de Mirabelle2. »



En à peine trente secondes, tous les ordres furent exécutés, ayant enfilé un pantalon et mis sa casquette on ne sait pourquoi, le FreggattenKapitän KRÜGER informa le reste de l’équipage se trouvant à leurs postes de combat un peu partout de le sous-marin de la situation.








« Nous sommes aux postes de combat en situation critique car le porteur du colis est dans une béchamel infernale, il s'est jeté dans un champ de mines.

Nous allons le rejoindre pour former un rempart le temps qu'il sorte de la zone.

Préparez-vous à une longue nuit de veille les filles, Mirabelle2 nous offre une pêche au vif et c'est lui l'appât, ce n’est pas le moment de s'endormir il y a de fortes chances qu'il y ait du trophée à l'arrivée
»


L’U-21 – Veronika se porta aux côtés du Loup gravement blessé, prêt à le défendre à tout prix face à toute attaque, mais, tout en sachant que face à une flotte britannique de chasse, ils n’auraient pas une chance de survie.

La 1.RV-1.LUP se préparait à jouer son Waterloo ou son Camerone sur l’eau…
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Re: Des suites d'Eureka

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