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CORSAIRE AU LARGE

le Dim 11 Aoû 2013, 13:57
Corsaire au large

Ici commence la deuxième partie de la carrière d'Albert Lanze.

Après avoir accédé aux plus hautes fonctions en tant qu'amiral de la 8e flotte et membre de l'Etat-Major, responsabilités qu'il exerça plus d'un an, Albert Lanze prit la décision de revenir à ses premières amours, à bord du Stier.

Il s'en explique :
"Il n'est pas bon que trop de pouvoir réside dans les mains d'un seul homme. Ayant oeuvré avec acharnement à la remise en place d'un Etat-Major et rétabli la coordination entre les différentes flotilles de la Kriegsmarine, ayant à la tête de la 8e flotte travaillé à vaincre les Alliés en Atlantique et conçu les opérations qui nous menèrent à plusieurs victoires d'importance, ayant enfin relancé une propagande digne de ce nom, j'estime qu'il est temps pour moi de passer la main. Je me suis surchargé de travail et maintenant, mes limites étant atteintes, c'est avec un certain soulagement que je donne à d'autres l'occasion d'exprimer leurs talents. Ce n'est que justice : tout comme un maximum de capitaines doivent pouvoir accéder aux navires les plus prestigieux, ainsi doit-il en être des responsabilités.
Les circonstances pour ce faire sont idéales, les Alliés ayant pour la très grande majorité quitté l'Atlantique pour la Méditerranée. Ces derniers ne seront cependant aucunement débarrassés de moi : je vais leur mettre une nouvelle épine dans le pied, bien plus insidieuse encore et qui sera l'occasion pour moi d'allier investissement plus limité, efficacité et plaisir."

"J'ai repris le commandement d'un navire que je connais bien pour l'avoir utilisé longtemps, notamment en Méditerranée puisque j'ai passé le détroit de Gibraltar avec lui, le croiseur auxiliaire STIER. Il est repris dans la classe générique "cargo type Thor" mais c'est bien autre chose qu'un simple cargo, même si ses soutes sont importantes. Il possède un armement principal de 6 pièces de 152mm identique à celui d'un croiseur léger de type Spähkreuzer et dispose même d'un hydravion embarqué, comme tout croiseur digne de ce nom."

"Le STIER (Hilfskreuzer HSK-6), a appareillé du port de LORIENT en date du [...] en compagnie de la 8e flotte. Après quelques opérations contre le trafic marchand au sud de l'Irlande, le STIER s'est alors détaché de la flotte et partit pour une destination tenue secrète.
Ses missions, comme l'on s'en doute, comporteront des actions contre les convois alliés mais ne se limiteront pas, loin de là, à cela. Il contribuera dans ses opérations à l'efficacité de la Kriegsmarine dans tous les secteurs où il opérera.  Il faut entendre par là : ravitaillements de sous-marins et unités de surface, reconnaissance et ralentissement des flottilles ennemies, localisation de submersibles et attaque contre des unités isolées. Cette liste n'étant pas exhaustive.
Toutes ces activités aideront efficacement à la menée d'opérations à une distance plus importante de nos côtes."

"Le STIER pourra donc surgir de nulle part, à tout moment, sur les arrières de l'ennemi et le frapper comme tout vrai corsaire. Et croyez bien que je tirerai le maximum de mon navire..."

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Re: CORSAIRE AU LARGE

le Jeu 15 Aoû 2013, 15:02
Journal de bord du STIER / I. Préparatifs à LORIENT

Les préparatifs allaient bon train. Le STIER avait depuis un bon moment déjà cessé d'être le cargo "Cairo" pour devenir une unité de combat de la Kriegsmarine. Aujourd'hui, une quantité considérable de munitions d'artillerie étaient chargées à bord. Parallèlement, le plein de ses réservoirs en passe de se terminer laissaient augurer d'un très long voyage.
Le navire avait également été modifié afin de pouvoir héberger un grand nombre de naufragés.


Le Stier (alors Cairo) avant sa transformation en croiseur auxiliaire.

Le commandant Albert Lanze avait terminé son installation dans ses quartiers. Son électrophone était déjà en place et faisait entendre un air de Liszt "Ce qu'on entend sur la Montagne". De nombreuses caisses de livres, non encore ouvertes, attendaient dans les coursives. De quoi s'occuper pendant de longs mois...
Lanze, installé à son bureau et penché sur une carte marine étudiait différents itinéraires. Plongé dans ses réflexions il se disait "...Pour l'instant l'Angleterre peut encore compter sur ses réserves et ses ports sont desservis par chemin de fer. Mais le jour approche où ces stocks arriveront à leur fin, ils seront alors totalement dépendants du ravitaillement par la mer. Ce jour-là, nous devrons être en mesure de les asphyxier dans leur île, et vite..."

Un important bruit de machine se fit alors entendre, la grue s'était mise en action et hissait l'hydravion Heinkel à bord du navire.



Le moment du départ approchait...
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Re: CORSAIRE AU LARGE

le Sam 17 Aoû 2013, 22:45
Journal de bord du STIER / 2. Départ

La nuit tirait à sa fin, les premières lueurs de l'aube commençant à apparaître au loin. Une fine pluie avait commencé à tomber depuis un bon moment. Ses gouttes ruisselaient sur les hublots de la cabine du commandant Lanze.
C'est décidément un drôle d'été se dit-il en regardant vers l'extérieur. On frappa alors à la porte.
Lanze répondit par un bref "Entrez !"
Le lieutenant Steiner, après le salut d'usage, s'adressa à son supérieur : "Les hommes sont prêts commandant."
Lanze lui dit alors : "Très bien. Merci Steiner, je vous accompagne."

Les deux hommes sortirent alors de la cabine et se rendirent jusqu'au pont avant du Stier, où l'équipage avait été rassemblé et se tenait en rangs impeccables.
Après un passage d'inspection, Lanze s'adressa alors à eux :
"Officiers et marins du STIER, je ne vous cacherai pas plus longtemps le caractère particulier de la mission qui nous attend. Nous partons pour de longs mois, dans des secteurs où nous ne rencontrerons personne, hormis des convois ennemis. Les coins les plus désertés des océans seront notre nouveau domaine, nous y répertorierons les itinéraires empruntés par les Alliés pour leurs convois marchands et y ferons régner la terreur. Notre voyage sera oeuvre de pionnier et ouvrira la voie à d'autres, lorsque l'Angleterre deviendra entièrement tributaire du trafic maritime pour le ravitaillement de ses ports. Nous initions la guerre économique et mettons d'ores et déjà tout en place pour la gagner.
Messieurs, une nouvelle page d'Histoire se présente à vous. Faites en sorte qu'elle se remplisse de vos exploits !"

Puis, s'adressant à Steiner : "Que tout le monde regagne son poste. Nous appareillons dans 30 minutes"

Peu après, le diesel de 3750 chevaux du STIER faisait vibrer légèrement le navire. Les amarres furent jetées et lentement, le STIER commença à glisser le long des quais. Il rejoignit la rade et entra en golfe de Gascogne.
Il allait y rejoindre la 8e flotte qui s'y trouvait déjà...


Le Stier quittant LORIENT.


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Re: CORSAIRE AU LARGE

le Mar 20 Aoû 2013, 20:45
Journal de bord du STIER / 3. Brest

Dès sa sortie du port de LORIENT, le STIER se joignit à des unités de combat de la 8e flotte qui stationnaient à proximité. Ces navires se dirigèrent alors vers l'ouest, en direction de BREST. Le STIER était en avant-garde ; il fallait faire preuve de la plus extrême prudence : l'endroit était parsemé de champs de mines et surtout, continuellement infesté de sous-marins ennemis. Ceux-ci revenaient inlassablement rôder aux abords de BREST, malgré de très lourdes pertes dans leurs rangs.

Nous ne nous attardâmes pas dans ce secteur, obliquant en direction du sud de l'Irlande, une zone très fréquentée par les convois de navires marchands alliés.
L'hydravion de bord fut envoyé en reconnaissance, c'était l'occasion de le tester.
Le Stier ne disposant pas de catapulte, l'appareil doit être mis à l'eau par la grue. Cependant, les conditions météo étaient très propices à cet essai. L'avion fut envoyé au maximum de son rayon d'action et y repéra un pétrolier.

Le STIER mit donc directement le cap sur sa première cible. Les canons n'allaient pas tarder à entrer en action.


Hydravion Heinkel He-60 du STIER
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Re: CORSAIRE AU LARGE

le Sam 24 Aoû 2013, 09:47
Journal de bord du STIER / 4. Premier engagement

Le STIER fendait les flots, à la recherche de sa proie. A la passerelle, l'officier de quart scrutait l'horizon à la jumelle. Au moment où le navire arrivait dans le secteur prévu, la vigie transmit ce court message : "deux pétroliers en vue. Un à notre nord et l'autre ouest".
Albert Lanze, mit immédiatement au courant, arriva rapidement à la passerelle. Il donna ses ordres : "Transmettez à la flotte caps et positions des navires repérés. Cap au 270, nous allons engager celui se trouvant à l'ouest. Mise aux postes de combat".

Peu après, les lourds coffrages de bois camouflant les pièces centrales de 152mm étaient retirés, libérant les tourelles. Celles-ci commencèrent à pivoter.

Il ne fallut pas longtemps aux unités de la 8e flotte pour arriver à distance de tir. Les pétroliers furent pris sous un déluge de feu et seul le fait qu'ils étaient à vide (revenant d'avoir livré leur pétrole à Bristol ou Dublin) les empêcha d'être transformés en tornade de feu.
Néanmoins quelques incendies, localisés, étaient perceptibles à leur bord.

La nuit était tombée. Malgré ces circonstances défavorables, le Stier ouvrit le feu. Les lueurs s'échappant des pétroliers allaient faciliter la visée.
Une première salve de 152mm fut tirée. Touché !
Le pétrolier, déjà en très mauvais état du fait de la 8., reçut là son coup fatal. Quelques minutes plus tard, il chavira puis disparut complètement de la surface.
Première victoire pour le STIER ! A bord, les cris de joie fusaient.

Tout ceci était de très bonne augure pour la suite...


Pièce de 152mm en action.

Le 30/07 à 22h10 : Nous avons coulé 219 (Tanker T3-S2-A1)
Le 30/07 à 22h09 : Nous avons fait feu sur 219 (Tanker T3-S2-A1) au Canon de 152mm et l'avons touché !
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Re: CORSAIRE AU LARGE

le Mar 27 Aoû 2013, 20:47
Journal du bord du STIER / 5. Cap au sud

Après ce premier succès, le STIER rejoignit le secteur de la COROGNE en compagnie de la 8e flotte. Des éléments anglais sévissaient en effet dans la zone et l'objectif était de les neutraliser.
Arrivé sur zone, le STIER quitta cependant le reste de la flotte pour entamer sa véritable mission : la traque des convois alliés en plein océan. Il mit donc le cap plein ouest.
Après deux jours de navigation dans cette direction sans rencontrer aucun cargo ennemi il se dérouta et prit plein sud.

La descente au large du Portugal se fit sans encombre, aucune présence tant Axe qu'Alliée n'étant repérée. Nous poursuivîmes ainsi notre descente jusqu'aux îles Canaries.
D'après nos informations, des convois alliés circulaient constamment dans ce secteur.
Nous arrivâmes ainsi en vue de LAS PALMAS et nous préparâmes à nos futures attaques...

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Re: CORSAIRE AU LARGE

le Jeu 29 Aoû 2013, 12:26
Journal du bord de l'USS Montpelier

Le Montpelier faisait route depuis plusieurs jours depuis Abidjan vers Casablanca. A au large de Freetown il reçu un message de l'USS Hector, navire atelier de la flotte, qui faisait quant à lui route vers le sud. Ce dernier l'informait de la présence d'un "corsaire" infiltré dans l'un des convois alliés.
Le navire américain s'était approché et avait pu identifier le "STIER". Plus tard, l'intrus s'éclipsa à la faveur de la nuit et l'Hector perdit totalement sa trace.

La consigne fut transmis au navire atelier de faire route vers le groupe de navires marchands alliés signalés plus au sud.
Un jour entier passa, sans que l'on ne retrouve le cargo. Le Hector poursuivait sa route en direction du sud-est alors que le Montpelier naviguait à pleine vitesse vers le nord.

C'est au milieu de la nuit que le Hector aperçu à nouveau le STIER. Il transmis alors les coordonnées de la cible et fit le nécessaire pour ne plus être remarqué...
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Re: CORSAIRE AU LARGE

le Ven 06 Sep 2013, 21:24
Journal de bord du STIER / 6. Victoires et défaite

L'arrivée du Stier à proximité des îles Canaries signifiait aussi l'approche des lignes de convois alliées. Nous passâmes devant LAS PALMAS puis prîmes la direction des côtes africaines. Rapidement, le STIER repéra un convoi britannique : 4 cargos étaient en vue. Un peu plus loin, un petit cargo français remontait le long de la côte, vers CASABLANCA. Nous le laissâmes filer, nous concentrant sur les navires anglais.

Nos cibles se dirigeaient vers le Sud-ouest. La poursuite commença. Un premier navire fut pris pour cible et endommagé en peu de temps. Un problème de machinerie nous obligea cependant à ralentir notre marche, ce qui permis à l'Anglais de nous distancer, temporairement. Peu après, nous le rattrapions et le coulions. Deux autres subirent ensuite le même sort. Nous continuions à descendre vers le sud, ce faisant.
Un quatrième navire fut endommagé mais nous ne prîmes pas le temps de le couler, la décision étant prise de quitter ce secteur pour éviter de nous faire repérer.

Il était pourtant déjà trop tard : un navire-atelier de la TF81 était en vue, à notre nord-est.
A la passerelle du STIER, le commandant LANZE en discutait avec le lieutenant STEINER.

Steiner : Commandant, ce navire-atelier semble vouloir se faire passer pour un marchand et nous surveille. Faut-il l'attaquer ?
Lanze : Certainement pas. A-t-on jamais vu un navire-atelier naviguer seul ? Sa flottille est certainement au nord et ils doivent s'en servir comme avant-garde, afin de ne pas éveiller l'attention. Cap au sud-ouest, vitesse maximale.

Le STIER fila alors, tentant de distancer l'ennemi...mais sans succès. Sa vitesse ne le permettant pas.
Quelques dizaines d'heures plus tard...

Steiner : Commandant, nous ne parvenons pas à nous écarter de lui...
Lanze : Oui, nous allons profiter de la nuit pour le leurrer. Il reste toujours en vue, avec la nuit il va se rapprocher... Nous en profiterons pour changer brutalement de cap et lui, continuera sur sa lancée à notre recherche... Préparez-vous à virer. Cap au Sud-Est.

Le STIER vira de bord, se dirigeant maintenant vers l'Afrique.
Le lendemain, il devenait évident que notre ruse avait réussi, plus de trace de l'ennemi ! Le STIER se mit alors à descendre plein sud, s'approchant de DAKAR.
Il fallait poursuivre à vitesse maximale, la chasse aux convois reprendrait plus tard. Il était à craindre que des croiseurs de la TF81, venant du nord, ne descendent rapidement à la recherche du STIER.

Et un des jours suivant, le STIER fut attaqué, sans signe avant-coureur, par un croiseur léger de la TF81. Rapidement, notre navire fut endommagé.
Toute fuite était vaine. Le STIER répliqua et toucha l'ennemi de ses 152mm mais le combat, inégal, était sans espoir.
L'ordre fut donné d'évacuer le navire et peu après, le STIER sombra, victime des tirs américains.


Le STIER, en flammes, est évacué
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Après ce naufrage, l'Amirauté décida de ne plus envoyer dans l'immédiat de croiseur auxiliaire dans l'Atlantique. LANZE, qui avait pu regagner la terre ferme à bord des canots de sauvetage (la côte africaine était proche) en compagnie de ses officiers, put bénéficier de complicités et regagner l'Europe sur un cargo espagnol. De retour en France, il fut convoqué auprès de l'Etat-Major pour une nouvelle mission, très particulière.

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Re: CORSAIRE AU LARGE

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