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Ernst Kartofel
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Des suites d'Eureka

le Lun 08 Juin 2015, 21:26
Téhéran, ambassade d'URSS un jour entre le 28 novembre et le 1er décembre 1943.

La pièce était occupée par trois hommes, un obèse fumant le cigare, un moustachu en uniforme soviétique et un grand maigre relativement distingué d'un certain âge.
La seule fenêtre de la pièce avait les rideaux fermés, deux appliques éclairaient chichement les lieux de deux lumières blafardes. Les trois hommes auraient pu se trouver aussi bien dans le fog londonien au petit matin, qu'à proximité de Hudson River ou de la Neva à Leningrad.


"- Nos fouilles conduites par le professeur Jones dans la grotte de la colonne avancent relativement bien.

- Qu'entendez-vous par avancent relativement bien ? Des découvertes significatives ont-elles été faites ?

- Une très ancienne fiole contenant une huile aromatique sentant la myrrhe ainsi qu'au fond d'un puis des cendres rouges en très grande quantité, environ 450 Kg et qui seraient selon notre homme, les résidus de combustion d'encens de temple.

- Et alors, qu'est ce que cela signifierait selon lui ?

- Il est persuadé que la vieille fiole est en réalité une "Sainte huile" qui pourrait avoir été utilisée dans le Temple Juif antique de Jérusalem pour oindre la tête des grands Prêtres et des Rois d'Israël il y a plus de deux milles ans.

- Sur un site qui se trouve sur la rive nord-ouest de la mer Morte, à 13 km au sud de Jéricho? Mais il est fou votre Jones ?

- Le Docteur Jones n'est pas fou, peut être un peu excentrique, c'est du moins ce que nous pensons, mais il est tout comme son père un archéologue très averti ayant fait de nombreuses découvertes d'importance dans le passé. Il pense, sur la base de l'analyse de deux rouleaux de cuivre découverts il y a maintenant plus de dix ans par des archéologues allemands, qu'il est en possession du plan qui doit le conduire aux trésors sacrés du Second Temple, celui d'Hérode, cachés par les prêtres juste avant que les Romains détruisent Jérusalem (en l'an 70).

- Et ?

- Les "archéologues" allemands travaillant sous la conduite de la société Thulé pensent que "l'arme" s'y trouve.

- DOURAK, on se fiche de ce que pensent les nazis, ce qui est important, c'est est-ce que cela existe vraiment ?

- Le docteur Jones pense que oui, et Himmler aussi, ainsi que Hadj Amin Al Husseini l'ancien grand Mufti de Jérusalem qui a averti le Reichsführer que des fouilles entreprises par un archéologue américain dans la région de la mer morte étaient susceptibles de mettre au grand jour un secret devant rester cacher du regard des hommes."

Un long silence s'installa pendant plusieurs minutes, uniquement troublé par des bruits de déglutition, le tintement d'un verre que l'on reposait, et l'exhalation d'une longue bouffée de fumée.

Le troisième homme, après avoir raclé sa gorge s'exprima d'une voix légèrement nasillarde.

"- Gentlemen, nos agents du Special Operations Executive nous ont rapporté que dans les environs de Toulon, l'amiral Donitz a rencontré le commandant de la I.Reichsflotte Vanaheim - I. Langstrecken-Unterseebootsflotte Phönix, le Kapitan Ernst Kartofel afin de lui confier une mission. Deux jours plus tard, embarquaient à bord de son U-Boot plusieurs membres des forces spéciales de Skorzeny.
Les mêmes que celles qui étaient initialement prévues pour l'opération "Long Jump" déjouée par les services de renseignements du camarade Joseph ici présent.

- Da !"

- Cette affaire risque de nous mener très très loin et de prendre des proportions difficiles à imaginer.

- Well, si l'on doit contrer la société Thulé, il va falloir que nous demandions à nos amis du prieuré de Sion s'ils souhaitent nous aider".





Note HRP: En concertation avec les administrateurs, le présent RP est le récit d’une animation faisant appel aux outils d’animation mis à disposition des joueurs. Il s’agit d’un projet pilote mené pour l'évaluation de certaines possibilités futures (notamment pour la V.2.0.). Merci de votre compréhension.


Dernière édition par MERCo le Jeu 03 Sep 2015, 09:42, édité 1 fois (Raison : Ajout Note HRP (MERCo))
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Re: Des suites d'Eureka

le Mer 10 Juin 2015, 22:13
Casablanca 19 janvier 194*

Dans un Riad situé dans la médina, tout près de la fontaine agrémentant le cœur de la cours intérieure, confortablement installés dans deux fauteuils, deux hommes se font face.

Le premier, grand, un peu enrobé, âgé d'environ une soixantaine d'année et vêtu d'un costume clair trois pièces, d'une chemise blanche à cravate noire, arbore à son bras gauche un brassard noir.

Le deuxième homme, un peu plus grand que le premier, est mince, un peu plus âgé que le premier, mais de peu, arbore une moustache noire, les cheveux courts et un uniforme de l'armée de terre française impeccable portant les quatre étoiles d'un grade le désignant comme étant un des plus hauts gradés de l'armée française.

Les deux hommes s'expriment dans un français très académique, le premier ayant un accent anglo-saxon.

"- Vous vous êtes débarrassé du problème que vous posait le marin en demandant à un de vos amis artiste de bien vouloir trouver à travers les nombreux réseaux monarchistes un bras armé.

C'était très bien joué, mais nous l'avons appris, car voyez-vous, Fernand Bonnier de La Chapelle n'avait pas une grande confiance dans l'assurance que d'Astier de la Vigerie lui avait donnée de le sortir d'affaire. Il s'en était donc ouvert à notre attaché militaire.

La situation étant ce qu'elle était, normalement vous n'auriez pas pu vous trouver en face de moi aujourd'hui si, je n'avais pas donné l'ordre au Général Eisenhower de faire savoir que seul votre choix était acceptable par l'Amérique et non pas celui du Général NOGUES trop proche du grand échalas de Londres.

- Monsieur, je ne réfuterai ni ne confirmerai vos dires. Je présume que si vous êtes là, et pas le Général Eisenhower, c'est que vous avez quelque chose à me demander.

Je présume aussi que si vous citez précisément "mon ami artiste" c'est que ce que vous avez à me demander nécessite son assistance.

- Général, vous avez raison, je veux que vous me fassiez rencontrer cet homme le plus rapidement possible, et dans le plus grand secret.

Il en va du sort de la guerre!

- Cela ne va pas être facile, il est à Paris, trop connu pour pouvoir se déplacer facilement, du moins sans avoir la bénédiction de l'occupant, et je vous vois mal vous rendre dans notre belle capitale pour y faire du tourisme, du moins pour l'instant...

Mais, si je ne peux vous faire rencontrer notre nautonier, vous rencontrez actuellement l'un des trois croisés!"

Un silence s'installa. Seul le son cristallin de la fontaine, les gazouillis des moineaux venant y boire brisait la chape de non-dits qui venait de s'abattre dans la cours en cette fin d'après-midi.

Les derniers mots prononcés étaient très clairs: les États Unis d'Amérique avaient donné l'Afrique du Nord à une organisation secrète...

"- Yep.
Les allemands ont confié une mission de la plus haute importance à la plus grande flotte de sous-marins qu'ils aient.

Cette flotte commandée par le Konteradmiral Muller est en opération depuis début décembre dans une zone qui serait comprise entre les Açores et Haïfa.

Nous savons que le commandant d'une des deux composantes de la 1.Reichsflotte Vanaheim à embarqué à bord de son bâtiment le U-234 au départ de Toulon, plusieurs membres des forces spéciales de Skorzeny.

Cet U-Boot est un type XIV à long rayon d'action que les allemands surnomment "Vache à Lait", car il sert autant de ravitailleur de sous-marins que de transport de marchandises diverses.

Nos agents en Libye l'ont signalé il y a maintenant quatre jours au port de Tripoli.

Il faut à tout prix couler tous les U-Boots de cette flottille.
Tous. Pas un ne doit en réchapper, pas un homme ne doit survivre.

- Pourquoi ne vous en chargez-vous pas vous même ? Vous avez la plus grande flotte du monde, vos alliés britanniques la meilleure, alors que nous français, entre Toulon et Mers el-Kébir, nous n'avons plus rien.

- Parce que l'opération doit rester la plus discrète possible, parce que nos navires sont engagés dans le pacifique majoritairement, parce que la flotte britannique a chèrement payé la destruction du Bismarck, le ravitaillement de Malte et quelques autres combats, et parce que vous avez une flotte d'un genre un peu particulier...


Dernière édition par Ernst Kartofel le Lun 29 Juin 2015, 22:27, édité 1 fois
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Re: Des suites d'Eureka

le Lun 15 Juin 2015, 20:29
13 Février 194*

Quelque part dans un port inconnu, perdu sur une île ne figurant sur aucune carte, et perdue dans l’immensité du Grand Nord.
Du large, en l’observant à la jumelle ou même de près, on ne pouvait voir qu’une muraille de glace grimpant à presque cent mètres de hauteur sur toute la circonférence d’environ quinze kilomètres.


Il était impossible d’accoster tant la mer était agitée à ses abords et tant la muraille était abrupte. Des avions avaient tenté de la survoler et de larguer des parachutistes, mais les vents étaient tellement violents à son approche qu’ils avaient été déviés de leur trajectoire et rabattus sur la mer où ils s’étaient écrasés.

Si ces avions avaient pu survoler la banquise, ils auraient découverts que la haute muraille de glace abritait comme un petit lagon où stationnaient des navires de diverses tailles et une étrange forme allongée.

Si des observateurs aguerris et étrangers à la population de l’étrange île avaient pu voir quatre de ces navires, ils auraient crus rêver.

Les deux premiers navires étaient visiblement de conception française, mais il était impossible de les identifier précisément. Le premier navire, n’était plus censé naviguer depuis quelques années, celui sur sa proue ressemblait vaguement à un des deux plus gros bâtiments de ligne français.


Le troisième navire était monstrueux. De conception visiblement germanique, il ressemblait, mais de très loin à la classe Bismarck.


Le quatrième et dernier était fin, de conception britannique, peut-être un peu dépassée, mais en tout cas, il était impossible qu’il se trouve là, car il avait coulé quelques mois plus tôt par le Bismarck avant que ce dernier ne sombre lui aussi.


Les mêmes observateurs, s’ils avaient pu comparer les silhouettes qu’ils auraient eu sous les yeux avec celles de tous les navires naviguant sur toutes les mers du monde au même instant et dans les années passées, n’auraient pas pu, ne pas remarquer que tous ces navires étaient formidablement dotés de batteries de canons monumentaux.

Non, cela n’était pas possible, chacun des navires en tirant ne serait-ce qu’une seule bordée de tous ses canons sur le même bord, aurait chaviré sous le recul.

Pour finir, un océanographe naturaliste aurait déclaré que la forme rouge qu’il voyait flotter à la surface, n’appartenait pas au règne animal, mais au délire opiacé de l’esprit embrumé d’un Jules Vernes ayant abusé de la pipe.



Dernière édition par Ernst Kartofel le Lun 29 Juin 2015, 22:27, édité 1 fois
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Re: Des suites d'Eureka

le Lun 29 Juin 2015, 22:21
11 Mai 194* Grand Nord.

Les cheminées des quatre navires vomissaient des panaches de fumée d'un noir d'encre.
Majestueusement la petite flotte, tout d'abord très lentement fit pivoter la proue de chacun des bâtiments pour avancer en direction d'une des hautes murailles de glace qui fermaient le petit lagon.

L'étrange forme rouge allongée avait déjà disparu depuis quelques heures lorsque les navires s'engagèrent dans un tunnel taillé dans la glace.
De l'autre coté de la muraille, sur l'océan, un pan du glacier s'effaça démasquant une vaste ouverture par laquelle les quatre mastodontes guerriers sortis tout droit des enfers, accédèrent à l'océan infini, libres de toute entrave et prêt à se mettre en chasse de leur proie.

11 Mai 194*, mer méditerranée, du coté du port de La Valette.

VON: U-459
TO: U143 - Loreleï & U-66

Der Auftragseingang von BDU aufgenommen.
Die U-459 kehrte nach Toulon.
Bleiben Sie auf der Fläche, die Blockade weiter.
Prudence.

Ich bringe zurück zum Alkohol?

Übertragung endete

Ernst Kartofel.

VON: U-66
TO: 1.RV-1LUP

Ich komme zu dir jetzt nach Griechenland stehe ich, wo du bist, damit ich mehr sehen?

Ernst nahm auch ein paar Zigaretten.

Übertragung endete

Otto Juggen.

VON: U143 - Loreleï
TO: 1.RV-1LUP

Sammeln auf Position 36 ° 30 N; 15 45 E.
Für alle, die weit entfernt von diesem Bereich sind, nicht vermeiden, verschieben, als ob ein Gegner auf dich fällt ... niemand außer einem Mitglied des RVI werden nicht zu intervenieren.
Wir können uns nur auf uns selbst wieder verlassen.
Für andere, langsame Geschwindigkeit, 150 m Tauchen und Oberfläche in der Nacht. Setzen Sie ein Turmwächter und Hydrophon Stille, um nicht unversehens gefangen werden.

Ernst, Schnaps, Zigaretten, 200 kg Kartoffeln, Gerste und Zucker, ich habe mehr Rohstoff.
Wolfgang Krüger.

17 mai 194* à l'Est de La Valette

A bord de l'U-58 du Korvettenkapitän Erika RAUEURS tout était calme.
Régulièrement, toutes les deux heures, le submersible venait affleurer la surface, ses deux périscopes sortaient, l'officier de quart faisait deux tours d'horizon complet, plus l'U-Boot regagnait la sécurité des profondeurs.

Tout d'un coup, le submersible fut roulé comme un fétu de paille, sa coque se mit à craquer, plusieurs rivets sautèrent, et l'U-Boot plongea vers les profondeurs contre son gré.

Aussi soudainement qu'était survenue l'attaque, cette dernière s’arrêta.

A l'hydrophone, l'opérateur perçu dans les minutes qui suivirent des craquements de coque, des hurlements de surprise
Was zum Teufel, Arghhhhhhhhhhhhhhhhhh, was passiert? Wir werden alle sterben,

Un à un, tous les submersibles de la 1RV présents sur zone se faisaient attaquer par une menace inconnue.

Des profondeurs une voix grave se fit entendre et résonna à travers tous les submersibles.

Begite bednykh smertnykh , osmelivshikhsya brosit' vyzov komandira Merco Architeuthis .
Vy ne mozhete izbezhat' menya , iskupit' svoi grekhi pered voz'mu vas gluboko v bezdnu ....

A bord de l'U-143, le Fregattenkapitän Wolfgang Krüger éclata de rire.

(pour des raisons de compréhension nous allons maintenant traduire les textes).


Fregattenkapitän Wolfgang Krüger

C'est un putain de Ruskoff qui utilise un micro avec un amplificateur dans l'eau, et probablement nous avons subit une attaque à l'ultrason.


Matelot Kurt GRABDT (opérateur radio)

Vous, vous, vous, en êtes sûr Kapitan ? Que dit-il ?

Fregattenkapitän Wolfgang Krüger


Aussi sûr que de n'avoir plus aucune boisson d'homme à bord Pousin Puceau !
Il nous dit:
"Fuyez pauvres mortels qui avaient osé défier l'architeuthis du commandant MERCo.
Vous ne pourrez m'échapper, expiez vos péchés avant que je ne vous entraîne au plus profond des abysses...."

Bon, on va se le faire avant le retour du Kapitän Kartofel, et on va tenter de récupérer son corps, car pour tenir des conneries comme ça, il doit être tellement imbibé Yvan qu'à la moindre étincelle il doit exploser.
Avec la quantité d'alcool, qu'il a, je tenterai bien comme les Irlandais une triple distillation.

Mais, pour ça, faut pas que le Kapitän soit dans les parages, il nous dirait que c'est pas bien...
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Re: Des suites d'Eureka

le Mer 01 Juil 2015, 22:31
17 Mai 194* 18h39  Position 36°30 N 14°45 E

VON: U-421
TO: 1.RV - 1.LUP

J'ai des gros bruits de succion et des mouvements d'eau sur notre position, rien au périscope en surface, et dans l'eau on ne peut rien y voir.
Pas de solution de tir possible.

Fin de communication.
Gerhard von Schaft Wolfgang

19h32


VON: U-143
TO: 1.RV - 1.LUP

ALARMMMMMMMMMMMMMMMM

Position 36°30 N 14°30 E
Gros bâtiment Vitesse Rapide en approche, on dirait le Bismarck, mais en plus gros et avec des canons tellement gros que je ne voudrais pas me prendre un obus dans l'alambic.
Ce navire est inconnu, on passe en mode silence niveau Röhm Teutonique Kampf Galapagos.
S'il vient sur notre position, à moins qu'il ne s'identifie par le message de reconnaissance selon le code du jour "Turtle Rothaarig" on le coule, n'oubliez pas de bien savonner vos anguilles pour qu'elles glissent mieux dans les tubes au chargement.


18 mai 194* 09h44

VON:U-66
TO: TO: 1.RV - 1.LUP

Verdammte Scheiße Sabotage, Sabotage

Encore un coup des Italiens, des corses ou des grecs, mon moteur est en panne uet j'ai beaucoup de mal à le faire réparer.
Soit le chef mécano est noir parce qu'il a abusé d'un alcool de mazout frelaté que nous a livré un curieux navire de soutien Italien plein de pigeons, soit le matériel n'est plus de la Qualität Reich.
J'essaye d'arriver à toute vitesse, mais pour l'instant c'est plutôt mode rame.


10h49


VON: U-143
TO: 1.RV - 1.LUP

Ordres.

On maintient le silence et l'absence de mouvement. Assiette 0, mais verre plein, puis vide, puis plein, etc... vous connaissez la tactique "Weich, aber permante Alkohol."
Dans cette situation c'est au premier qui craquera... il faut des nerfs solides... et une bonne réserve d'alcool Wink

Gardez la veille si possible il y aura surement du remous cette après midi.

La grosse bête et le calamar sont des gros morceaux, donc c'est aux plus expérimentés chez nous d'ouvrir le bal.
Évitons si possible de tirer de jour car on risque d'avoir des déchets au niveau torpille et la tenancière Erika ne sera pas contente si on gâche les cotons tiges.



VON: U-143
TO: 1.RV - 1.LUP

ALARMMMMMMMMMMMMMM

Un autre gros cul en vu, mais celui là on dirait qu'on le connait, car il a la silhouette du HMS HOOD. Je le croyais au royaume de Neptune coulé par le Bismarck.
Visiblement c'est pas le cas, et en plus, il est passé en grand carénage avec une modification de taille, je distingue un lance-roquettes ASM "Hedgehog". IL est donc dangereux pour nous en IP il va falloir le dégager Schnell.
On va tenter de se le faire dans la nuit.

OP à lancer Vers 0h30/1h du matin

Il est en vitesse rapide, donc on l'attaquera à l'acoustique.
Il faut qu'on soit au moins 5 à y aller... le but étant qu'il coule au petit matin.



Effectivement le FregattenKapitan Krüger de son oeil exercé avait remarque à l'arrière de ce qui aurait pu être le croiseur HOOD cette particularité



19 Mai 194* 0h30

Le Wolfpack 1.RV - 1. LUP sous le commandement du FregattenKapitan Wolfgang Krüger passe à l'attaque.

A tout seigneur tout honneur, l'U-143 ouvre le bal et touche à trois reprise celui qui se faisait passer pour le HMS HOOD mais qui n'était que le HMS CAROTT.
- La première torpille touche lourdement sa cible à 0h30 et 15s.
- La deuxième torpille touche sa cible à 0h30 et 30s.
- La troisième torpille touche sa cible à 0h30 et 45s.

Dans presque le même temps, l'U-26 Seeschlang tire deux torpilles en direction du HMS CAROTT
- La première torpille touche sa cible à 0h31 et 42s.
- La deuxième torpille touche légèrement sa cible à 0h33 et 42s.

Cinq minutes plus tard, c'est au tour de l'U-68 Maxpelz de lâcher ses anguilles.
- La première torpille touche lourdement sa cible à 0h37 et 59s.
- La deuxième torpille touche sa cible à 0h39 et 01s.
- La troisième torpille touche sa cible à 0h39 et 37s.

19 Mai 194* 4h30

Pour la deuxième fois dans la nuit, l'équipage de l'U143 Lorelei inonda ses tubes et tira sur le HMS CAROTT.
- A 04h31 et 51s une nouvelle torpille acoustique de type G7as «Falke» (ou T IV) touche lourdement sa cible sans la couler.
Le FregattenKapitan Krüger n'en revient pas, le bougre reste à flot malgré tous les coups au but. De rage, il débouche un carafon de "Bizarre" et déguste une tasse de jus de pomme que lui avait donné un polonaise qui en prenait pour son petit déjeuner.

19 Mai 194* 6h10

Trois U-Boot du Wolfpack attaquent à leur tour à la torpille le HMS CAROTT

L'U-171 du Kapitänleutnant Jaenicke Pfalh tire à son tour deux torpilles.
- La première torpille touche sa cible à 06h14m37s
- La deuxième torpille touche sa cible à 06h15m40s

Durant le laps de temps entre les deux anguilles de l'U-171, l'U-26 Seeschlang du Kapitänleutnant Harald Grossenfallen  tira à son tour une torpille sur le HMS CAROTT mais son détonateur lui fit défaut.

L'U-421 de l'Oberleutnant zur See Gerhard von Schaft Wolfgang ayant ses tubes opérationnels inonda à son tour deux de ses tubes et tira par deux fois.
- La première torpille touche sa cible à 06h19m54s
- La deuxième torpille touche sa cible à 06h20m10s

De leurs périscopes chacun des commandants de U-Boot pouvait voir le HMS CAROTT en feu, gitant sur tribord mais restant néanmoins à flot et continuant à naviguer en zig zag à une vitesse d'environ 32 noeuds. Comme si les coups encaissés ne le privait pas de sa vélocité.
Soudain, un bruit se fit entendre, PING....... PING........ PING..... Le HMS CAROTT était équipé d'un asdic.
La situation allait rapidement devenir difficile pour le Wolfpack si leur cible ne coulait pas, et en plus les menaçait à la fois par sa capacité à les détecter avec son ASDIC et son éventuelle capacité à les détruire avec son hérisson." />
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Re: Des suites d'Eureka

le Mar 07 Juil 2015, 21:55
19 mai 194* 06h21

Ping, Ping, Ping, Ping, Ping, Ping

Sans cesse le Ping résonnait dans l’eau et vrillait les tympans de tous les opérateurs radios qui écoutaient aux hydrophones, mais, lentement, sournoisement, commençait à saper le moral de l’ensemble des équipages du Wolfpack.

En surface, le HMS Carott malgré les multiples coups au but encaissés, malgré les différents foyers d’incendie ravageant ses soutes et vomissant une monstrueuse fumée par son tribord, avait entamé une chasse implacable aux vaillants sous-marins de la 1.RV-1.LUP qui l’affrontaient.


19 mai 194* 08h47

A bord de l’U-421, le silence le plus total régnait, les hommes aux postes de combat étaient prêts à pallier à la moindre voie d’eau, au moindre départ de feu , tout en espérant que cela ne se produirait pas.

Ping, Ping, Ping, Ping, Ping, Ping, PING, PING, PING, PING

L’opérateur radio arracha son casque pour éviter d’avoir les tympans touchés, tellement le son indiquant que l’asdic avait trouvé une cible était strident.

En toute hâte, l'Oberleutnant zur See Gerhard von Schaft Wolfgang donna l’ordre de descendre à 150m en plongée « STUKA » pour que les charges de profondeur qui allaient suivre explosent bien au-dessus de la coque de sous-marin.

A 09h02m42s une première charge explose à une vingtaine de mètres au-dessus de l’U-421 l’endommageant légèrement.

Tous les hommes étant à la proue pour accélérer la descente, aucun membre d’équipage ne pouvait intervenir sur une éventuelle voie d’eau.

A 09h03m10s une deuxième grenade explose, mais cette fois à plus de cinquante mètre au-dessus et rate totalement sa cible.

Le sous-marin vire à tribord, passe en avant toute continue à descendre.

Pendant que le HMS Carott multiple ses grenadages et tente de retrouver sa cible à l’Asdic, de sang-froid, mais avec une bonne dose de schnaps dans l’estomac, l’équipage de l’ U-143 Loreleï avait positionné son bâtiment sur la route du chasseur ASM, remplit un tube, et, à 09h31m28s une nouvelle fois une torpille allemande toucha le croiseur de bataille et l’endommagea légèrement.

Pendant ce temps, le KorvettenKapitän Erich STEINER, avec un sang-froid à toute épreuve et une discipline de fer (d’après une source anonyme, tout l’équipage était ivre mort après bu un alcool fourni par un capitaine Italien ravitailleur) avait placé son navire juste à la route du HMS CAROTT.
Ce dernier ne pouvait qu’aller se jeter sur l’U-68 Maxpelz...

A 09h42m26s une torpille tirée sur sous-marin ivre toucha l’étrave du croiseur et l’endommagea légèrement.

Si la torpille avait été armée à l’impact en explosant elle aurait provoqué une brèche dans la proue embarquant l’eau de la méditerranée par centaine de litres à la seconde. Mais, mais l’officier d’armement ne s’était même pas rendu compte qu’il avait chargé une torpille non armée, tellement le mélange alcoolisé à base de mazout était corrosif pour les neurones.

Le HMS CAROTT poursuivit sa route, cherchant les Loups avec une avidité sans pareille, mais, il faut bien le reconnaître, peu de chance d’y parvenir tant la flottille était bien entraînée et commandée par le Fregattenkapitän Wolfgang KRÜGER en l’absence du commandant de flottille partit en mission solitaire.

Dans le même temps, un autre acteur s’était invité dans la bataille de titans.
Le gigantesque calamar rouge, tout droit sorti de l’imagination d’un Jules Verne halluciné s’en était pris respectivement à l’ U-171, l’ U-421 et l’ U-26 Seeschlang, les entraînant vers les abymes, mais devant les relâcher lorsque les commandants de chacun de ces navires vidangèrent rapidement leur soute à alcool de phoque.

[PUB] L’alcool de Phoque, une spécialité du Nord extrême mise au point, brevetée, et distillée par le Kapitän zur See Ernst Kartofel. [/PUB]


Durant toute la journée, les deux entités se livrèrent à une passe d’arme gigantesque.

Le HMS Carott quadrillant la zone de combat à toute vitesse, tâchant d’accrocher une cible et de la détruire, et, les Loups Gris parfaitement disciplinés décochant les uns après les autres leurs torpilles sur leur cible, l’endommageant de plus en plus.

A 18h45m, un autre Loup revient dans la danse, l’ du U-171 du Kapitänleutnant Jaenicke Pfalh, tire sa troisième torpille de la journée sur la cible par le travers.
Cette dernière, à 18h49m53s frappe sa cible et fut la torpille de trop.

Le croiseur HMS Carott se brisa en deux, et, à 18h50m08s, entraîna vers les abysses ses 1477 hommes d'équipage.


Dans le journal de bord de l'U-143 Loreleï, le Fregattenkapitän Wolfgang KRÜGER inscrivit.

19 mai 194*.
Avons coulé ce jour au large de Malte un croiseur lourd inconnu le HMS CAROTT.
Le combat a été mené et remporté par:

    - Fregattenkapitän  Wolfgang Krüger U-143 Loreleï (Type IXc) 6/6 Torpilles (dont 2 Lourdement et 1 Légèrement)- KorvettenKapitän Erich STEINER U-68 Maxpelz (Type IXc/40) 4/6 Torpilles (dont 2 Lourdement)- KapitänLeutnant Harald Grossenfallen U-26 Seeschlang (Type VIIa) 3/5 Torpilles (dont 1 Lourdement)- Oberleutnant zur See Gerhard von Schaft Wolfgang U-421 (Type VIIa) 3/3 Torpilles (dont 1 Légèrement)- KapitänLeutnant Jaenicke Pfalh qui à coulé le HMS Carott (Hood) U-171 (Type IXc) 3/3 Torpilles


Aucune perte à déclarer de notre coté.
Fait amusant, depuis le naufrage nous trouvons beaucoup de lapins morts en surface.
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Re: Des suites d'Eureka

le Mer 15 Juil 2015, 17:26
20 Mai 194*

L'explosion finale ayant accompagné le naufrage du HMS CAROTT ayant été entendue et vue depuis Le Port de la Valette, entraîna une sortie massive de navires Britanniques.
A bords des différents U-Boot composant le Wolfpack, les plaisanteries allaient bon train:

- Les Rosbeef n'ont plus de bœuf, ils viennent chercher du Lapin...
- Avec les vapeurs d'alcool et l'explosion les britishs ont cru que le Sub de Wolfgang avait explosé lors d'une distillation trop poussée, du coup ils viennent voir s'il y a quelque chose à boire à récupérer...
- Ils ont vu de la lumière, et sont venu voir qui avait ouvert l'écoutille...

Mais, pendant que la 1.RV riait, l'escadre ennemie restait sur zone, et, fait surprenant coopérait avec les forces britanniques Maltaises.

21 mai 194*

L'U-421 de l'Oberleutnant zur See Gerhard von Schaft Wolfgang s'approche du mastodonte, l'incroyable "Wunderwaffe" et tire deux torpilles.
La première touche sa cible sans modifier d'un iota, la route ou la gite du gigantesque bâtiment de ligne.
La deuxième torpille rate le navire, pourtant gros comme une vache au milieu d'un couloir.

Dépité, le commandant de l'U-Boot donna l'ordre de virer de bord pour suspendre l'attaque le temps de comprendre comment il avait pu commettre une telle erreur d'appréciation de position.


22 mai 194*, 06h30 GMT

Convaincu que son équipage n'avait commis aucune erreur, et que c'était lui qui avait mal apprécié la vitesse du "Wunderwaffe", avec l'accord d'un des commandants en second de flottille, l'Oberleutnant zur See Gerhard von Schaft Wolfgang se rapprocha de bâtiment de Ligne et lui décocha trois nouvelles anguilles.
Les deux premières touchèrent la cible, sans provoquer d'autre réaction qu'un changement de cap rapide et une route en zig-zag entraînant un raté pour la troisième torpille.

Environ deux heures plus tard, l'U-68 Maxpelz du KorvettenKapitän Erich STEINER subissait une violente attaque de l'Architeuthis martensi le prenant dans ses tentacules et le faisant rouler plusieurs fois sur lui-même.Dans son journal de bord, le Kaleunt STEINER nota:

Avons subi attaque d'un biologique.
- PC opération endommagé  
- Moteur diesel tribord touché  
- Sonar touché Après quatre quarante cinq de réparations intensives, tout est de nouveau opérationnel.
Avons pu contacter le Chef de Flottille par radio pour l'informer de l'état et tenter de trouver une parade aux attaques du biologique.



24 mai 194*, 00h15 GMT

Lassé par ses torpillages inutiles, et afin de remonter le moral de son équipage qui commençait être en rupture de "potion magique", l'Oberleutnant zur See Gerhard von Schaft Wolfgang attaqua un autre membre de l'étrange flotte, le vieux croiseur "Français" en lui décochant deux torpilles qui firent mouche et endommagèrent le navire qui se mit à giter par bâbord.

L'ensemble de la 1.RV reçu un message via l'Enigma informant de cette bonne nouvelle.
Aussitôt tous les officiers se concertèrent par radio afin d'organiser une attaque commune.


Tard dans la soirée, alors que le soleil avait disparu de l'horizon depuis une demi-heure, la surface de la mer fut agitée par un sous-marin portant le matricule U-234 et arborant une salamandre sur le Kiosque.
Le Kapitän Ernst Kartofel avait rejoint sa flottille en arrivant directement de messine apportant dans sa soute, outre ses torpilles, quelques bons cruchons de Grappa et de Cerasuolo di Vittoria qu'il avait promis de partager avec ses Officiers une fois la menace éliminée.

Il était porteur d'ordres ne pouvant pas transiter par les ondes, et, la réussite de la future mission allait dépendre de l'organisation, mais surtout d'une discrétion maximale.


25 mai 194*, fin d'après-midi,

Alors que le soleil darde ses rayons sur une mer méditerranée d'un calme absolu à deux nautiques à l'Est de Malte, à 16h40 GMT, le Chef de Flottille lança l'attaque contre le croiseur français en tirant trois torpilles acoustiques qui firent mouche:
- La première touchant de plein fouet,
- La deuxième frappant au même endroit que la première
- La troisième touchant lourdement le navire ennemi qui accusa six minutes plus tard une gite de plus de 18 degré sur bâbord.

L'ordre d'évacuation du navire fut donné, et, l'équipage paniquant face à la violence de l'attaque, mis les deux seuls canots de sauvetage du navire à la mer et tenta de quitter le navire fortement endommagé.



Dans le même temps, l'U-68 Maxpelz du KorvettenKapitän Erich STEINER et l'U-143 Loreleï du Fregattenkapitän Wolfgang Krüger touchèrent eux aussi plusieurs fois le vieux bâtiment dont la gite ne fit que s'aggraver et qui se retrouva en perdition en quarante minutes.

A 17h38, l'U-171 du KapitänLeutnant Jaenicke Pfalh tira une unique torpille à la proue du "Waldeck-Rousseau", achevant cette relique d'un autre temps, et affirmant une nouvelle fois la suprématie de la flottille de bois-sans soif allemande.




Dans ce naufrage, 686 marins inconnus trouvèrent la mort.


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Re: Des suites d'Eureka

le Jeu 23 Juil 2015, 21:50
25 mai 194*

Deux formidables bâtiments de guerre restaient encore sur la zone de combat ainsi que le monstre marin qui semblait avoir une intelligence animale proche de celle d’un être humain.
La 1.RV – 1. LUP aurait pu profiter des profondeurs et de l’absence de navires ASM au sein de cette force navale, mais, cela n’était pas l’âme de cette prestigieuse flottille dont la tradition remontait aux puissants Chevaliers Teutoniques.

Il fallait faire front, affronter l’ennemi et le détruire.

A 20h24, l’U-139 du Kaleunt Hermann WERNER engagea le cuirassé de type « Alsace » et le toucha d’une torpille bien ajustée..

Dans le même temps, l’U-421 de l'Oberleutnant zur See Gerhard von Schaft Wolfgang continua son travail de sape de l'incroyable "Wunderwaffe" et entre 22h00 et 22h30 lui colla deux torpilles de nouveau.

26 mai 194*

A presque deux heures du matin, l’U-139 attaqua de nouveau le FS Alsace et le toucha d’une torpille.
Juste avant huit heures du matin, alors que l’aube était déjà levée depuis longtemps, dos au soleil, l'U-171 du KapitänLeutnant Jaenicke Pfalh tira trois torpilles, deux touchèrent leur cible, la troisième fut projetée hors l’eau à plus de dix mètres de haut devant la proue du monstre d’acier.

Un autre monstre rouge de chair et d’on ne sait pas quoi était venu protéger le navire de ligne.

A 8h10 la radio cracha le message suivant :

Von : U-66
Zu : 1.RV – 1.LUP

Zweck: Menace.

Suis sous la coque du FS Alsace, mais il y a du monde
Destroyer classe Town et classe S-W plus un Chalutier armé ASM et pas mal de monde à un nautique tout autour.


Dans le petit carré de l’U-234, Ernst réfléchissait, regardait les cartes, et posait sur le papier une longue série d’idées.

Après deux tasses de café aromatisé au cognac (ben oui le café fournit par le Service d’Approvisionnement de la Marine SAM n’avait que le nom de café, et plus un goût de jus de chaussettes ayant été portées pendant trois ans, il fallait bien lui donner du goût, et pour l’instant, il restait du cognac), Ernst pris la décision qui s’imposait et demanda au radio d’envoyer le message suivant :

Von : U-234
Zu : 1.RV – 1.LUP

Zweck:  repli stratégique
Nos amis les inconnus se servent de la flotte ASM de Malte pour se protéger.
On va dégager maintenant des alentours de Malte et les entraîner vers Messine comme prévu sinon on risque de se faire couler par les rosbifs.
Le Fregattenkapitän Wolfgang Krüger qui s’est approché à leur faire une bise sur le cul nous a informé que le Wunderwaffe n’avait pas une égratignure, on dirait presque de la REICH Qualität et que le FS Alsace était touché par endroit.

Inutile de continuer pour l'instant les poursuivre, en tirant vous dévoilez votre position pour les ASMs qui vous couleront dès que vous vous serez signalé.
Donc dégagement pour l'instant.
Je vous rappelle que visiblement cette flotte mercenaire cherche à nous trouver et non le contraire, donc, ils viendront jouer sur notre terrain à nous.
Je vous tiens au jus dans la journée.
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Re: Des suites d'Eureka

le Mer 02 Sep 2015, 19:41
26 mai 194* fin de journée.

Toute la flottille avait dégagé de la zone de combat, et faisait soit route silencieusement vers la nouvelle position de regroupement qu'avait fixée le Kapitän zur See Ernst Kartofel par 37°15 N et 15°30 E, soit, pour l'Oberfahnrich zur See Erich STEINER et son U-68 pour vers une autre position pour se ravitailler auprès de la vache à lait de la flottille le U-58 de la seule femme de la Kriegsmarine commandant un U-Boot.

31 Mai 194* 09h00

Cela faisait maintenant cinq longues journées que la 1.RV-1.LUP attendait en embuscade la flotte qui semblait la traquer sans rien voir venir à l'horizon.
L'ensemble de la force ennemie patrouillait sur la position 36°30 N ; 15°15 E, bloquant toute possibilité de progression vers le Sud Est pour la flottille de U-Boots.

Cette situation était des plus embarrassante, car le Chef de Flottille avait des ordres précis à délivrer par oral à l'ensemble de ses capitaines, et cela ne pouvait être fait qu'en pleine mer, après avoir réuni tous les commandants dans le carré de l'U-234.
Cette consigne sur le mode passage des ordres venait de DÖNITZ lui-même.

Une décision devait être prise, et surtout des ordres devaient être transmis à tous les U-Boots sur la stratégie à adopter pour sortir de cette situation délicate, mais comment le faire sans être en surface, tout en étant à quelque encablures...

En cas de force majeure, la flottille avait une procédure d'urgence qui consistait à envoyer un message acoustique à travers le silence marin en tapant à l'aide d'un marteau sur la coque.

Une succession rapide de coups fut envoyée: -- . ... ... .- --. .

A la réception ces signaux, en l'absence de position précise, tous les U-Boots de la flottille savaient qu'ils devaient monter à l'immersion périscopique sur dernière position connue de leur chef de flottille dans les trente minutes qui suivaient la réception du message et guetter un message passé en Scott par le périscope

A l'heure prévue, tous les périscopes purent recevoir le message que transmis par de brefs éclats lumineux l'U-234.

Attaque à 21h00 sur le pseudo BISMARCK 2 torpilles chacun puis dégagement un nautique Sud Ouest et passage "Langsame Geschwindigkeit und Stille"
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Re: Des suites d'Eureka

le Lun 21 Sep 2015, 12:20
31 mai 194* 20h30

A bord de l'U-234 tout l'équipage était aux postes de combats.
Les torpilles des tubes avant avaient été parfaitement graissées pour qu'elles glissent dans le tubes sans accrocher et fusent dans la mer vers leur cibles.
Les réserves d'air comprimé avaient été vérifiées, tout était opérationnel pour qu'à l'heure dite les mortelles anguilles aillent chercher leur cible pour la conduire au cimetière sous-marin des ennemis du Reich.

Dans le Poste Central, Ernst s'approcha du puits du périscope, d'un geste machinal il allait retourner sa casquette quand il s'aperçut qu'il n'en portait pas.
Cela faisait maintenant plus d'un an qu'il n'arborait plus aucun aucun insigne d'appartenance à la Kriegsmarine lorsqu'il était en mer, mais les habitudes ancrées depuis l'académie perduraient, et, ce n'était pas la guerre et son cortège d'horreurs qui allaient les faire disparaître rapidement.

Lentement le tube monta des profondeurs du navire, arrivant au niveau du menton du capitaine.
Ernst se saisit des deux poignées rabattues et finalisa l'émergence du tube hors de l'eau pour donner un rapide coup d'oeil à 360°

La cible était là, entourée d'une escorte de Destroyers sortis de nulle part, se préparant sans aucun doute à chasser à qui mieux mieux les Loups Gris qui auraient eut le culot de lancer une attaque sur la majestueuse proie qui attendait la 1.RV - 1.LUP.

Un peu plus loin sur le tribord du "Wunderwaffe", un autre monstre marin naviguait à faible vitesse: le "FS Alsace".

La situation était plus que tendue, il allait falloir improviser et, espérer que tous les capitaines de la flottille s'adaptent à cette nouvelle situation et agissent avec discernement.

21h00

"Rohr Ein Loss, Rohr swei Loss, "
A deux milles quatre cents mètres de la cible, deux torpilles avaient été lancées en éventail, filant quarante nœuds les trois torpilles acoustiques allaient tenter de blesser le mastodonte d'acier pour entraîner dans la mort des êtres bien vivant.

Le chronomètre était déclenché, le tic tic tic tic tic allait rapidement devenir très angoissant pour l'équipage, aussi, afin de les occuper et de s'éloigner de la menace ASM avant qu'elle ne se déchaîne, Ernst chuchota, mais suffisamment fort pour que les membres de l'équipage concernés puissent l'entendre et agir en conséquence:

"Beide Motoren langsam voran, trimmen mindestens dreißig, machte Straße 260"


Une légère vibration se fit entendre dans tout le bord, lentement l'U-234 commença à s'incliner vers sa proue, puis, tel un avion dans l'air, l'inclinaison de l'U-Boot gita vers son bâbord.

A 21h05 et 6 seconde, une explosion se fit entendre en provenance de l’azimut zéro.
- "Torpedo Auswirkungen, aber zu früh, es ist nicht für uns."
Une minute plus tard, deux nouvelles explosions secouèrent l'U-234.
- "Torpedo Auswirkungen, aber  ist nicht für uns."

21h09 et 9 s.
Une quatrième déflagration fut perçue.
- "Torpedo Auswirkungen ist zu uns, und es stark beeinflusst wird"

Dans les minutes qui suivirent se furent douze autres explosions qui furent ressenties par tout le navire, et, une heure plus tard, la mer apporta en plus des bruits des hélices et des Pings des destroyers chassant la meute, les craquements et mini-explosions significatives du naufrage d'un navire.

Le Wunderwaffe venait d'être coulé.




02 juin 194*

Deux jours s'étaient écoulés depuis le combat contre les mastodontes.
Le sous-marin avait quitté la zone de combat, alternant les changements de route pour tenter de se rendre sur une position fixée à l'avance depuis longtemps comme étant un point de rassemblement pour la flottille.

- La première nuit, les destroyers avaient joués aux chats et à la souris avec l'U-234, comme sans doute avec les autres sous-marins de la flottille, mais, sans arriver à attraper qui que soit.
- La deuxième nuit venait de commencer, et, il était temps de savoir quelle était la situation présente.

Remontant à l'immersion périscopique, l'U-234 allait-il tomber dans une embuscade ?

Lentement, le périscope troua la surface des flots.

Vide, la mer était vide. Rien à l'horizon, juste une lune à moitié consommée éclairait la surface des flots.
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Re: Des suites d'Eureka

le Lun 05 Oct 2015, 22:57
Lentement l'U-234 monta à la surface, l'ordre de ventiler partout avait été donné, chacun des hommes d'équipage et des officier afin de s'oxygéner venait à tour de roule dans la baignoire.

Pendant ce temps, le radio sur ordre d'Ernst envoyait le message suivant à toute la flottille:

Von: U-234

Zu: 1.RV-1.LUP

Betreff: Treffpunkt

Guten Tag Kapitans.

Lorsque je me suis rendu à Toulon suite au message Flash reçu de la part de l'amirauté, j'ai rencontré en personne l'amiral Doenitz.
Ce dernier m'a communiqué de nouveaux ordres que je ne peux pas diffuser sur les ondes.

Regroupement en 35°30N 20°15E.
- Si la mer est calme je vous communiquerai les ordres en vous invitant à bord et en profitant pour quelques souvenirs ramenés de Messine lors de mon escale de ces derniers jours.
- Si la mer est trop agitée, je vous passerai les ordres en scott via le périscope.


Prenez en compte que cette mission est très dangereuse et que la force maritime alliée non répertoriée que nous venons d'affronter et de vaincre a probablement été constituée spécialement pour tenter de nous empêcher de remplir notre mission.

Prudence maximale, les alliés doivent nous écouter et notre mission ne peut que réussir, il en va de l'avenir du Reich.


L' U-234 mis ensuite le cap vers le point de regroupement à petite vitesse tout en restant en surface afin de recevoir les accusés de réception de chacun des Loups Gris composant sa meute.

Un à un chacun des U-Boots de la flottille accusa réception du message et confirma se mettre en route vers le point de ralliement.

Durant le trajet, le BDU transmis un message codé informant Ernst que la 1.RV-1.LUP allait être renforcée par de nouveaux capitaines.



Une fois décodé, le message disait ceci:


Sur mon ordre, au vu de leur insubordination malgré leurs grandes compétences sont affectés à compter de ce jour les Commandants :
Rudiger Volks
Ahlman Valentiner
Lanzo Klopp
Ils devront impérativement participer à la mission en cours.

06 juin 194* quelque part au large de la Valette à bord de l'U-201 du Kaleunt Klopp

Enlaçant son périscope tel un amour d’été Lanzo scrute l’horizon dans une valse lascive
Et pour tromper l’ennui il ne trouve mieux que de répéter depuis le départ sans cesse
et sans relâche l’histoire du Calmar en sauce


Haaaans tu m’écoute ?!


"Oberfahnirch Zur See Klopp !
Voici votre nouveau commandement... l’U-201
Un Type IIb, qui vient d’être rendu au port qu'il à dit
Et vous êtes en service actif au sein de la Phönix !
Sous le commandement du Kpt Zur See KARTOFEL
Une bande de bon à rien qui fout le souk à chaque ravitaillement au port
comme les tarés de l’U-143 qui ont dévalisé les entrepôts
… Et puisqu’on y est! tiens v’la la facture !"
qu'il me balança à la gueule avant de continuer
"Scheiße ! Et dire que ces fous nous ont débarrassé de ce foutus Calmar !?"
avec son léger un sourire au coin des lèvres
... il était fier du travail accomplis par la Phönix



Il repris aussi tôt  d'un ton hésitant
"jeune Kaleünt ! c’est vrais qu’il en ont fait une eau de vie ?!
… il parais que ça aide au plumard !"


Tu m'écoute haans!?


Allez ! On oublie la facture l’ami, la BdU s’en chargera qu'il à dit
mais bon je ne serais pas contre une bouteille
c’est pour un ami bien sûr !
Compris ?"


Jawhol herr Kontradmiral !!! que j'ai répondu droit dans mes bottes,
tout en pensant qu’un vieux remède de grand mère à base de betterave ou de carotte ferrait les affaires du vieux Kontradmiral
et contribuerai ainsi à faire vivre le mythe du Calmar en sauce

24 juin 194*

La mer était plate en ce mois de juin 194*. Entre Malte et la Crète, plus exactement sur la position 35°30N 20°15E , il n'y avait rien d'autre qu'une  vaste étendue vert turquoise sur laquelle le soleil se reflétait comme des milliers d'éclats de diamant.

Rien, non pas exactement, en regardant plus attentivement, un observateur aguerri aurait pu apercevoir régulièrement des tubes gris océan dépassant de la surface sur environ cinquante centimètres de hauteur et laissant derrière eux, un léger sillage.

L'extrémité supérieure d'une des faces latérales de ces tubes s'illumina de multiples éclats courts et longs.

▄▄▄  ▄  ▄  ▄      ▄     ▄  ▄▄▄  ▄       ▄      ▄  ▄      ▄▄▄  ▄  ▄▄▄  ▄      ▄  ▄  ▄  ▄

Dans le quart d'heure suivant, la surface de la mer commença à s'agiter et, majestueusement, treize sous-marins percèrent les flots.
Des têtes apparurent une à une dans le kiosque des bâtiments, des hommes prirent position, qui aux armes anti-aériennes qui aux canons de pont, puis les navires se rapprochèrent lentement les uns des autres.
Lorsque chacun des navires se trouva à une distance d'environ 0,03 nautiques, soit la distance permettant de lancer un bout et de faire transiter certaines cargaisons licites au sein de la flottille, mais illicites au sein de tout autre flottille, voire même de tout regroupement d'êtres humains, des canots gonflables furent mis à l'eau et commencèrent à converger vers l'U-234



Sur le pont, en short gris, pieds et torse nu, arborant une barbe rousse et une poitrine aussi velue que celle d'un Orang Outan, Ernst Kartofel attendant ses visiteurs.
Un, à un, les canots vinrent à couple, leurs occupants prirent contact avec le pont humide du bâtiment, pendant que les quelques marins qui accompagnaient Ernst, amarraient à couple les petites embarcations gonflables.
Tous les commandants de la flottille étaient présents. Une telle réunion en mer était totalement absolument contraire à toute règle de prudence élémentaire, et, dans leur fort intérieur, ils se disaient tous. "Si MULLER était là, cela ne se passerait pas comme ça!"
Mais, MULLER n'étant plus là depuis maintenant plus de neuf long mois, après un combat contre une force navale inhabituelle, constituée de navires hétéroclites, les commandants de chacun des submersibles, par habitude peut-être, suivaient les lubies du FregattenKapitan Kartofel.

Ernst les invita à descendre dans les profondeurs de son Loup Gris, en leur indiquant de rejoindre le carré.
A treize, ils, allaient se serrer, mais, c'était là, qu'ils seraient le plus à l'aise pour entendre ce qui devait être dit.
Les onze hommes, et la seule unique femme s'assirent pendant qu'Ernst restait debout à l'entrée du carré.
Sur la petite table, douze tasses étaient posées, et, comme de coutume, un flacon en terre cuite d'environ deux litres accompagnait les verres vides.
Chacun des invités savaient que son contenu était quelque chose de bizarre qui se buvait, ou s'utilisait comme carburant ou décapant, tout dépendait du besoin.

"Kaleunts, lorsque je me suis rendu au port de Toulon pour prendre le commandement de ce nouvel U-Boot, j'ai reçu de nouveaux ordres.

Ces ordres, m'ont été transmis par oral après que la personne que j'ai rencontré m'est remis un billet de l'amiral KD qui disait précisément ceci.

Les ordres qui vont vous être communiqués par oral sont de la plus haute importance.
Aucune trace écrite ne doit exister de ces ordres.
Vous me rendrez compte par message codé via le BDU.
Pour coder le message, vous utiliserez la dague que vous remettra le porteur des ordres
Vous détruirez ce billet après avoir lu.
Pour le Reisch
Bonne chance, que Plutarque vous inspire et que les Walkyries guident votre navigation.
KD

J'ai bien évidemment détruit le billet et mémorisé les ordres communiqués.

Kaleunts, voici notre mission.

Un convoi stratégique ennemi doit quitter prochainement le port d’HAÏFA à destination de Norfolk.
Ce convoi, composé de trois destroyers et trois marchands rapides classe Crosley, va transporter dans ses soutes une caisse de la plus haute importance pour l’avenir de la guerre.

L'Etat Major ignore totalement quel navire doit transporter la caisse, juste qu’elle mesure environ 2mX2mX2m.

Nous avons ordre d’intercepter ce convoi, d’arraisonner ces navires, de nous emparer de la caisse et de couler ensuite l’intégralité du convoi sans laisser le moindre survivant et ce, sans que le convoi n’ait pu lancer de SOS.

Une fois cette première partie de la mission réalisée, nous devrons acheminer la caisse au port de ******* dans la plus grande discrétion, et ce au péril de notre vie, car les alliés, s’ils se doutent de quoi que ce soit, chercherons à reprendre possession de cette caisse et de son contenu à tout prix.

Il est fort probable, qu’ils préféreront voir la caisse disparaître au fond de l’eau plutôt que de tomber en notre possession.

Une fois que vous aurez pris possession de la caisse, nous devrons envoyer en code un message laconique indiquant la réussite de l’arraisonnement et notre position.

Tous les dix jours, nous devront communiquer par radio en code notre position afin que l'amiral puisse suivre notre progression et rendre compte au Führer directement.

Dans cette opération, nous ne pourrons compter que sur nous-mêmes, nous ne devrons en aucun cas demander de l’assistance et nous serons la proie de toutes les unités des marines ennemies si leurs gouvernements venaient à prendre connaissance de notre mission.


Nous devrons être prêt à nous sacrifier les uns après les autres pour que le sous-marin qui transportera la caisse parvienne à destination.

Après s'être assuré que j'avais parfaitement compris les ordres le messager m'a remis la dague suivante:

Ernst posa alors sur la table une dague à manche d'ébène parcouru par un fil doré, et portant sur une face de la lame l'inscription suivante: "Meine Ehre Heisst treue"

Sur ces dernières paroles, Ernst pris son verre, et le porta à sa bouche tout en observant du coin de l'oeil les réactions de ses capitaines.


Dernière édition par Ernst Kartofel le Mar 06 Oct 2015, 20:28, édité 2 fois
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Re: Des suites d'Eureka

le Mar 06 Oct 2015, 19:50
Le FrégattenKapitän OttoJUGGEN commandant en second de la flottille prit la parole.

Très intéressant, une mission à la hauteur de notre flottille, mais maintenant il faut en être digne il en va de notre réputation.

Comme toujours ses commentaires étaient concis et empreint de la sagesse d’un vieux loup de mer.
Otto JUNGEN faisait partie des rares survivants de l’ancienne efficace flottille de sous-marins de la formidable flotte Reichsflotte Vanaheim de l’amiral LUTH qui avait en son temps fait trembler de peur tous les alliés du théâtre d’opérations atlantique et grincer des dents de jalousie bon nombre d’officiers supérieurs de l’axe.

Reposant son verre, Ernst déclara en réponse à son second de flottille.


- Oui Otto, mais la route est longue jusqu'à Norfolk.
Cela dit, je pense que pour des raisons de sécurité pour nous, il vaudra mieux intercepter le convoi soit presque dès son départ d'HAIFA, soit juste avant Gibraltar, et surtout, il faudra qu'on coule le convoi en entier totalement coordonnés en moins de 10 minutes.
Si ce n'est pas le cas, ils lanceront un SOS avec probablement la position tout en révélant notre existence.
Côté discrétion nous pourrions faire mieux, car cela attirera les alliés, pire qu'un pot de miel attire les mouches!

- Wolfgang, ton avis ?

- Sur la stratégie Wolfgang, pas sur le contenu de ton verre...
Krüger qui jusque-là n'avait pas ouvert un mot sembla sortir de sa torpeur... au 10ème verre de Rhum ingurgité.


Moi à la place du capitaine et vu l’importance du colis à livrer je lancerai un premier convoi à une dizaine de nautiques devant.
Avec pour ordre de rendre compte à heures fixes... si pas de nouvelle changement de cap et bye bye.

Enfin je dis ça...
J’aurai aussi déjà ouvert le colis dans un port des environs dès fois qu'il ait un p'tit arrière-gout de pommes.

Un sourire passa sur les lèvres fines du maître du carré.

Levant son verre, Ernst lança à l’ensemble des officiers présents :


Wolfgang, je te reconnais bien là ! Toujours l’esprit pratique et à la fois prévoyant.
J’espère que le commandant du convoi ne suivra pas tes conseils et que nous remplirons notre mission.
Sur ce messieurs, je vous propose de boire au succès de cette de mission !
PROSIT !

Tous les officiers suivirent le toast, qui fut suivit d’un autre toast pour l’arrivée au sein de la flottille du Leutnant zur See Rudiger Volks, puis du Leutnant zur See  Ahlman Valentiner, puis de l’ Oberfahnrich zur See Lanzo Klopp, puis de…

L’ambiance était joyeuse au sein du carré, et même l’unique femme du groupe, le Korvettenkapitän Erika RAUERS participait aux libations en répètant d’une voix pateuse :

« N’empêche qu’avec des crêpes il serait meilleur ce rhum ! »

Cinq flacons de ce qui n’était pas du rhum mais de la Grappa plus tard, les commandants se séparèrent en jurant tous qu’ils allaient couler ces fichus alliés, leur prendre la caisse, et fourrer dans le cul de Churchill, Roosevelt, Staline, Giraud et De Gaulle réunis les débris des navires qu’ils auraient détruits.

Avant de se séparer, ils avaient tous reçus l’ordre de se rendre dans des ports différents de l’axe ravitailler leurs navires, le plus discrètement possible, et de préférence le moins longtemps possible.

Exceptionnellement pour une fois, l’équipage du Fregattenkapitän Wolfgang KRÜGER serait autorisé à se rendre à terre, non pas pour se reposer, mais pour prendre en charge un nouveau navire, et ce, sous une garde ultra renforcée afin d’éviter que ne se reproduise les débordements, (libations maximales, troussage de personnel féminin voire même animal lorsque la libation avait atteint le point de non-retour pour l’état de conscience, et bien sûr les bagarres et destructions de matériel associées) qui avaient marqué la précédente escale à la base secrète du Groenland plus de dix mois plus tôt.
Autant dire que l’équipage de l’U-143 Lorelei était un équipage de parias.


Pendant ce temps dans le port d’HAIFA, à l’écart d’un doc, sous haute surveillance, six navires US venaient d’accoster.


  • 3 Destroyers Classe Allen M Summer.
      o L’USS BARTON DD-722 Commandant James SMITH
      o L’USS WALDRON DD-699 Commandant Alexander BROWN
      o L’USS HANK DD-702 Commandant William CAMPBELL Jr
  • 3 Marchands rapides classe Crosley
      o Le Gulfwing Commandant Willem SCHWEINGUN
      o Le Bartlesville Victory Commandant Jack O FLANAGAN
      o Le Monarch Of the sea, Commandant Steve MURRAY



Dans les heures qui suivirent les navires furent réapprovisionnés, l’équipage fut informé que les navires allaient rester au port attendant un chargement qui nécessiterait un appareillage immédiat, et, que de ce fait, ils étaient consignés à bord.
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Ernst Kartofel
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Re: Des suites d'Eureka

le Mer 07 Oct 2015, 12:28
Début septembre autour du 8, port d’HAIFA

Trois camions escortés par deux Bren Gun Carrier de la septième division blindée britannique et trois Half-track Car M3 US se présentèrent à la coupée du Gulfwing.

Le commandant, d’origine scandinave, Willem SCHWEINGUN, descendit au-devant des militaires débarquant du convoi routier.
Après un bref échange avec quelques officiers US et britanniques  ainsi qu’un civil, le commandant remonta la coupée pour rejoindre son bord, accompagné de huit hommes débarqués du convoi routier.

Le groupe embarquant était composé du civil, deux militaires du rang portant une caisse de 2m3, un officier américain et quatre MPs musclés, à l’œil vide, à la nuque raide et rasée et la mâchoire plus que carrée.

Deux heures environ après l’embarquement, les cheminées des six navires se mirent à cracher un panache de fumée, signe plus qu’évident que les feux étaient lancés, et que les chaudières n’allaient pas tarder à arriver à la bonne pression pour les marchands, quant aux destroyers, ils étaient déjà prêts à appareiller.

Environ huit heures après que le premier camion ait pénétré dans le périmètre sécurisé où était accosté le convoi, ce dernier franchissait les passes du port d’HAIFA et prenait la direction de l’Ouest.

14 septembre 194* Position 35°15 N 19°15 E

Plus de deux mois s’étaient écoulés depuis que le Kapitän zur See Ernst Kartofel avait accueilli à bord de l’U-234 les commandants de la flottille 1.RV-1.LUP pour les informer de la mission qui leur avait été confiée.

Depuis, tous les U-Boots étaient allés se réapprovisionner et, normalement, devaient avoir convergé vers ce nouveau point de rendez-vous où les attendait en immersion périscopique l’U-234.

L’U-21 - Veronika arriva au rendez-vous au petit matin.

De par son aspect extérieur rien ne pouvait le différencier des autres sous-marins.
Et pourtant celui-ci, sur le livre de bord était flambant neuf à sa sortie du port 2 semaines plutôt.
C'est à croire qu'il avait été prématurément vieilli sous l'action de la mer ou de son équipage... voir peut être un peu des deux.

L’U-boot émergea au milieu des autres sous-marins déjà en surface, dans un flot de bulles, tel un Orque épaulard dans un jeu de quilles, autant dire tout en finesse...
L'écoutille s'ouvrit libérant un nuage de vapeur noire à l'odeur infâme de friture et de poissons en décomposition.

Le commandant Krüger en sortit en admonestant son second :

« Friedrich, immonde bois sans soif, espèce de Bavard d'oie du dimanche, ne t'avais-je pas dis d'y mettre du doigté ?

Et puis tu devrais savoir qu'on ne peut faire d'Immelmann en sous-marin... »


Puis s'adressant à un des matelots sur le pont à l’arrière de la DCA,


« Alors petit, ce canot il arrive ?
Allez dépêches toi un peu et mets y un de la bonne volonté, va falloir souquer ferme car si ma baudruche n'arrive pas dans les premiers, je te déconseille fortement de rentrer dans le kiosque. Ta déconvenue sera aussi forte que le désespoir suscité par le reste de l'équipage...
et ne comptes pas sur moi pour te livrer des chrysanthème à ton enterrement. »


Le matelot ayant fait son choix, et le bon, le Commandant Krüger arriva finalement sans encombre et dans les temps impartis à couple de l’U-234.

Une nouvelle fois tous les commandants du Wolfpack étaient réunis dans le petit carré de l’U-234 à quelques différences près, il y avait trois nouveaux commandants, et pas un flacon en terre cuite n’était posé sur la table du carré.
A la place, une carte marine du secteur était positionnée.

Une fois tout son petit monde assis et attentif, Ernst prit la parole.


« Messieurs, nos espions nous ont rapporté qu’un convoi de six navires US, composé de trois destroyers et trois navires marchands ont appareillés du port d’HAIFA récemment.
Nous ignorons pour l’instant la position et la route du convoi, mais nous savons qu’il doit impérativement passer Gibraltar.

Nous allons donc nous positionner en embuscade, l’attendre, couler l’escorte à la torpille, et ravager le pont et les superstructures des marchands aux canons et à la mitrailleuse anti-aérienne pour les forcer à stopper afin que nous puissions les arraisonner et nous emparer de la cargaison.

Une fois la cargaison en notre possession, il ne nous restera plus qu’à faire disparaître toute trace de notre attaque et de l’existence de ces navires, en dehors de la mémoire des alliés.

Das Leben eines Mannes, zwischen Himmel und Erde, vergeht wie der Sprung eines jungen weissen Pferdes über einen Graben : ein Blitz... pfft, es ist vorbei...
(La vie d'un homme, entre ciel et terre, passe comme le bond d'un poulain blanc au-dessus d'un fossé : un éclair... pfft... c'est fini...)
(Eschyle, IVème siècle avant Jésus-Christ)

Je ne dis pas cela soit juste, je dis juste que c’est malheureusement nécessaire. »

Pris dans ses pensées, oubliant les présents autour de la table, un des nouveaux membres de la flottille, le Kaleunt Lanzo KLOPP comme à son habitude pensait tout haut, tout en griffonnant sur une carte de Med Oriental

« Aie ! Aie ! Aie ! Voilà deux gros problèmes

1- Comment réussir à intercepter le convoi avant qu’il ne soit détruit par d’autres forces axe ?
2- Comment se coordonner pour l’éliminer en une attaque rapide et coordonnée ?  

Même si pour le premier point il n’y a rien de très compliqué, il suffit de se déployer au niveau
d’un goulet d’étranglement comme entre Tobruk et l’ile de Crète, Tunis – Palerme ou Gibraltar
… pour les deux derniers c’est sûr que le convoi sera détruit bien avant.
Surtout que la 1. RAF est au large d’Alexandrie ainsi que quelques éléments de la XMAS, la Germanico et autres éléments de la Medusa qui sont à Malte… et si il arrive à Alger là il y a déjà 3 flottilles « Axe »

Pour le deuxième point c’est encore plus compliqué, car il faudra tout en mettant en place un filet,  faire en sorte d’avoir assez d’U-boot qui pourront intervenir une fois le convoi repéré, et réussir à tirer 24 torpilles (3X4 DD et pour les Marchands 3X???)

Le placement des pions sur l’échiquier sera crucial.  On devra avoir au minimum 8 U-boots en position aux postes de combats et avec chacun deux torpilles de chargées dans des tubes inondés, portes ouvertes, en surface, moteurs prêts ensuite à faire une plongée d’urgence et se replier à toute vitesse à l’électrique.

Aussi, une première impression laisse supposer qu’on devra avoir plusieurs groupes d’intervention, mais il faudra en débattre en interne. »

« Kommandant ?
Au vu de ce que vous nous avez présenté, j’ai rapidement projeté sur la carte ces possibilités.
Qu’en pensez-vous ? »

L’Oberfahnrich zur See Lanzo Kloppe tendit à ce moment-là, une carte annotée à son chef de flottille le Kapitän zur See Ernst Kartofel qui se pencha pour la regarder attentivement.



Après un regard plus qu’attentif, Ernst, tira de sa poche une feuille pliée en deux et la montra à l’assemblée en disant :


- Tout ceci est plus qu'intéressant Lanzo, d'autant plus que j'ai reçu ce message il y a deux heures:



Lanzo prit le message, le lu, et le fit passer à l’ensemble des officiers présents.
Un à un, après en avoir pris connaissance ils hochèrent la tête et prirent un air grave entendu.
On y était, les choses sérieuses commençaient…

Ernst reprit la parole :


Lanzo, ta route N°3 me semble pertinente, mais ne nous emballons pas, il est possible que les ricains longent la côte pour l'instant, cherchent à se ravitailler le plus possible avant une longue traversée sans port.

Attendons de voir si nos espions d'Alexandrie nous les signalent.

Après, le prochain port allié pour qu'ils se ravitaillent c'est la Valette.

Comme il y a un goulet entre la Crête et Tobruk, je pense que c'est là qu'il va falloir se déployer pour une première tentative d'interception.

Le deuxième goulet étant entre la pointe SO de la Sardaigne et la Corne de la Tunisie, si nous manquons le convoi, nous pourrons nous replier à cet endroit.

Messieurs, ce qui nous manque à ce jour c'est les noms des navires, ou du moins d'un navire composant le convoi, je vais adresser au BDU un message pour essayer d’obtenir les informations attendues.

Se taisant, Ernst regarda l’ensemble de ses commandants d’U-Boot, les invitant silencieusement à lui faire part de leurs remarques ou suggestions.

Un des nouveaux membres de la flottille, le Lieutenant zur See Rudiger VOLKS prit alors la parole ;


« Sauf votre respect Kommandant, je ne connais pas encore les us et les coutumes en vigueur dans votre flottille, mais la rumeur courant au sein de la Kriegsmarine que malgré le fait que vous soyez une unité d’élite, la discipline est peu présente, et tous les officiers sont plutôt dotés d’une grande gueule et peuvent l’ouvrir sans courir le risque de se retrouver envoyé à pétaouchnock récurer un chiotte ou se prendre une balle dans la nuque.

Bref, voici ce que je pense de la situation :
Une maxime me revient en mémoire, elle est tirée du livre " l'art de la guerre " de Sun Tsu :
- Si tu connais ton ennemi et si tu te connais, tu n’auras pas à craindre le résultat de cent batailles.
- Si tu te connais toi-même sans connaître ton ennemi tes chances de victoires et de défaites seront égales.
- Si tu ne connais ni ton ennemi ni toi-même tu perdras toutes les batailles.

Il ne nous reste plus qu'à mettre en pratique ces belles maximes et analyser la situation.
Notre force :
- Le nombre
- Nous savons que le convoi est Américain et qu'il est composé de 3 destroyers et de 3 navires marchands
- Nous savons que le convoi part de " Haifa " et qu'il se dirige vers Gibraltar,
- Nous savons que l'attaque de nuit est notre meilleur atout.
- Nous savons qu’ils doivent ravitailler, le dernier port avant " La Valette " est " Alexandrie "
Notre faiblesse :
- Nous ne savons pas où ils sont
- Nous n'avons pas tous des U-Boot de dernière génération avec les meilleurs torpilles,
- Nous ne savons pas à quelle vitesse ils se déplacent ni s’ils vont avoir une action de détection ASM soutenue, ni, de quelle façon ils seront déployés.

Prenant en compte tous ces paramètres,  je propose que les transocéanique partent à la recherche du convoi, les autres resteront à proximité de la vache à lait, notre force étant le nombre, ce serait dommage d'en perdre un parce qu'il est plus lent que le convoi ! "


Ernst hocha la tête pour acquiescer.
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Re: Des suites d'Eureka

le Mer 07 Oct 2015, 23:58
Lanzo profite de la perche tendu par le Chef pour développer la réflexion et faire part de ses pensées


"En effet commandant, les points d'interception semblent évidents,
ce qui me préoccupe c'est la capacité du convoi à passer entre nos mailles, surtout s'il se déplace de nuit, nous n'aurons qu’une visibilité de trois nautiques, à moins que leurs feux ne soient allumés, ou qu’un idiot fume une cigarette sans la masquer sur le pont....ça reste une probabilité, bien que très réduite.

Je pense qu'un déploiement en deux rideaux ou en W serait approprié.
Surtout que le succès de l'interception s'appuiera en grande partie sur notre placement et notre méthode de déploiement.

En ce qui concerne la route probable, cela dépendra de la pertinence et de l’audace du commandent du convoi.
Si ce commandant divise son convoi en deux partie il nous sera difficile de couler tous les navires d’escorte en même temps, puis d’intercepter et d’arraisonner les cargos afin de pouvoir trouver cette fichue cargaison.
Je dirai même plus si il choisit de faire naviguer le navire contenant la cargaisons tout seul au nord
et le reste au des navires au sud...

Voilà tant de possibilités!!!

Si on est sûrs qu'ils ravitailleront à La Valette, pourquoi ne pas les attendre la bas
tout en lançant les chasseurs pour les pister comme le suggère Rudi???"

Après avoir écouté les arguments du Kaleunt Klopp, Ernst repris la parole.

"Lanzo, tu as raison, mais je ne pense pas que le commandant du convoi prendra le risque de faire naviguer tout seul un navire ayant une cargaison aussi précieuse.
Si j'étais à sa place je ne changerai rien à la configuration initiale, juste que je triplerai les équipages pour avoir tout le temps des hommes frais et dispos disponibles, et, qui plus est scrutant la mer de tous les côtés.

Pour La Valette, je n'en sais rien, c'est une supposition de ma part, peut-être que les alliés ont prévu un ravitaillement à la mer ce qui leur permettrait de faire l'impasse sur La Valette.
Cela dit, la Valette est un port très dangereux car trop souvent fréquenté par le requin à pistil et sa clique de croquemorts.

Il est clair que nous ne pouvons pas nous permettre de manquer le convoi.

Nous allons établir une ligne d'interception.

Rudiger, tu vas partir en éclaireur et patrouiller  dans la zone 32°45N 23°15E à 35°N 23°15E avec une préférence pour la partie sud de la zone.
Ahlman Valentiner position: 34°45 N 23°15E en patrouille,
Lanzo tu pars épauler Rudiger, je serais le troisième larron.
Les autres se positionneront en retrait comme tu le suggères sur ta carte, soit ennnnnnnnnnnn (Ernst fit un rapide calcul après avoir pris son compas et une règle à double rapporteur porta d’un coup de crayon une croix et dit) 34°00N 22°15 E.
Les nouveaux officiers qui n’avaient jamais eu l’occasion de voir l’étrange règle qu’utilisait leur Chef de Flottille lui demandèrent ce qu’était cet instrument, s’il pouvait le voir de près, et, d’où il provenait si ce n’était pas Ernst qui l’avait inventé.
En tendant la règle à Rudiger VOLKS, le plus près de lui, Ernst déclara.


Cet instrument a été inventé par un officier de marine française est utilisé par ces derniers depuis la dernière guerre. L’officier en question s’appelait Jean CRAS, et outre le fait qu’il était un bon marin, un génial inventeur, était aussi excellent pianiste.
Je l’ai gagnée aux cartes dans un bar à Brest à un vieux français qui avait un peu trop bu, et qui s’était vanté de pouvoir tracer une route sur une carte plus vite que n’importe lequel des officiers de la Kriegsmarine.
Il m’a démontré, qu’il avait raison, je lui ai payé à boire autant qu’il voulait pour m’avoir démontré son savoir et sa pratique, puis, une fois saoul, je l’ai défié aux cartes avec pour enjeux la règle s’il perdait, et une semaine de boisson si c’était moi qui perdait.
Il a perdu…
Bien, messieurs, si vous n’avez plus rien à dire, rejoignez vos navires, à partir de maintenant, nous sommes engagés.
Les communications entre nous se feront via Enigma, selon la fréquence K7

Un à un, les officiers quittèrent le petit carré, rejoignant le poste de commandement, puis s’engagèrent dans le trou d’homme leur permettant de rejoindre le Kiosque, et de quitter le U-Boot par la poupe pour rejoindre leur propre bâtiment.

Ernst, rejoignit sa bannette, tira le rideau de séparation, s’empara d’une feuille de transmission radio, de la dague, d’un crayon, puis rédigea le curieux message suivant qu’il demanda ensuite au radio d’adresser au BDU.
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Re: Des suites d'Eureka

le Lun 12 Oct 2015, 12:29
15 septembre 194* 22h45
L’U-234 remonta à l’immersion périscopique, son commandant, hissa son périscope, le faisant affleurer la surface de l’eau, un rapide tour d’horizon à 360° ne révélant aucune menace, Ernst effectua un deuxième tour complet d’observation plus lentement, puis, l’absence de menace confirmée, l’U-Boot fit surface pour ventiler, naviguer plus rapidement vers son point de patrouille, recharger les batteries, et surtout, effectuer une veille radio car c’était l’heure prévue de transmission du BDU selon K7.
La transmission ne se fit pas attendre.



Comme la veille, Ernst s’isola dans ce qui lui servait de cabine en tirant le rideau, s’empara d’une paire de ciseau, découpa en prenant grand soin le message, prit la dague, et commença à décoder le message sur une feuille vierge.

Le texte crypté était laconique, mais répondait parfaitement à son interrogation.


- 3 Destroyers Classe Allen M Summer.
  USS BARTON DD-722 Commandant James SMITH
  USS WALDRON DD-699 Commandant Alexander BROWN
  USS HANK DD-702 Commandant William CAMPBELL Jr
- 3 Marchands rapides classe Crosley
  Le Gulfwing Commandant Willem SCHWEINGUN
  Le Bartlesville Victory Commandant Jack O FLANAGAN
 Le Monarch Of the sea, Commandant Steve MURRAY

Les destroyers sont redoutables, leurs commandants sont très expérimentés.

Appelant alors son second, il lui tendit la feuille sur laquelle le message décrypté était recopié et lui dit :

August, nos cibles. Transmets à la flottille l’information, qu’ils sachent ceux que nous cherchons…

Le second se rendit alors auprès du radio pour lui remettre la feuille afin qu’il encode le message à l’aide de la machine Enigma, puis le transmette au bon créneau d’écoute à toute la flottille.

16 septembre 194* 10h57 à bord de l’U-201, Oberfahnrich zur See Lanzo KLOPP.
Le jeune et bouillonnant Kaleunt était au carré en train de boire sa douzième tasse d’ersatz de café tout en pensant à haute voix comme de coutume.

Une avant-garde est formée avec l'U-157 au nord l'U-201 et l'U-864 au centre et l'U-123 au sud tous se dirigent vers leurs positions suivant les derniers ordres reçus par radio :

- Le KOMMANDANT : position 32°45 N 23°15 E
- Ahlman Valentiner position: 34°45 N 23°15E
- Rudiger VOLKS position 33°15 N 23°15E
- Moi position,  34°00 N 23°15E  
Une belle ligne d’interception…

Puis se levant et se dirigeant via le trou d’homme vers le PC, il appela :
"Haaans!!!"

Anticipant les ordres le second, penché sur la table à carte répondit d'un ton détaché



"Oui Herr Kaleunt! la carte est mise à jour voilà la disposition de nos U-boote"

Lanzo éclata de rire car il était bien conscient de tous les traquas et surcharges de travail qu'il donnait à ce pauvre Hans.
Arrivant auprès de son second, il se pencha lui aussi au-dessus de la carte, puis, satisfait, il répondit à ce dernier :



"Bravo mon grand ! je n'en attendait pas tant!"



18 septembre 194* 09h53 à bord de l’U-157, Leutnant zur See Ahlman Valentiner

Dans le journal de bord, on peut lire la dernière entrée saisie par son commandant :


Position 33°45'N & 23°30'E. Nous sommes avec Rudiger en IP et nous avons en face ce qu'il faut, mais la partie sera rude....

L'équipage est un peu sur les dents, sentant l'action, mais aussi le danger.... tout le monde est à poste pour vérifier et revérifier si tout est en ordre...

Nous sommes en attente des dernières directives avec un petit verre de schnaps pour nous calmer... Nous avons chaud, et les batteries dégazent plus que d'habitude,
ce qui nous fait un peu suffoquer... le tout accompagné d'une bonne odeur de mazout chaud lui aussi.....

L’opérateur radio vient juste d’envoyer un message à toute la flottille en ondes courtes.


18 septembre 194* un peu plus tard à bord de l’U-201, Oberfahnrich zur See Lanzo KLOPP.

Le bâtiment est en immersion périscopique entre 8 et 10 mètres de profondeur, le périscope de combat est hissé et affleure la surface, le Kaleunt Lanzo Klopp est accroché à ses réticules, il est sur les nerfs et ne lâche plus son périscope, quelques temps plus tôt il avait reçu un message d’alerte de l’U-157.

Soudain, à travers dans le lointain, au 300, une ligne de six navires commence à se détacher sur l’horizon.


[quote]

"Alaaaaaaaaaaaarm!!! Convoi aux 300", prendre les dispositions de combat, Schnellllllllllllllllllllllll, silence partout dans le bord. [/quote.]


18 septembre 194* 12h16 à bord de l’U-234, Kapitän zur See Ernst KARTOFEL

Ernst avait reçu le message radio de l’U-157.
Calme et serein, il attendait au carré, en mangeant en compagnie de ses officiers qui n’étaient pas de quart le repas concocté par le chef cuistot dans la matinée : des pommes de terre bouillies avec une grosse tranche de jambon bouilli aussi arrosé avec une sauce à base de schnaps et de jus de poisson mariné, une étrange recette que le cuistot disait tenir du cuistot d’un sous-marin de l’allié japonais venu à Keroman août 1942, l’I-30 et qu’il avait pu rencontrer lors d’un repas pris en commun dans l’U-Bunker du Scorff.

Ce n’était pas mauvais, mais, Ernst préférait tout de même une bonne choucroute, voire, si l’on faisait dans la nourriture non allemande, la spécialité de Brest, le Kig ha farz.

Dans sa tête, rien qu’en fermant les yeux, Ernst visualisait parfaitement une belle assiette bien remplie de ce fabuleux plat breton :



Mais, cela n’allait pas être pour tout de suite, l'opérateur radio aux hydrophones, passant la tête dans le carré en provenance de la coursive l'informa d'un contact taille moyenne au 90, vitesse moyenne se rapprochant.

Ernst acquiesça d’un signe de tête, et continua de manger.

Environ une demi-heure plus tard, une nouvelle information fut apportée.

6 navires se rapprochant. Cinq en route fixe Ouest, vitesse moyenne, un faisant des sprints alternés avec des vitesses lentes tournant autour des autres.

Le convoi...

La consigne de silence fut immédiatement passée à voix basse dans tout le bord.

L'ensemble du navire passa en lumière rouge, chacun rejoignit son poste de combat.
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Re: Des suites d'Eureka

le Mar 13 Oct 2015, 18:57
19 septembre 194* 08h13 à bord de l’U-864 Leutnant zur See Rudiger VOLKS

Le Kaleun est penché au-dessus de la table à carte avec le second et le navigateur.


- Herr Kaleun, ils sont passés au-dessus de nous de nuit sans s'arrêter et sans asdiquer, ils ne perdent pas de temps !
- Herr Kaleun, ils ont un avantage sur nous la vitesse, et ils en profitent !
- Je suis d'accord avec vous deux, laissez-moi réfléchir avant d'envoyer un message flottille.

19 septembre 194* plus tard à bord de l’U-21 en immersion périscopique Fregatten Kapitän Wolfgang KRÜGER

Le Commandant Krüger l’air ronchon vint prendre son quart au poste de commandement.

Il apostropha son second,


- Alors la Barrique, du nouveau ?
- Ben Pacha le convoi est passé à toute vitesse au nord de notre position sans asdiquer, ils sont foutrement pressé, c'est à croire qu'ils ont le feu au cul, ils sont pire qu'Ulrich quand il a la courante.
- Oui tu as raison cette histoire ne sent pas bon du tout, alors du coup si je comprends bien on est à la traine ?
- Oui Pacha, et plus qu'un peu car le reste du Wolfpack a déjà pris position au deuxième point de ralliement
- Quoi ? ??? Et c'est maintenant que tu me le dis gros ? Ne t'avais-je pas dis de me réveiller si les copains bougeaient ?
T'as les bigorneaux qui ont doublés de volume à force de manger ma parole ! Mais je vais te mettre à la diète moi et fissa si çà continu... Arrrrgg !


Puis Wolfgang s'adressa aux membres d'équipage présents :


"Bon il nous reste peu de possibilité, va falloir sortir l’additif, la barrique préviens Poséidon qu'il rajoute le « spécial »pour qu'on passe en cadence d'éperonnage...
le temps de rallier les copains"

Consternation et stupeur au sein de l'équipage, le second répondit,

"Mais pacha, on l'a jamais testé en situation de combat, les moteurs risquent de ne pas tenir et le chef mécanicien n'a toujours pas réglé le problème des purges à hautes pression... du coup çà va suinter et faire une trainée dans notre sillage"

Krüger écarta d'un geste de la main cette remarque pour ajouter,

"Allez suffit, tous à vos postes de combat, pas de pbs de trainées il fait nuit, les moteurs tiendront, et comme toujours notre chef mécanicien Karl Müller dit Poséidon fera des merveilles"

Sous les diatribes de son commandant, Friedrich Dunkelmann, le second s’effaça l'air contrit du central... pour sûr que les prochaines heures seront mouvementées pensa-t-il l'air peu rassuré.

20 minutes plus tard

Le U-boot augmenta sa vitesse de façon fulgurante filant en 2 secondes à une vitesse de 20 nœuds, les moteurs tournant à 200%, à la limite de la cavitation... une trainé vert fluo pleine de poissons morts à l'odeur d’œufs pourris s’ensuivit.

Dans une mer devenue extrêmement polluée le U-21 - Véronika vint reprendre sa position au point de ralliement.

19 septembre 194* 13h23 à bord de l’U-864 Leutnant zur See Rudiger VOLKS


- Dieter (hydrophones) , des torpilleurs Italiens ( certainement en provenance de Tobrouk ) ont été au contact du convoi , est ce qu'ils ont fait feu ?
- Herr Kaleun,  nous avons eu un souci électrique mais c'est réparé .....
- Erich (second), nous sommes proche d'une attaque sur le convoi, faites vérifier l'ensemble du matériel, nous ne pouvons-nous permettre ce genre de défaillance !

Sans sa cabine, le Leutnant zur See VOLKS se replonge dans les cartes et les derniers messages reçus. « Peut-être que cette nuit le Kommandant ordonnera  d'attaquer … »
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Re: Des suites d'Eureka

le Jeu 15 Oct 2015, 22:59
Deux jours s’étaient écoulés, aucun ordre d’attaque n’était venu pour le Wolfpack.
A bord des U-Boots tous étaient sur les nerfs, aucun bruit ne filtrait, les repas étaient froids, l’ambiance plus qu’électrique.
Heureusement, les équipages étaient surentraînés et parfaitement capables de gérer l’attente.

21 septembre 194* 04h45
L'opérateur radio de l'U-234 venait juste de transmettre le message codé suivant:



Ernst, après s'être assuré d'avoir un accusé de réception du BDU, donna l'ordre de maintenir la veille périscopique à 10 mètre toutes les heures, et de suivre le convoi à deux nautiques de distance, puis partit se coucher pour tenter de somnoler deux ou trois heures avant de revenir relever son second.

21 septembre 194* 19h52
Les opérateurs radios de tout le Wolfpack reçoivent le message suivant :


Von : U-234
Zu : 1.RV-1.LUP
Betrifft: Angriff Bestellungen

Nous suivons le convoi depuis maintenant trois jours.
Il est actuellement sur la position 33°30N 20°45 E
Nous attaquerons demain sur la position 33°30 N 20°0 E, à la verticale de Benghazi.
Voici l'organisation de l'attaque de demain soir entre 21h00 et 21h10 maximum.

L'attaque devra se dérouler en surface en vitesse lente impératif.
Nous allons former trois groupes

Pour les groupes 1, 2 et 3 vous tirez vos trois torpilles sur votre cible, et, si la cible est coulée et qu'il vous reste des suppos, vous terminez vos suppos sur les destroyers, et le cas échéant s'il n'y a plus de destroyer vous commencez à arroser les marchands au canon au niveau de la passerelle et des superstructures.
Pour les groupes 4, 5 et 6 vous arrosez au canon les superstructures de  votre cible jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien qui bouge.
Mais attention à ne pas couler les marchands.
Tenez prêts également vos commandos d’abordage afin que vous puissiez vous rendre maîtres des navires le plus rapidement possible.

Nous avons deux trous dans la raquette, mais si on attend pour les combler, on ne s'en sortira pas, et nous serons coulés.
Les trous sont les suivants:
- Herman a oublié de nous ramener le KorvettenKapitän Erich STEINER qui doit prendre du bon temps à Tunis ou je ne sais où, du coup un chasseur de moins.
- Le KorvettenKapitän Hans Stfan a eu des soucis moteur, et aura du mal à nous rejoindre pour attaquer à l’heure prévue, et du coup, on prend le risque de ne pas arriver à couler l’escorte à la torpille en moins de dix minutes avant de tirer sur les cargos pour  tenter de les arraisonner.

Voici la répartition des groupes:

Groupe 1
Ernst Kartofel
Harald Grossenfallen

Groupe 2
Otto Jungen
Rudiger Volks

Groupe 3
Gerhard von Schaft Wolfgang
Ahlman Valentiner

- Groupe 1 => Destroyer 1: USS BARTON DD-722 Commandant James SMITH
- Groupe 2 => Destroyer 2: USS WALDRON DD-699 Commandant Alexander BROWN
- Groupe 3 => Destroyer 3: USS HANK DD-702 Commandant William CAMPBELL Jr

Groupe 4
Wolfgang Krüger
Lanzo Klopp

Groupe 5
Hermann Werner
Jaenicke Pfalh

Groupe 6
Hans Stfan

- Groupe 4 => Marchand 1 Gulfwing Commandant Willem SCHWEINGUN
- Groupe 5 => Bartlesville Victory Commandant Jack O FLANAGAN
- Groupe 6 => Monarch Of the sea, Commandant Steve MURRAY

Bonne chasse et que les dieux des probabilités soient avec nous.
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Re: Des suites d'Eureka

le Mar 20 Oct 2015, 17:55
22 septembre 194* 19h00

Position 33°30 N 20°0 E, à la verticale de Benghazi.
A bord de l’U-234, tout l’équipage a été rappelé aux postes de combat.
Le submersible navigue au 90, en immersion périscopique, à deux nœuds, juste ce qu’il faut pour maintenir une assiette correcte.
La mer est agitée, à forte, la visibilité quasi nulle.
Les yeux vissés à l’oculaire du périscope, Ernst, depuis une demi-heure tente de repérer le convoi qui devrait se trouver sur sa position sans y arriver.

22 septembre 194* 20h00

Position 33°30 N 20°0 E, à la verticale de Benghazi.
A bord de l’U-234, la tension est à son paroxysme.
Ernst et son second passent leur temps à tenter de repérer le convoi au périscope, et à faire des allers-retours à la table à cartes pour vérifier leurs calculs et tenter de déterminer s’ils se sont trompés dans leurs calculs.

A chaque nouveau calcul, le résultat est toujours le même. Aucune erreur de détectée dans le calcul initial.

Mais où est donc passé ce fichu convoi…

22 septembre 194* 20h45

Position 33°30 N 20°0 E, à la verticale de Benghazi, l’U-234 fait surface, dans le kiosque balayé par les vagues et les creux de 3 mètres, le commandant, Ernst Kartofel, le Commandant en second, l’officier de pont et 5 membres d’équipages, tous équipés de puissantes jumelles scrutent les flots pour tenter de trouver ce convoi fantôme.

Rien n’y fait.

Un à un, les neuf  autres submersibles viennent en surface et sont repérés, malgré la mer démontée par les vigies de l’U-234.

A 20h55, Erndt demande au radio de faire partir le message suivant à l’attention de la flottille :


Von : U-234
Zu : 1.RV-1.LUP
Betrifft: Angriff Bestellungen

Le convoi est introuvable.
La mer est démontée et les conditions de combat optimum ne sont pas réunies.
Il nous sera impossible d’attaquer au canon les cargos.
L’abordage sera impossible,
Compte tenue de cela, l’attaque est reportée à une date ultérieure avec de meilleures conditions météo et donc de combat.
Rechargez les batteries, ventilez, puis descendez à 25 mètres pour vous reposer.
Nous ferons un point par radio régulièrement toutes les 6h00.


22 septembre 194* 22h00

L’U-234 n’est pas descendu à 25 mètres.

Son commandant, obstiné, têtu, bref, un pur produit de l’ex 34ème flottille Phoenix du Konteradmiral MULLER était resté en surface dans la tempête, bravant les intempéries, et scrutant la nuit à la recherche de la proie.
Depuis maintenant une bonne demi-heure, l’opérateur radio, aux hydrophones, lui a rapporté que des « ping » se faisaient entendre dans le NNE, sans doute les destroyers.

Il fallait les trouver avant qu’ils ne trouvent la meute.

Soudain, au loin, quelques silhouettes se détachent, le convoi...
Il est passé, à toute vitesse, dépassant la meute sans qu’elle n'ait pu le voir. Mais la mer et ses lames et ses creux sont contre l’U-Boot. Impossible de rattraper dans le noir ce fichu convoi, impossible car la navigation en surface est plus que perturbée, et, une navigation en profondeur, même à toute puissance, resterait insuffisante.

L’ordre est donné de plonger, descendre à 25 mètres, une nouvelle route d’interception est tracée, le Submersible prend le cap.

23 septembre 194* 03h00

Dans la tempête, l’U-Boot a bien du mal à maintenir son assiette. Il le faut néanmoins, juste le temps nécessaire pour transmettre le message suivant :


Von : U-234
Zu : 1.RV-1.LUP
Betrifft: Angriff Bestellungen

Convoi aperçu à 22h00 faisant route E-O
Attaque prévue sur la position 33°30N 18°30 E 19h00 le 24 septembre.
Soyez extrêmement prudents les chiens de garde sont très agressifs.

Un à un, tous les membres de la meute, se signalèrent et accusèrent réception du message de l’U-234.
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Re: Des suites d'Eureka

le Mer 21 Oct 2015, 20:30
23 septembre 194* 08h41

A bord de l’U-201, l’ambiance était fébrile. Son jeune capitaine poussait son équipage à chercher le plus de vitesse possible,  prenant tous les risques possibles pour tenter de rejoindre le convoi.
Le sous-marin naviguait avec toute  la puissance de ses deux lignes d’arbre de ses deux moteurs diésels.

Soudain, une des vigies tribord se mit à hurler

ALARMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMM, destroyer par le quart tribord, azimut 12°, distance un nautique, se rapproche très vite, ALARMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMM…

Presque immédiatement, l’officier de quart passerelle, ordonna.


Tout le monde en bas, fermez partout, assiette moins trente, cap au 175, tout l’équipage disponible à l’avant SCHNELLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLl…
En moins de trente seconde l’U-Boot plongea et partit se réfugier dans les profondeurs.

A 10mètres, à l’immersion périscopique, l’Oberfähnrich zur See Lanzo KLOPP, commandant l’U-201, qui aux cris de la vigie avait bondi jusqu’au périscope, eut juste le temps d’apercevoir fonçant droit sur le mat, l’étrave d’un destroyer portant la marque « DD-699 » avant de rentrer à toute vitesse dans le puis de la colonne après avoir rabattu précipitamment les poignées.


KOLLISIONALARMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMm

Le submersible s’était encore enfoncé de 5 m supplémentaire lorsque le Destroyer passa à toute vitesse, au-dessus de lui, à une vitesse de plus de 27 nœuds, le bombardant de PING rebondissant sur la coque pour mieux signaler sa présence au chasseur.

Plus les secondes passaient, plus l’U-201 plongeait, 30m, 35m, 40, … 60m

L’opérateur radio passant la tête à travers la porte étanche, ouverte, menant au poste central chuchota :

«
- Kaleun, le destroyer revient sur nous.
- Kaleun, grenades à l’eau. »

Lanzo acquiesça de la tête et chuchota :

«
Prendre les dispositions pour un grenadage. Tout le monde prêt pour le poste d’avaries.
On continue à descendre. »

Environ vingt-cinq seconde plus tard, alors que le sous-marin se trouvait à 185m, deux détonations se firent entendre suivies par deux ondes de choc qui secouèrent fortement le navire.

Des voies d’eau se déclarèrent au poste arrière, fort heureusement les grenades avaient détoné 30 mètres au-dessus, moins dangereuses que si elles avaient explosé en dessous de l’U-201 qui aurait été brisé en deux dans de telles conditions.

Toujours chuchotant le jeune Kaleun demanda un rapport des dégâts  et ordonna de stabiliser le submersible à 200m.

En attendant que les informations lui parviennent, le jeune officier réfléchissant à toute vitesse, prenant en compte la présence d’une vache à lait à proximité, la proximité du port italien de BENGHAZI où se ravitailler en cas de besoin, élabora un scénario de tromperie possible, du moins si les dégâts étaient minimes.

Enfin, presque dans le même temps, deux informations lui parvinrent.


«
- Voies d’eaux minimes colmatées, aucun autre dégât important dans le poste arrière, moteurs, tubes, arbre d’hélices, safran intact.
- Kaleun, le destroyer revient ».

Pour sortir le sous-marin de cette passe difficile, il fallait une trouver une solution, soit attaquer le destroyer, soit tenter de le leurrer.

L’attaquer était trop risqué car il fallait remonter à l’immersion périscopique, trouver la cible, se positionner de face, et le torpiller avec une gerbe de trois anguilles en pleine proue à moins d’un tiers de nautique.
Autant dire, une opération suicide.

Restait le leurre…

Le Kaleun KLOPP donna pour consigne, de réduire la vitesse à 2 nautiques, juste pour maintenir l’assiette, vidanger un des réservoir pour lâcher une nappe de gazole et larguer par deux des tubes avant, un matelas, deux oreillers, un jambon de parme, trois bouteilles d’un alcool frelaté fourni par un capitaine italien dénommé « MARCANZI », une bouteille vide, et quelques effets personnels.

L’objectif de ce largage était de faire croire à la perte de l’U-201.


A peine, les ordres furent-ils donnés, et les différents objets chargés dans les tubes, que l’opérateur aux hydrophones annonça.


« Destroyer sur nous, grenades dans l’eau. »

Vingt secondes plus tard trois nouvelles explosions ébranlèrent le submersible, dans le même temps, Lanzo donna l’ordre de vidanger le réservoir et de chasser les tubes, un, deux.

L’attente pour savoir si le leurre avait fonctionné avait commencé.

Environ une demi-heure plus tard, l’opérateur aux hydrophones après avoir signalé plusieurs passages du navire ennemi au-dessus de la position de l’U-201 sans pour autant signaler de nouveaux grenadages, annonça que le destroyer s’éloignait et reprenait le cap initial du convoi.

Le jeune Kaleun KLOPP laissant éclater sa joie cria dans le poste de commandement :


« Not Yet Yankee, Not Yet… »

23 septembre 194* 15h00

A l'heure de la vacation radio, l'U-201 envoya un message laconique à son chef de flottille:


Von : U-201
Zu : U-234
Betrifft: Entschuldigung

En faisant mouvement je me suis rendu compte trop tard que j'étais en Vitesse trop élevée trop visible , erreur fatale du à un grand manque de concentration qui à mis en péril la mission
Je me suis retrouvé nez-à-nez avec un des chiens de garde qui s'est mit à me traquer.
il m'a trouvé après deux tentatives il à grenadé deux fois.
Nous avons réussi à lui échapper par pure chance.

Par mon erreur j'ai mis en risque d'échec la mission, et je suis prêt à assumer les conséquences.

Bien que se soit un fait, je ne trouve pas les mots pour m’excuser auprès de vous, mes pensées vont surtout au Commandant KRÜGER car pour pouvoir nous esquiver nous avons du jeter par dessus le bord, la précieuse cargaison que nous avait confiée le Capitaine MARCANZI de la Regia Marina.


Je reconnais cette "bêtise" qui traduit un manque de sérieux et de considération lors de l’exécution de la manœuvre, et je n'en suis pas a ma première (je suis resté en surface il y a deux jours...)

Je pense que je dois prendre un peu de recul et me remettre en question afin que cette situation ne se reproduise plus.

Je vous demande l'autorisation de quitter la mission pour aller me racheter en Atlantique en solo à couler du convoi pour réapprendre les fondamentaux.

J'accepterai toute mesure de discipline que vous prendrez Commandant, même une mutation à la 34 sous les ordres du terrible calamar MÜLLER, si cela doit être le prix à payer.

Bien respectueusement.

Oberfahnrich zur See



A bord de l'U-234, le Kapitän zur See Ernst KARTOFEL; commandant de la flottille 1.RV-1.LUP prit presque immédiatement connaissance du message.


Scheiße, die kleinen Stich !
Il mériterait que je le mute en tant que matelot de poulaines sur le Veronika.

Prenant à peine le temps de réfléchir, tant il était habitué en vieux brisquart aux erreurs des jeunes, et, personne n'étant à l'abri d'une erreur, tout en pensant que c'est sur les erreurs dont on se sort vivant que l'on construit son expérience, le chef de flottille rédigea et fit envoyer par radio sa réponse à l'U-201


Von : U-234
Zu : U-201
Betrifft: Entschuldigung angenommen

Demande de permission et de transfert refusée Kaleunt Klopp.
Nous sommes en guerre, et pas dans un Wargame comme disent les rosbeef.

Si vous avez des états d'âme, à la prochaine permission, vous irez vous saouler, et manger les fesses d'une danseuse.

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Re: Des suites d'Eureka

le Jeu 29 Oct 2015, 23:00
24 septembre 194* 08h50

C’était l’heure de la vacation radio.

Depuis la veille et le grenadage de l’U-201, à bord de l’U-234, l’équipage craignait que les destroyers escortant le convoi n’aient renforcé leurs mesures de détection et de chasse aux submersibles.

La zone était normalement très propice pour les sous-marins de l’Axe car traversée par de nombreux convois Italiens en provenance de BENGHAZI.
Normalement, ces marchands devraient leur servir d’écran protecteur, c’était la raison pour laquelle Ernst avait choisi cette zone pour son embuscade.

Il était temps que l’heure du véritable combat sonne, car les nerfs des marins, bien que parfaitement entraînés, étaient soumis à rude épreuve, et, cela faisait bien trop longtemps qu’ils étaient en mer avec comme seul objectif, trouver ce convoi.

Le jour s’était levé depuis maintenant presque trois heures, et la mer s’étant calmée, la visibilité était maximale.

La meute avait profité de la mer déchaînée pour prendre de l’avance et se positionner à l’Ouest de la route ennemie, barrant la progression des marchands qui naviguaient à une allure d’environ huit nœuds afin d’économiser leur carburant.

Les destroyers escortant le convoi devaient eux aussi économiser leur carburant car depuis leur départ d’HAIFA, ils n’avaient fait qu’une seule escale, et, le prochain port pour les ravitailler était celui de la Valette.


Ils ne devaient pas parvenir à La Valette.


Le convoi devait disparaître corps et biens avant ce port britannique.

Un des dangers auquel devait faire face les U-Boots avec une mer calme, un temps clair et dégagé, était que Malte disposait d’un aérodrome avec quelque avions, dont des Spitfire et des Hurricanes, mais surtout depuis peu, une escadrille de Bristol Beaufighter version anti-navire.
Que l’un d’entre du haut du ciel trouve la meute, et la position des sous-marins serait obligatoirement communiquée à toutes les forces maritimes alliées présentes dans la zone.

L’opérateur hydrophone de l’U-234 avait beau écouter de sa plus fine oreille, il lui était impossible de discerner quels pourraient être les bruits des moteurs du convoi parmi le vacarme de convois Italiens.

L’ordre fut donné de venir à l’immersion périscopique afin d’effectuer, par un 360° rapide une vérification des conditions en surface.

Rien en vue en dehors d’une cohorte de navires de commerce Italiens quittant l’Afrique du nord pour se rendre en Europe.

L’U-234 fit surface et envoya un message au BDU.


Pendant ce temps, les vigies dans la baignoire continuaient à surveiller les environs, et surtout à chercher la présence de périscopes, indiquant que les autres membres de la meute étaient bien au point de rendez-vous.
Tous n’étaient sans doute pas encore arrivés, mais, le chef de flottille avait besoin d’avoir le plus vite possible la confirmation de la présence ou non de ses « Loups Gris ».

Trois U-Boots étaient présents : l’U-421, l’U-157 et l’U-864

En scott, le timonier transmit quelques informations aux submersibles présents.


- .- --. .-.-.- / -.-. --- -. - . -. - / -.. . / ...- --- ..- ... / ...- --- .. .-. / ... ..- .-. / --.. --- -. . .-.-.- / --- .-. -.. .-. . ... / -- .- .. -. - . -. ..- ... / .--. --- ..- .-. / .---- ----. .... ----- ----- / --. -- - .-.-.- / .--. .-. ..- -.. . -. -.-. . / -- .- .-.. - . / .--. .- ... / .-.. --- .. -. --..-- / .--. --- ... ... .. -... .-.. . ... / .-. . -.-. --- / .- . .-. .. . -. -. . ... .-.-.- / . .-. -. ... -


Mais, ces éclats lumineux avaient un grave inconvénient…




Ils étaient visibles de très loin, et de très haut…


Basculant depuis les 6000 mètres d’altitude où il patrouillait, un Bristol Beaufighter IC basé à Ta'Qali(Malte), pique à 45 degré droit sur l’U-234 et l’arrose de toute la puissance de ses 4 canons Hispano Mk III de 20 mm dans le nez tout en alertant l’escorte du convoi.


Sous le déluge d’obus le submersible plonge en vingt-sept trop longues secondes pendant lesquelles deux MATROSENGEFREITER et l’OBERSTEUERMANNSMAAT chef de quart furent touchés et tués sur le coup, le canon de pont et la mitrailleuse AA détruits, et l’étrave endommagée.

La prise de risque était maximale, Ernst pouvait avoir donné l’ordre de sa dernière, ultime et fatidique plongée, mais rester en surface aurait condamné son navire et ses hommes plus sûrement que s’ils s’étaient trouvés en surface devant les canons de « L’Opalescence »

A 50 mètres, Ernst donna l’ordre de stabiliser et demanda un rapport des dégâts. Dans le même temps, l’opérateur radio aux hydrophones détecta dans le lointain un bruit d’hélice d’un destroyer Allen M Summer en approche rapide et les PING caractéristiques d’une recherche ASDIC

Il était à ce moment-là, 9h34 ce 24 septembre 194*.

Rapidement, le rapport d’avaries parvint au poste de commandement, et les nouvelles n’étaient pas dramatiques.
- Aucune voie d’eau.
- Navire étanche
- Circuit électrique opérationnel
- Batteries 100%
- Oxygène 100%
- Trois morts, un blessé grave, un blessé léger.

Sur la base de ces informations, Ernst ordonna de descendre à 175 mètres, presque la profondeur maximale et de faire route au 280 pour s’éloigner de la trajectoire du convoi, mais aussi de la zone possible de recherche.

Commença alors le subtil et horrible jeu du chat et de la souris, où l’un cherche à trouver l’autre qui cherche à lui échapper pour sauver sa vie.

Dans le rôle du chat; le DD-702 USS HANK, dans le rôle de la souris; l’U-234, qui en sortira vainqueur ?...


24 septembre  194* (2015 IRL) 10h56m07s

Un premier ping rebondit sur la coque de l'U-234, suivi d'un deuxième, puis d'un troisième.
L'opérateur sonar, informe Ernst que les bruits d'hélices sont très proches, et que visiblement " PING !" le bâtiment est repéré " PING !".


- En avant toute, gouvernez au 180, Tafel mindestens 20 diving Stucka"
- Commandant, nous sommes déjà à 175 mètres, c’est du suicide !!!!
- Si on ne descend pas, nous sommes morts Heinrich ! Il nous reste encore 55 mètres de marge…


" PING !" " PING !" " PING !"

L'équipage, tandis que la proue de l’U-234 s'incline, court se positionner au poste avant pour accélérer la descente, mais,

" Ping Boum! Ping Boum Tssssi, Tsssi Boum, Ping Splash, Ping, Splash, Ping Splash, Ping, Ping, BADABOUMBOUM, BADABOUMBOUM, BADABOUMBOUM"

10h58m25s

Le bâtiment est fortement secoué par trois explosions justes au-dessus de la coque.
Des conduites éclatent, les lumières s’éteignent, un peu partout dans le bord des voies d’eau se déclarent, les réservoirs de fuel sont crevés et une nappe de gasoil remonte lentement vers la surface, les caillebotis en bois du pont s’arrachent et remontent eux-aussi à la surface.
Le naufrage de l’U-234 est attesté et tous les signes seront bientôt en surface visibles pour le destroyer vainqueur.


" Ping Boum! Ping Boum Tssssi, Tsssi Boum, Ping Splash, Ping, Splash Ping, Ping, BADABOUMBOUM, BADABOUMBOUM "

10h59m46s  

Deux nouvelles explosions à trente mètres des trois premières, le destroyer emporté dans sa chasse, et n’ayant pas encore eut la possibilité de voir émerger les débris de l’U-234, avait continué à chasser, et, ayant reçu un retour positif de Ping avait lancé une nouvelle salve de grenades.

L’U-421 du Korvettenkapitän Gerhard von Schaft Wolfgang vient d’être touché à 50 mètres de profondeur alors qu’il n’était pas chassé.

C’était l’un des trois U-Boots qui avaient reçu le message d’alerte en scott de l’U-234.

11h15  

Les débris sont à la surface, une des vigies de l’USS HANK les aperçoit et les signale immédiatement à la passerelle.

Le Commandant William CAMPBELL Jr donne l’ordre de cercler sur la position et d’utiliser l’Asdic tout en le couplant aux hydrophones pour essayer de déterminer si la menace sous-marine avait été éliminée.

Après trente minutes sans un écho positif ni sans que les hydrophones aient rapporté le moindre son, le commandant de l’USS HANK conclut au naufrage du sous-marin détecté et attaqué par le Beaufighter, et coulé à la grenade par son navire.

L’opérateur radio du destroyer transmis le message suivant


From : USS HANK
To : QG NORFOLK
OBJECT : Operation Asshole smokers
Position 33°30N 18°30
Avons attaqué et détruit un U-Boot.
Le convoi passe en code « écarlate », les chiens de garde « aboient et pissent partout pour marquer leur territoire ».
Cdt William CAMPBELL Jr
Fin de transmission.
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Re: Des suites d'Eureka

le Mar 03 Nov 2015, 18:03
24 septembre 194* 13h18

U-26 Seeschlang Korvettenkapitän Harald GROSSENFALLEN


- DD azimuth 123°, distance 4500 mètres, Helmut, prépare moi une solution de tir pour deux anguilles TII avec une détonation magnétique maximale, 60 cm sous la coque. Je ne veux pas prendre de risque si les torpilles foirent qu’ils entendent le choc contre la coque.
- Ya Kapitän
Poste avant
-Tube 1 et 2 parés Kapitän, inondés et portes ouvertes.
Harald
- EIN Rohr LOSS, Zwei Rohr LOSS, assiette moins 5, vitesse ½, gouvernez au 270.
Helmut
- Chronomètres déclenchés Kapitän, impacts dans 4minutes 52 s.
Harald
- Gut !
………. 5 minutes plus tard
Helmut
- Temps écoulé, les deux torpilles ont manqué leur cible Kapitän.
Harald
- Scheiße !
- Pas de prise de risque inutile, préparez deux nouvelles torpilles, on va attendre la nuit et le reste de la meute.
L’U-26 avait tenté d’éliminer l’USS HANK DD-702, mais l’avait raté

24 septembre 194* 15h00
Un à un, dix périscopes émergent et tournent sur 365° tentant de repérer les éclats de lumière que pourraient transmettre l’U-234 sans en apercevoir aucun ni repérer les autres périscopes.

Les tubes, rentrent.

A bord de chaque U-Boot, le commandant inscrit sur le journal de bord, « 24 septembre 194* 15h00 GMT, aucune communication visuelle de l’U-234. »

24 septembre 194* 17h38

U-421 Korvettenkapitän Gerhard von Schaft Wolfgang


« Le bâtiment étant de nouveau opérationnel il nous faut maintenant éliminer la menace qui rôde, et surtout, probablement venger notre camarade perdu.
J’espère que ce n’est pas le Kommandant, mais son silence radio, il n’a ni fait la vacation de 15h00, ni envoyé de message par « Tap-Tap », me fait penser que les bruits de coque que nous avons entendu après le grenadage et l’attaque aérienne étaient les derniers sons que nous aurons entendu de l’U-234 .

Branchant l’intercom sur général
- A tout l’équipage.
- Nous avons été touché tout à l’heure par une attaque à la grenade qui ne nous était pas destinée, et qui a probablement détruit l’U-234 du Kommandant Kartofel.
- Il nous faut venger nos camarades, mais aussi et surtout détruire la menace qui pèse sur notre mission.
- N’ayant aucune directive et sans informations sur la présence ou non d’un des officiers en second de la flottille pour remplacer le Kapitän KARTOFEL, je prends sur moi de chercher à détruire son destructeur.
- Inscrivez à la craie sur trois anguilles « In den Arsch von den U- 234 Komplimente von der U- 421 »
- Fin de communication.

Puis, coupant l’intercom, il donna l’ordre de venir au 90 et à 10 mètres.

18h50

A travers l’oculaire du périscope, le Korvettenkapitän Gerhard von Schaft Wolfgang suit depuis plus de dix minutes la navigation d’un destroyer Allen M SUMMER, le DD-702 USS HANK.

Une nouvelle fois, le bâtiment américain allait être le centre d’un affrontement entre un navire de l’Axe et un navire allié.

L’avantage était du côté de l’Amérique, un  sous-marin probablement détruit, et un autre endommagé…
Les dieux seront-ils du côté des allemands cette fois ?


18h53


- EIN Rohr LOSS, Zwei Rohr LOSS, Drei Rohr LOSS, Vier Rohr LOSS !
- On, ne disparait pas Kapitän ?
- Nein ! On reste en IP, et on se tient prêt à plonger Stuka pour dégager, mais je veux voir sa mise à mort. Je dois bien cela à Ernst et à sa bande de pirates.
- Alors, je sors le « Furieux » pour boire en leur mémoire si nous détruisons le destroyer ?
- Ya ! et remplis une tasse.
- Ça porte malheur de remplir avant Kapitän !
- Je ne suis pas superstitieux matelot VERDAMNT ! Remplis je te dis !
- A vos ordres Kapitän !

18h58m29s, impact de torpille sur l’USS HANK,
18h58m57s, deuxième impact de torpille sur l’USS HANK explosion de joie à bord de l’U-421


- Il n’est touché que légèrement, nous n’avons pas réussi à le toucher sérieusement !
- Kapitän, la torpille N°3 a raté sa cible.
- Scheiße !
- Assiette moins vingt, gouvernez au 180, on dégage nous ne l’aurons pas.
- Je l’avais dit que ça portait malheur Kapitän !
- Donne-moi le verre et ferme là VERDAMNT !
- Ya Kapitän
-

18h59m20s impact de torpille sur l’USS HANK DD-702
19h00m02s impact de torpille sur l’USS HANK DD-702
19h00m17s l’USS HANK DD-702 touché en plein milieu, explose et se casse en deux, s’engloutissant dans la Méditerranée.

A bord de l’U-421

18h58m29s,

Le radio aux hydrophones :
- Kapitän, impact torpille, explosion moyenne.
- Gut ! Es fließt ?
- Nein !
- Er machte einen Pakt mit dem Teufel , dass Bastard ?
- Kapitân, un autre impact de torpille ! Nous ne sommes pas les seuls.
- Wunderbar, ist der Teufel bei uns , den Esel dumkoft müssen Sie !
- Kapitän, il a explosé, et il coule.
- Ya GUTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTT, VERDAMNT, à boire oiseau de mauvaise augure !!!!

A bord de l’U-171 , Korvettenkapitän Jaenicke PFALH

18h55


- EIN Rohr LOSS, Zwei Rohr LOSS, déclenchement chrono Top 1 Top 2

18h58m29s, le radio aux hydrophones

- Impact torpille Kapitän !
- Déj…
- Deuxième impact torpille Kapitän !
- Trop rapide, ce n’est pas les nôtres.
- Troisième impact torpille Kapitän
- Il est fichu :
- Quatrième impact torpille Kapitän… il explose… il coule !
- Gut, et maintenant on attend les ordres et le reste du convoi car il est 19h00 et le KOMMANDANT s’est mis le doigt dans l’œil, le commandant du convoi n’a pas respecté les calculs de notre bien-aimé chef de flottille. Ernst doit être en colère, s’il n’est pas mort


24 septembre 194* 20h45
Un périscope émerge et scrute la pénombre qui précède une future nuit sans lune.
Au Central Opération, scrutant l’obscurité via le périscope nocturne à large lentille, le FregattenKapitän Otto JUNGEN cherchait à repérer soit le périscope de l’U-234, soit celui de l’U-21 Veronika.

A 20h50, à une distance d’environ 0,3 nautique, un deuxième périscope émergea.

S’ensuivit alors l’échange lumineux suivant :


- ..- -.... -....
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Au cours de ce bref échange les deux commandants en second de la flottille venaient d’acter la disparition de l’U-234 et la prise de commandement pour la suite de la mission par le FregattenKapitän Otto JUNGEN.

21h00

Un à un, huit périscopes émergent et tournent sur 365° tentant de repérer les éventuels éclats de lumière que pourraient transmettre l’U-234 dans la nuit noire.

A 21h02m, une série d’éclats trouent la nuit :


..- -.... -.... / ..- -.... -.... / ..- -.... -.... / .--- . / .--. .-. . -. -.. ... / .-.. . / -.-. --- -- -- .- -. -.. . -- . -. - --..-- / .--- . / .--. .-. . -. -.. ... / .-.. . / -.-. --- -- -- .- -. -.. . -- . -. - .-.-.- / ..- -.... -.... / ..- -.... -.... / ..- -.... -.... / .--- . / .--. .-. . -. -.. ... / .-.. . / -.-. --- -- -- .- -. -.. . -- . -. - --..-- / .--- . / .--. .-. . -. -.. ... / .-.. . / -.-. --- -- -- .- -. -.. . -- . -. - .-.-.- / --- -. / - .-. --- ..- ...- . / .-.. . / -.-. --- -. ...- --- .. / . - / --- -. / . .-.. .. -- .. -. . / .-.. . ... / -.. . ... - .-. --- -.-- . .-. ... --..-- / .--- . / .-. . .--. . - . --..-- / --- -. / - .-. --- ..- ...- . / .-.. . / -.-. --- -. ...- --- .. / . - / --- -. / . .-.. .. -- .. -. . / .-.. . ... / -.. . ... - .-. --- -.-- . .-. ... .-.-.- / .--. . .-. -- .. ... / -.. . / -.-. --- ..- .-.. . .-. .-.-.- / ... ..- .-. ..-. .- -.-. . .-.-.- / ..-. .. -. / -.. . / - .-. .- -. ... -- .. ... ... .. --- -. .-.-.- /

Sur le dernier éclat lumineux, les dix périscopes disparurent à la surface des flots, et lentement les Loups Gris firent surface les uns après les autres, la chasse en surface de nuit allait commencer.

[HRP] Pour décoder les messages en morse : http://www.lexilogos.com/clavier/morse.htm [/HRP]
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Re: Des suites d'Eureka

le Jeu 05 Nov 2015, 18:30
24 septembre 194* 23h00

Dans la nuit noire, les dix Loups Gris voient se profiler à environ 5 nautiques, les silhouettes caractéristiques de deux destroyers Allen M DUMMER et trois marchands rapides Classe Crosley.

Le convoi est là !

Honorant son rendez-vous, tel une jeune fille se rendant à son premier rendez-vous d’amour, sauf qu’en fait d’amour, c’est la mort qu’elle va trouver, mais ça, elle ne le sait pas encore…

Les U-Boots étant en surface, la radio pouvait être utilisée en ondes ultra courtes avec la plus petite puissance possible...

C’est plus discret dans la nuit que du scott.

Le FregattenKapitän Otto JUNGEN, ayant décidé de ne pas prendre de risque, et surtout d’être le plus efficace possible donne l’ordre à l’ensemble de la meute de se concentrer dans un premier temps sur le destroyer de tête, puis, une fois ce dernier coulé, d’attaquer le second.


Von : U-66

Zu : 1.RV-1.LUP

Betrifft: Anleitung Angriff

Tactique « DICKE BERTHA GEKACKT STÜCKWERK»

Attaque à tour de rôle sur le premier destroyer : U-157, U-139, U-864, U-21, U-201
Une torpille, évitement, une torpille, évitement, évasion
Une fois au fond attaque sur le suivant.

Bonne chasse

http://n.brajnov.free.fr/Das-Boot/Bannieres/Sign-Juggen.png " alt="" />


Tous les U-Boots accusèrent réception, et chacun prit les mesures nécessaires pour attaquer selon les consignes reçues.


  • A 23h30, le premier U-Boot, l’U-157 du Leutnant zur See Ahlman Valentiner tira sa première anguille sur le DD-722 mais la torpille passa en dessous de la coque de la cible et son contacteur magnétique ne s’activa pas.
    A 23h32, une torpille de l’U-139 ERDAPFEL du Korvettenkapitän Hermann WERNER toucha sa cible et l’endommagea.
    A 23h35m02s, c’est une torpille de l’U-486 du Leutnant zur See Rudiger Volks qui touche légèrement le destroyer le mettant en détresse.


A travers les oculaires des jumelles fixes de visée du Kiosque, le Kaleun VOLKS effectue les derniers relevés qui vont lui permettre d’achever le navire de guerre américain.
Les données sont rapidement communiquées à l’officier de tir au poste central qui entre les derniers réglages dans le TDC.

Dans sa tête, Rudiger se dit :


« plus qu’une tige au but et on arraisonne le convoi »

Mais, à cet instant précis, lui et les autres marins allemands ignoraient que dans les heures qui allaient suivre, ils deviendraient les témoins d’un phénomène extraordinaire, qu’aucun de ces vieux loups, même ceux qui avaient pris part au début de la guerre, n’avaient vu auparavant.

«Zwei Rohr LOSS, déclenchement chrono Top »

De longues minutes s’écoulent pendant lesquelles tout l’équipage présent dans le submersible retient son souffle, guettant un lointain bruit d’explosion pendant que le capitaine, les yeux rivés à ses jumelles attends de voir la gerbe d’eau et la déflagration synonymes de l’impact de la torpille venant achever le navire ennemi.

Mais rien ne se produit.

A l’écoulement du temps potentiel de navigation de la TII, l’officier de tir prononça les mots fatidiques que personne n’avait envie d’entendre.


Torpedo zu Ende. Sie verfehlte das Ziel .
[Trad] Torpille en bout de course. Elle a manqué sa cible [/Trad]

Trente seconde plus tard, les mêmes mots furent prononcés à bord de l’U-21 Veronika  accompagnés par une bordée d’injures de la part du Fregattenkapitän Wolfgang KRÜGER qui lui aussi avait raté sa cible et qui passa sa colère sur :
- son officier en armement qui n’avait pas bien préparé les torpilles,
- son officier de tir (oubliant que c’était lui, Wolfgang, qui avait les calculs de tir et les avait entré dans le TDC),
- ces fichus grecs qui lui avaient refilé des torpilles de contrebande pourries,
- ce pigeon de malheur de capitaine italien qui avait transporté les torpilles jusqu’ à Athènes,
- ces cochons de français travaillant en Allemagne qui avaient saboté les torpilles,
- Poséidon et Ares qui lui en voulaient.

Au total, se furent pas moins de sept U-Boot qui s’acharnèrent à tenter de couler l’USS BARTON DD-722 pendant sept heures sans succès, mais surtout sans arriver à la toucher avec une torpille.

Le destroyer US, bien que criblé de toute part, s’obstine à rester à flot et à braver la fine fleur de la Kriegsmarine.

Excédé par cette attitude plus que rebelle de la part du navire condamné, l’expérimenté Fregattenkapitän Otto JUGGËN, au mépris de toute prudence, alla même jusqu’à l’attaquer de près à moins d’un quart de nautique.

Rien n’y fait le DD-722 se dressait  toujours fièrement devant ses bourreaux amateurs, les narguant de sa résistance, et allant même jusqu’à leur adresser trois coup d’ASDIC le 25 septembre à 6h50.

Le Korvettenkapitän Hermann WERNER qui s’interrogeait sur le contenu de la caisse, depuis l’annonce par son supérieur au large de Chypre de la mission, en était venu à émettre l’hypothèse, compte tenu du lieu de départ des navires, du nom du commanditaire allemand, du symbole fort que représentait la dague noire sur un éventuel caractère occulte de la dite cargaison

Face à cette scène surréaliste de navire invulnérable, il n’avait plus aucun doute sur la nature de la cargaison : «Der Teufel ist in der Box!!! »

Avec cette découverte fantastique, Hermann pragmatique et ne perdant jamais son sang-froid, eut une idée, et demanda à un de ces matelots de le rejoindre au carré, et de tirer le rideau.

Il fallait être prudent car, ce qu’il s’apprêtait à demander  à son subordonné, si un seul de ses officiers, sous-officiers ou équipages l’apprenait aurait été répêté, amplifié et déformé au sein de toute la flottille et il serait devenu la risée de ses compagnons de guerre.

Non, il fallait que cela reste confidentiel, et, surtout pas que « KRUGGY » l’apprenne.


- Le Moine, c’est vrai que tu étais chez les religieux ?
- Nein, kommandant, je sonnais juste les cloches de l’église au village. C’est Jens qui est lui aussi de Klinken, notre village, qui me surnomme ainsi parce que, parce que, ben comment dire, cela me gêne kommandant, ben voilà, je suis encore puceau et je préfère lire que d’aller boire et toucher les filles à terre.
- Mouais, du jus de phoque cette histoire, mais je m’en fiche, tu dois avoir appris des salamalecs en latin, tu me les baragouines, tu fais les signes qui vont bien, et tu te démerdes pour obtenir quelque chose.
- Mais j’en sais rien moi, ça marche pas comme ça.
- Allez Le Moine, tu dis un truc et tu fais les signes verdamnt noch mal ficken, et après on balance la purée avec le tube quatre.
- Mais…
- AUSFÜHRUNG
- Jawohl Herr Kommandant !

Le matelot « Le Moine », de son vrai nom « NARR », se retrouva seul dans le petit carré à se demander quoi faire.

Faisant appel à toute sa mémoire, au maximum de ses facultés intellectuelles (et oui son patronyme signifiait vraiment quelque chose pour lui), il se lança dans une sorte de danse rituelle tenant à la fois de la gymnastique au sol, de la récitation d’une très longue recette de cuisine, et de la communication à l’aide du code de « Popham »

Il termina cette courte mais néanmoins théâtrale prière par un « HACH MEN » digne d’un aboiement de Pinsher Nain.

Dans la minute qui suivit, le Korvettenkapitän Hermann WERNER qui avait suivi discrètement toute l’action rejoignit le poste de commandement, et, après avoir contrôlé une dernière fois la position du « Boot Teufel », rentra les paramètres idoines dans le TDC et prononça les mots rituels.

«VierRohr LOSS, keine Chrono »

Deux minutes trente-quatre secondes plus tard, à 09h15 le navire se volatilisa accompagné par un grand éclat de rire, comme s’il avait été un vaisseau fantôme…

Du convoi, aucune trace.

La mer était vide.

Un frisson de peur parcouru l’échine de tous ceux qui avaient assisté à la scène…


[HRP]
Cette partie raconte notre tentative désespérée de couler un navire déjà coulé mais toujours présent virtuellement lors du BUG lié à la migration du serveur. [/HRP]
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Ernst Kartofel
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Re: Des suites d'Eureka

le Lun 09 Nov 2015, 10:41
Lorient, un bunker très proche de la Villa Kerozen, 25 septembre 194* 19h53m
L’amiral DÖNITZ vient de pénétrer dans une des salles de réception radio du Befehlshaber der Unterseeboote.

Quelques minutes plus tôt, alors qu’il se préparait à passer à table en compagnie d’une partie de son état-major, un planton est venu le prévenir qu’un message radio de la plus haute importance venait de lui être adressé, et que l’Officier de quart à l’Enigma qui venait de le décoder ne voulait pas le confier à qui que ce soit.

La procédure étant celle des messages de la plus haute importance, l’amiral était soucieux.

Qui pouvait être l’émetteur, et quel en était le contenu ?

A l’entrée du plus haut officier sous-marinier de la Kriegsmarine toutes les personnes dans la pièce se levèrent et saluèrent.

Le Leutnan zur See Gustav Hiedrich FERTIG, l’officier de quart, tendit à l’amiral le message ultraconfidentiel qui avait requis son déplacement.



Sans un mot, l’amiral quitta la pièce, et retourna à son dîner.

Un U-Boot de plus de perdu, et un commandant de talent de plus disparu.

La liste commençait à être plus que longue.

Prien, Kretschmer Hardegen, Rollmann, RATBERG, Kartofel…
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Re: Des suites d'Eureka

le Jeu 12 Nov 2015, 23:50
Dans les jours qui suivirent, la meute tenta de retrouva le convoi qui avait profité de ce combat épique pour s’éclipser et faire route à toute vitesse vers une destination inconnue de la 1.RV-1.LUP.

Le 29 septembre 194* à la vacation de 15h00, l’U-66 reçu le message suivant :



A la lecture de son contenu, le Fregattenkapitän Otto JUGGËN ne jura pas, ne se mit pas en colère, non, sobrement il déclara.


Un seul ricain, un seul, et il y en a dix pour t’envoyer conter fleurette aux sirènes et autres chimères de la méditerranée.

A la vacation de de 21h00, en onde ultra-courtes l’U-66 envoya un court message à toute la flottille.


Von : U-66

Zu : 1.RV-1.LUP

Betrifft: Wir Müssen Denken

La situation est critique.

Nous sommes découverts, et le convoi va nous échapper.

Élaborez tous de votre côté une tactique que vous me proposerez par radio à la prochaine vacation.

Si le convoi arrive à La Valette nous ne l’aurons plus.

Tenez compte d’une couverture aérienne.

http://n.brajnov.free.fr/Das-Boot/Bannieres/Sign-Juggen.png " alt="" />

Tous les capitaines se mirent de leur  côté à réfléchir, à tracer d’hypothétiques routes sur les cartes, imaginant différents scénarios, se faisant peur, voire, comme sur l’ U 139 Erdapfel du Korvettenkapitän Hermann WERNER, en tentant de lire dans le marc de café, comme le fit le matelot NARR, sans rien y voir bien entendu car il ne s’agissait pas de vrai café, mais d’un ersatz, à moins qu’il n’y ait rien eut à lire…

L’énoncé du problème était le suivant:
Le convoi se trouve à 11 nautiques de La Valette avançant à une vitesse moyenne de 3 nautiques par jour.
Il allait falloir environ 80h00 au convoi pour atteindre le port de Malte, selon la route suivie depuis qu’il avait été détecté, la course des navires cibles serait la suivante :
- Le 30/09 à 8h il sera sur M
- Le 01/10 à 8h il sera sur P1
- Le 02/10 à 8h il sera sur P2
- Le 03/10 à 8h il sera sur P3 ou (port ?)

La course poursuite allait être rude, pour que tous les U-Boots arrivent à devancer le convoi, se positionnent pour l’attendre sans se faire détecter, et l’attaquent en masse en coulant le dernier destroyer à la torpille tout en détruisant immédiatement après au canon les communications radio des trois cargos et en les forçant à s’immobiliser pour pouvoir être arraisonnés.


Au final, se furent les Leutnant zur Zee Valentiner et l’Oberfähnrich zur See Lanzo KLOPP qui proposèrent la tactique que décida d’adopter le chef de meute le Fregattenkapitän Otto JUGGËN

- Le Lieu: P2.
- L'heure H: le 02/10 entre 16h et 23h
- Les ressources:
  - Trois torpilles sur le destroyer par trois submersibles différents en attaque en surface:
  - Concentration des tirs au canon par binôme sur chacun des cargos, puis abordage des cargos par les trois submersibles ayant attaqué et détruit le destroyer.

Le dixième submersible étant un ravitailleur, il restait en retrait…

L’U-66 transmit les consignes à la flottille et chaque navire parti vers son destin.

02 Octobre 194* 21h45 point de regroupement P2


La mer est très calme, la visibilité excellente, il n’y a pas un nuage, et la lune éclaire les flots à quelques nautiques du port allié de « La Valette ».

Quatre navires, trois cargos et un destroyer qui naviguent maintenant depuis un peu plus de quatre semaines forcent l’allure car les équipages sont épuisés par de longues heures de veille à scruter les flots à la recherche de la menace allemande.

Il y a quelques jours, ils ont été accrochés par des submersibles et ont réclamé de l’aide par radio, mais ils n’ont reçus aucune réponse.

L’unique destroyer survivant de l’escorte épuise son carburant en tournant sans cesse autour du convoi, le devançant afin d’ouvrir la route tout en sachant que face à une éventuelle meute de sous-marins, il n’aurait aucune chance.

02 Octobre 194* 22h01m51s]


Alors qu’il se trouve à la pointe du V que forment les trois cargos, une explosion sur l’arrière secoue l’USS WALDRON DD-699.

- Une torpille tirée par l’U 864 vient de le frapper.
- Une seconde plus tard, à 22h01m52s une deuxième torpille tirée par l’U-66 frappe le destroyer.
- Dix-sept secondes plus tard à 22h02m09s, une troisième torpille tirée par l’U-171 explose et pulvérise le destroyer qui disparait corps et bien à 22h02m24s.

Illuminant le ciel avec des obus éclairants, les six autres Loups Gris éclairent leurs cibles, puis se mettent méthodiquement à ravager au canon et à la mitrailleuse anti-aérienne les superstructures des cargos pendant cinq minutes.

A 22h10, les tirs cessent, et, du sommet du Kiosque de l’U-66, le Fregattenkapitän Otto JUGGËN à l’aide d’un portevoix délivre le message suivant :


Marins de l’US Navy, et marins marchands américains.

Vous venez d’être interceptés par la I.Reichsflotte Vanaheim - I. Langstrecken-Unterseebootsflotte Phönix.

Nous sommes une unité combattante d’élite, mais nous ne sommes pas des assassins.

Rendez- vous, et vous pourrez quitter vos navires à bord des canots de sauvetage pour rejoindre le port de La Valette !

Si vous ne vous rendez-pas, nous reprendrons le feu jusqu’à ce que vous disparaissiez avec vos navires !

Je vous donne trois minutes pour amener vos pavillons !

Dans le même temps, ce message fut relayé en scott en direction des trois cargos.

En deux minutes, les pavillons furent amenés, des échelles en cordage furent déroulées le long des bastingages et de la coque sur bâbord et tribord, et, sur le pont de chacun des navires alliés, vinrent s’aligner les hommes d’équipage.

- L’U-864 vint se ranger bord à bord le Bartlesville Victory
- L’U-66 vint se ranger bord à bord le Monarch Of the sea
- L’U-171 vint se ranger bord à bord le Gulfwing

De chacun des U-Boot, un équipage d’abordage gravit rapidement les échelles, prirent pied sur les ponts respectifs, puis se scindèrent en deux groupes disctincts :
- Un groupe partit fouiller l’équipage aligné et le maintenir sous bonne garde,
- Un groupe descendit dans les cales à la recherche de la cargaison, et d’un éventuel groupe de saboteurs resté en arrière avec pour mission de détruire la précieuse cargaison.

C’est dans la cale centrale du Gulfwing que le commando d’abordage de l’U-171 fut accueilli par un tir nourri d’armes automatiques.
La riposte fut immédiate et sans appel, et huit hommes furent éliminés sans sommation par les tirs des MP/40 du commando :
- Un civil
- Un officier
- Deux militaires du rang
- Quatre MPs.

Devant leurs corps sans vie se dressait une caisse carré en bois de 2 mètres d’arrête.

La base et le milieu de la caisse était entouré d’une espèce de pate verte dans laquelle était plantée ce qui ressemblait étrangement à des détonateurs d’où partaient des fils électriques.

Se doutant qu’il s’agissait d’un explosif, le chef du commando, l’Oberfeldwebel Klaus Von der Dum, fit retirer les détonateurs, préleva un échantillon conséquent de la substance, puis, donna l’ordre de dépecer la caisse pour voir si ce qui se trouvait à l’intérieur pouvait être démonté pour pouvoir être transbordé à bord d’un U-Boot.

Grande fut leur déception, car à l’intérieur, se trouvait un conteneur cylindrique à première en vue en métal entièrement soudé.

Il était impossible de savoir ce qu’il contenait, et encore moins de le démonter pour pouvoir le l’introduire à l’intérieur d’un submersible.

Klaus dépêcha un de ses hommes pour remonter annoncer que l’objet recherché avait été trouvé, posta six marins à la garde de la caisse, et affecta le reste de son groupe à la difficile tâche d’ouvrir les panneaux de cale, manœuvrer la grue du cargo pour extraire la précieuse cargaison et la transborder à bord de l’U-171.

Une fois toute l’opération de transbordement effectuée, les marins alliés furent autorisés à mettre à l’eau les canots de sauvetage, à y embarquer, et à s’éloigner de leurs navires de quelques encablures.

Pendant ce temps, sur les trois cargos, des équipes de sabotage terminaient la mise en place et l’amorçage des explosifs qui allaient couler les navires sans que les submersibles aient à tirer la moindre torpille ou le moindre coup de canon.

Les équipes d’abordages regagnèrent leurs U-Boots respectifs, chaque submersible s’écarta des bâtiments alliés, et dans les quinze minutes qui suivirent la nuit fut déchirée par trois colonnes de lumières et trois déflagrations assourdissantes déchiquetant les marchands Crosley.

A la surface, il restait dix U-Boots, et six canots de sauvetage alliés…
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Re: Des suites d'Eureka

le Jeu 19 Nov 2015, 18:11
03 Octobre 194* 4h43

L’onde de choc et les bruits des déflagrations venaient à peine de s’estomper que du pont de l’U-421 et du pont de l’U-58  les trois canons de 37mm AA, un pour l’U-421 et deux pour l’U-58 se mirent à tirer à l’horizontale à la cadence de 120 coups par minute, sur les six canots de sauvetage éclairés par les projecteurs des dix sous-marins allemands, hachant impitoyablement les frêles embarcations et leurs occupants.

Après trente longues secondes de tirs soutenus, les aboiements des trois canons cessèrent dans la nuit.

Dans la lumière des projecteurs des U-Boots, à la surface de l’eau il n’y avait plus que des débris et des corps déchiquetés.
Lentement les U-421 et U-58 firent route vers la zone des débris.

Sur la longue plage avant des submersibles cinq membres d'équipage avaient pris position armés de MP/40.

A chaque corps dont les sous-marins approchaient, les marins présents sur le pont du U-Boot concerné tiraient une courte rafale dans la tête pour à la fois s'assurer que le naufragé était bien mort, mais aussi pour rendre impossible une identification future.

A chaque fois qu'un des sous-marins croisait un débris permettant d'identifier le naufrage, bouée, fragment de bois portant l'immatriculation du navire coulé ou du canot auquel il appartenait, un des marins, à l'aide d'une gaffe, repêchait ce débris qui était ensuite descendu dans le submersible.
Ces manœuvres et cette présence sur zone se poursuivirent jusqu'aux environs de 10h45 afin de bien s'assurer qu'aucun survivant ne serait en capacité de raconter la terrible interception et les évènements qui venaient de se dérouler.

A 10h45, le Fregattenkapitän Otto JUGGËN donna l'ordre par porte voix de cesser les opérations de nettoyage ayant jugé que la scène était devenue "perfekt sauber" et de faire route pour la suite de la mission.

L'opérateur radio de l'U-66 adressa alors au BDU le message que ce dernier attendait depuis de longues journées:



Les ordres de la chancellerie avaient été parfaitement exécutés.

- Six bâtiments alliés avaient été détruits,
- Une précieuse cargaison essentielle pour la victoire finale avait été saisie,
- Il ne subsistait plus aucune trace de l'existence de ce convoi et de son destin funeste,


Le bilan était plus que positif malgré la perte de l'U-234 du chef de flottille.

[HRP] Ce RP n'est qu'un texte qui se veut approchant des dures réalités des faits d'armes de la seconde guerre mondiale, et en aucun cas une apologie des crimes de guerre ni ne reflète les pensées de son auteur. A titre personnel j'ai eu beaucoup de mal à me décider de l'écrire car je suis profondément humaniste, et dans le contexte de ces derniers jours, il me semblait plus que tendancieux.
J'espère ne choquer personne par ces écrits qui encore une fois ne correspondent pas à mes valeurs ni à mon d'honneur en tant que militaire et ancien combattant à la retraite. [/HRP]
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Re: Des suites d'Eureka

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