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Larkin Smithensen
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Autre pseudo : Larkinho Presunto
Nation au Front Atlantique : Brazil
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Rrrrumeurs du Sud, chers lecteurs.

le Lun 24 Nov 2014, 09:59
[Petit RP écrit hier matin en partie alliée, je balance ici aussi, sait-on jamais, si l'on arrive à te corrompre toi gentil axien, avec une image de fesses, des idées de binouze, de danse et de soleil]
[Oooh ça m'donnerait presque envie, où c'est qu'on signe ?]
[Aucune information secrète alliée diffusée là dedans, cherchez pas, c'est plutôt du ramassis de conneries]

La situation en Novembre 194x de la FNB pouvait paraître quelque peu étrange. En fait, chers lecteurs, notre envoyé spécial pour le journal Marins, navires et flottilles d'aujourd'hui, hebdomadaire on ne peut plus sérieux comme vous le savez tous, et on fera fi, en passant, des critiques des "collègues" du Times qui nous ont dernièrement qualifiés de "vieille daube pouvant au maximum servir de torche-cul". Enfin bref, nous disions, chers lecteurs, que notre envoyé spécial Bob Yeuk, pas froid aux yeux, revenant tout droit d'un mois passé avec les sous-mariniers russes, s'est mis en quête d'informations sur la Força Naval Brasileira. Car des rumeurs circulent, tombant dans l'oreille attentive de notre journaliste de talent.... Des rumeurs qui disent, si on cite les propos d'un vieux pêcheur des Rochers de Saint Pierre et Paul, "qu'elle est pas tout à fait crevée, cte flottille". Soit, intéressant, Bob Yeuk est parti enquêter.

Et notre reporter a coûté cher à notre journal, heureusement fortuné ! Le tour du monde chers lecteurs, le tour du monde ! Un capitaine brésilien est aussi dur à trouver qu'un bon journaliste dans le Times. Méditerranée, Gibraltar, côtes de l'Ouest africain, mers glacées du Nord... brrrr, des difficultés, des sensations, des femmes dans les ports... mais peu d'informations !





Et oui, on en revient toujours au point de départ, au point final aussi, là où les histoires commencent et se terminent : c'est dans les vieux bouges brésiliens que Bob Yeuk put finalement en apprendre plus sur l'état de la FNB. Quelques pêcheurs qui avaient pu croiser leurs navires, des informations de peu de valeur cela dit, mais.. en cherchant... on trouve des naufragés allemands et italiens, qui noient leur chagrin.
-Jaaaaa le Brézil che connais. J'ai croisé un navire solitaire de la Fôôrça Nafal Brasileira, au fin fond de l'Atlantique Sud, et ce chien a enfoyé mon tanker par le fond, ja, je fous le tis comme ça ! Les signaux enfoyés par le nââfire au capitaine inconnu, reçus afant que nous ne coulions, disait cela "Désolé les gars mais on se fait chier, et pis c'est la guerre, pas qu'on ait quelque chose contre vous hein"...
Intéressant ! Notez chers lecteurs la tentative de transcription réaliste de l'accent allemand. Tentative du moins, notre journaliste s'attachant beaucoup à des représentations d'un accent du Nord Est de la France, d'une région perdue nommée Alsace, et le confondant avec le germanique. "Pour ce qu'on en a à foutre de toutes façons" expliquait Bob quand la rédaction le questionnait sur sa tendance à la confusion entre les langues et les accents.
Un jeune capitaine italien a profité de la présence de notre journaliste pour crier son indignation, preuve supplémentaire de la survie de quelques capitaines de la Força Naval Brasileira.

-Maaaa ils sont fous, fous je vous dis ! Ma femme et moi, on partait en vacances, dans le yacht tout neuf de mon papa ! La guerre peut être loin parfois, on prenait nos distances, on profitait des possessions familiales dans les Caraïbes, on profitait de la vie... Et oui, cette fois là, on avait décidé de descendre vers les côtes brésiliennes en yacht. Alors oui, oui, on avait un drapeau italien. Mais c'était un yacht !!! Un beau matin, on a vu on gros sous-marin en surface, à une cinquantaine de mètres de notre bateau, arborant les couleurs de la marine brésilienne. On les aurait pas loupé de toutes façons, le capitaine fumait un cigare sur le pont, en musique, on entendait leur musique, toute ma vie je m'en rappellerai, une samba à la con !! Le sous-marin zigzaguait en rythme, ça rigolait, et puis paf, ils nous ont balancé une cartouche, et ils sont repartis, en musique toujours. Ils dansaient sur le pont ces salopards... en musique...


Légendes des océans, rumeurs.. ? Mais non, l'esprit journalistique de Bob Yeuk nous permit d'aller plus loin. C'est une histoire édifiante que nous avons là, merci Bob. En se promenant sur les quais de Rio, Bob put rencontrer un groupe d'anciens marins de la FNB, un groupe réformé pour cirrhose. Ils étaient des hommes du commandant Cornelitz et des capitaines Ayperos, Santa Cecilia, Presunto. Quel bonheur pour la gloire de l'information !
-Qu'est ce que vous racontez comme conneries ? Beh oui, ils sont vivants. Vous n'avez pas pensé à contacter l'amirauté avant de vous farcir toutes les tavernes du pays ? Non ? Ah. Ah bah oui, oui, on continue de rafioter, mais c'est pas la gloire. La marine brésilienne c'est une barquasse pour 10 hommes et un chien. Pourquoi le chien ? Chais pas, consignes de l'amirauté. Mais si vous voulez, voilà le capitaine Larkihno Presunto qui revient de sa visite médicale. Une sombre histoire de chtouille qui dure...
Un grand et bel homme élancé se présentait sur les quais. Quel charisme ! La marine brésilienne était bien vivante. C'est du moins ce que se dit Bob, qui nous explique l'impression de gloire de la marine qui l'enveloppa à ce moment.
Dans les faits, chers lecteurs, nous n'allons pas nous mentir. De près, l'homme sentait mauvais l'alcool et la sueur, se grattait frénétiquement l'entrejambe, la main dans le pantalon, et jurait comme un charretier. Bob nous expliqua d'ailleurs qu'il n'était ni beau ni élancé : "j'avais oublié mes lunettes". Presunto put quoi qu'il en soit nous expliquer qu'il repassait effectivement régulièrement dans les ports de la mère-patrie pour déposer les membres déficients - comprenez par là trop alcoolisés - de l'équipage, se faire ausculter, et surtout chercher à recruter. La marine brésilienne survivait plutôt que vivait, si l'on en croit les dires de ce personnage. Le capitaine Presunto nous présenta l'énorme carence en capitaines du Brésil, mais hurla frénétiquement et à plusieurs reprises que non, les Brésiliens n'y passeraient pas de sitôt, que oui ils continuaient de se battre, que oui ils rigolaient sec, qu'il profitait du journal pour faire une dédicace baveuse aux copains en mer. Homme plein de sympathie, qui n'hésitait pas à payer hôtesses et alcool aux journalistes, nous avons accepté de retranscrire dans nos pages une annonce de la FNB diffusée par son commandant Cornelitz, courte publicité résumant selon les capitaines de la flottille "tout ce qu'il y avait à savoir" :



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